
FRANCESCO ALGAROTTI



DIALOGHI SOPRA L'OTTICA NEUTONIANA


Quae legat ipsa Lycoris.
Virg., Ecl., X


AU ROI

Sire
Ce n'est ni au Conqurant ni au Lgislateur, c'est  l'Ecrivain et au Philosophe que je ddie cet ouvrage. Vous avez daign, Sire, m'interroger quelquefois sur mon travail; je vais vous en rendre compte dans le repos de ce palais, o vous avez gal la magnificence de Luculle, aprs l'avoir surpass par vos tromphes.
Il y a longtems, que j'avois entrepris dans mes Dialogues d'aller par des chemins de fleurs, o les gomtres ne vont que par des sentiers d'pines, et d'expliquer Neuton mme  ce sexe, qui aime mieux sentir que connotre. Je viens de retravailler ces mmes Dialogues, et de corriger dans un age plus mr ce qui avoit t le fruit de la premire jeunesse.
Tous les ouvrages, de quelque genre qu'ils soient, demandent l'homme tout entier. Mais j'ose dire, qu'un des plus diffciles c'est le dialogue scientifique: sur tout lorsque les figures de gomtrie, et les termes d'art doivent en tre bannis; qu'il faut remplacer les uns par des quivalents pris dans les objets les plus connus, et les autres par le secours des descriptions. Mais ce seroit, Sire, abuser de votre tems, et peu connotre votre gnie, que de vouloir vous prouver, combien il est drificile d'instruire l'esprit en parlant toujours  l'imagination, de suivre la mthode la plus rigoureuse et la cacher en mme tems, et de donner  un trait de physique l'agrment, pour ansi dire, d'une pice de thatre.
Le style n'a pas moins de difficults. La propriet des mots, la sagesse dans les mtaphores, la justesse et la sobrit dans les comparaisons sont l'effet des talents, et de cet art plus rare encore que les talents, de cet art le plus difficile de tous, l'art d'effacer.1 Il faut sur tout que le naturel domine dans le dialogue: mais le grand point c'est de l'attraper ce beau naturel, cette premire partie du style, qui est toujours la dernire qu'on saisisse. Un peintre manir a bientt fait son tableau: mais combien d'esquisses, combien d'tudes ne fautil pas aux matres de l'art pour parvenir  cette belle nature, que les Grecs et Raphal nous ont montre?
Il rsulte encore de la langue italienne une nouvelle difficult pour ce genre d'ouvrages, qui doivent rendre l'ar et le tour de la conversation familire. Notre langue n'est, pour ainsi dire, ni vivante ni mort. Nous avons des auteurs d'un sicle fort recul que nous regardons comme classiques; mais ces auteurs sont parsems de tours affects et de mots hors d'usage. Nous avons un pas o la langue est plus pure que dans aucune autre contre de l'Italie; mais ce pas ne sauroit donner le ton aux autres, qui prtendent l'galit, et mme la superiorit  bien des gards. Sans capitale et sans cour il nous faut crire une langue presqu'idale, craignant touiours de choquer ou les gens du monde, ou les savans des acadmies; et dans cette carrire on n'a pour guide que le got, dont il est si difficile de fixer les loix. Si l'Italie avoit e ces derniers tems des Princes, tels que le Nord en voit aujourd'huy, notre langue ne seroit plus incertaine, et comme autrefois elle seroit universelle.
Je suis bien loign, Sire, de croire que j'aye vaincu tant de difficults. J'ai tch d'en surmonter la plus grande partie en recherchant les avis de juges aussi dlicats que l'toit Cornlie, et aussi sevres que ltoit Quintilius en fait d'ouvrages d'esprit, et devenant moi mme sur mon propre ouvrage le plus rigide Aristarque. Sans m'arrter aux dcisions de ceux qui jugent d'un auteur, qu'ils ne sauroient lire dans sa langue, j'ai examin les remarques qui avoient t publies sur mon livre: j'ai tch de profiter de tout, et de convertir en suc mdicinal le poison mme de la critique2. Et c'est a quoi depuis longtems je me suis presqu'uniquement appliqu. Vous, Sire, qui dans le cours d'une journe remplissez tous le devoirs de la royaut, et trouvez encore le tems de nous donner quelque chef d'oeuvre dans les beaux aris, vous devez bien plaindre la lenteur de notre esprit; vous, dont les instants valent des annes.3 Tout le monde, disoit Hirtius, admire la beaut des crts de Csar; nous les admirons bien davantage; nous, qui, les lui ayant v composer, savons le peu de tems qu'ils lui ont cot.4
Mais, Sire, si j'ose encore vous parler de moi, je ne me suis pas born a la seule correction de mon livre. J'y ai ajout un nouveau Dialogue; o j'ai' introduis un antineutonien, et tche de rsoudre les difficults, qui ont t faites contre le sistme de Neuton. Ce grand philosophe et Galile son prdcesseur ont e  peu prs le mme sort. Tous deux ont substitu l'exprience et la gomtrie aux rveries de l'co/e. L'un a triomph par l d'Aristote, qui tait si redoutable par l'anciennet de son empire; l'autre de Descartes, qui ne l'toit par moins par le nombre, et par la force de ses pariisans. Tous deux ont chang totalement la face de la physique; mais tous deux ont e  essuyer quantit d'objections, qui, pour avoir t faites par des philosophes, n'en sont pas moins puriles. Il y a longtems qu'on a oubli celles, dont on a voulu accabler Galile. On entend tous les jours rpter cellcs qu'on a faites contre Neuton. C'est a ces dernires que je rponds. Je rfute en mme tems des hypothses, qu'on a prtendu dernirement substituer  son sistme, et j'ajoute de nouvelles preuves paur le confirmer. De sorte que ce nouveau Dialague met, pour ainsi dire, le comble an temple que j'ai tch d'lever a Neuton et  la Vrit. Pour cette dernire partie, Sire, j'ai profit infiniment des crits et des discours de ce grand homme qui seul devoit prsider  votre Acadmie, comme vous seul devez commander votre arme.
Je vous consacre, Sire, mon travail; il vous toit d. C'est Neuton qui a port jadis mon nom jusqu' Frdric; c'est le plus grand philosophe qui m'a introduit  la cour du plus grand prince.
Ce pote qui fait vos dlices, comme il faisoit cellcs d'Auguste et de Mcne, nous dit que gouverner les tats, et gagner des batailles, approche les mortels du trne de Jupiter, et les rend presqu'gaux aux dieux. Mais  cette gloire il ajoute celle de plaire  ces premiers d'entre les hommes.5 Puisseje, Sire, mriter cette seconde gloire, pendant que vous tes tout couvert de la premire!
Je suis avec le plus profond respect,
Sire
De Votre Majest
Le plus humble et le plus obissant serviteur
ALGAROTTI

 Potzdam ce 14 Nov. 1752.



DIALOGHI SOPRA L'OTTICA NEUTONIANA


DIALOGO PRIMO

Introduzione, breve storia della fisica, ed esposizione della ipotesi del Cartesio sopra la natura della luce, e de' colori.

Sopra la costiera di una piacevole montagnetta, che tra Bardolino e Garda sorge alle sponde del Benaco,  posto Mirabello, luogo di delizia della marchesa di F dove  solita dimorare ogni anno buona parte della estate. Dall'un fianco guarda il bel piano, che irrigato  dal Mincio; dall'altro le Alpi altissime e i colli di Sal lieti di fresca e odorosa verdura; e sotto ha il lago, in cui si specchia, sparso qua e l di navigli e di care isolette. Quivi io mi ritrovava la state passata a villeggiar con la Marchesa, il cui aspetto ben risponde a tale amenit di luogo; e quivi mi convenne ragionar con lei di filosofia. Mi ridusse a questo l'acutezza del suo ingegno non meno che della sua curiosit, la quale, secondo che porta il discorso, si risveglia a un motto, e non si sbrama cos di leggieri. Pi vaga di sapere che volonterosa di parlare, non meno ella sa fare di belle domande che ne voglia udire la risposta: e tali per altro sono le maniere, ond'ella suole accompagnare e condire ogni sua voglia, che quanto piace a lei, tanto solamente pu piacere ad altrui.
Quando noi rimanevamo liberi dalle visite e dal giuoco, trattenimento pur necessario dove molti convengano insieme, parte della giornata da noi si trapassava in una fresca saletta, intrattenendoci assai sovente con la lettura di varie cose. Ma il pi era di poesia; parendo che appunto alla poesia ne invitasse particolarmente la campagna, dov'ella gi ebbe la origin sua, e dove meglio che in altro luogo si compiace di abitare. Secondo la disposizione d'animo che in noi era, veniva prescelto ora uno ed ora un altro de' nostri poeti. Ed anche talora venivano in campo i poeti di quella nazione, da cui ci sono fornite tante gentilezze per lo spirito e per la persona. Parte si leggeva, parte si ragionava, dicendo noi liberamente quello che di ciascuno ci paresse. N mai ci pareva pi armonioso un verso perch antico, n meno gentile un pensamento perch forestiero.
Un giorno che cadde il discorso sulla poesia inglese, io uscii a dire alcuna cosa del robusto pensare del Miltono, del Dryden, e singolarmente del Pope, in cui vede la Inghilterra il suo Orazio, e il cui stile  di tanto ingagliardito dalla filosofia. Di pi non ci volle, perch si accendesse la Marchesa nel desiderio di assaggiarne alcuna cosa; tanto pi che assai facilmente si persuadeva che quella nazione, la quale avea cos amica Minerva, non avesse ad aver per nemiche le Muse. Io, che nulla altro cercava che fare in ogni cosa la voglia sua, mandai tosto per un volume delle opere del Pope, che recato avea meco alla campagna: n attesolo gran fatto, potei introdurre alla presenza della pi graziosa donna d'Italia le Muse inglesi. Scorsi i titoli delle poesie, che in quel volume erano contenute: piacque alla Marchesa di udire in primo luogo un'oda in lode della musica, composta dal Pope per solennizzare quel giorno, che cos in Inghilterra come in Italia  sacro a' filarmonici: e s io mi feci a recarla nel volgar nostro il meglio che per me si potea. Ella l'ascoltava con quell'attenzione, che si accompagna solamente col diletto. Ma ruppe il silenzio appena che io ebbi finito di leggere quel luogo: "mentre con note tarde e allungate spira l'organo profondo, maestoso e solenne".  O quanto vivamente  diss'ella   espresso e caratterizzato quello istrumento! Io l'ho udito veramente suonare, e parmi averlo tuttavia negli orecchi. Non so se voi l'abbiate udito altres; ma quasi che il creda da un certo atto che in leggendo fatto avete, e forse senza accorgervene.  Madama,  io risposi  voi v'intendete cos bene di me, che di me giudicando, non  pericolo voi prendiate inganno. E certo quel "profondo", quel "solenne", e gli altri aggiunti usati dal Pope sono altrettanti colori, o piuttosto sono quegli ultimi tocchi che avvivano la poesia, e rendono veramente sensibili e presenti le cose. La mano bianca, la fronte serena, gli occhi soavi, e tali altri che s'odono tutto il d qui da noi, appena che sieno in paragone uno abbozzo di quello che vorrebbe colorire il poeta. E che vorremmo noi dire  ripigli tosto la Marchesa  di un settemplice aggiunto alla luce, che mi  occorso, non  molto, di leggere in una canzone fatta in lode della filosofessa di Bologna?  Vorreste voi dire  ripres'io con vivezza  di que' versi,

O dell'aurata
luce settemplice
i varioardenti, e misti almi color?

Appunto  rispos'ella.  E se per voi e' sia abbozzo o ultimo tocco, non so; so bene che oscuro geroglifico riusc a me, e a non so chi altri ancora, a cui ne chiesi la spiegazione.  Ed io mezzo sorridendo:  Oh grande pi che non pensate, Madama,  la virt di quel settemplice. Non pu gi sentirla chi non  iniziato ne' misteri della poesia filosofica.  Che s, che quei versi son vostri?  disse la Marchesa.  Cos bene gli sapete a memoria, e con tal calore voi gli avete presi a sostenere. Ors , fate ch'io vegga anch'io il quadro filosofico su quella tela poetica; che io altro non ci veggo che del confuso.  Ch non seguitiamo piuttosto  io risposi  ad ascoltar la musica del Pope? Quale altra cosa potrebbe ora darvi maggior diletto?  Il vostro quadro,  ella rispose  se dato mi sar di vederlo.  Madama,  ripigliai io  voi sapete come finalmente le fantasie de' chiosatori, che veggono tali e tante cose per entro al testo de' loro autori, sogliano far ridere le persone. E perch volete voi che io mi ponga a tal rischio, divenendo il chiosatore di me medesimo io?  A buon conto,  diss'ella  ne' vostri versi voi non ci dovreste vedere n pi n meno di quello che ci . E non vorrete poi aver lodato una donna per modo da non essere inteso forse da niun'altra donna.  E cos non potendomene schermire, incominciai a toccare alcuna cosa dell'ottica, a cui fanno allusione quei versi: e le andava dicendo come la luce, secondo t'opinione del Neutono, o per meglio dire, secondo la verit, non  altrimenti semplice, e pura, quale apparisce agli occhi volgari: ciascun raggio di sole essere un fascetto, o composto di raggi rossi, dor, gialli, verdi, azzurri, indachi e violati: e da questi sette colori mescolati insieme...  Piano a' mai passi,  senza lasciarmi dire pi avanti, ripigli qui la Marchesa  andiamo adagio. Troppo presto voi uscir ne vorreste, senza badare, se altri vi possa tener dietro s, o no. Dichiaratemi un po' pi diffusamente tutte queste cose; e non vogliate che la vostra chiosa abbia pi bisogno di chiosa essa, che non ne avea forse il testo medesimo.  Oh voi  diss'io allora  non sarete contenta, che non vi abbiate un libro su quel settemplice.  Perch no?  ella rispose.  Tanto pi , che l'avervi io udito metter del pari la opinione del Neutono con la verit, dee aver fatto non leggieri impressione nell'animo mio. Io ben so che questo Neutono empie ora il mondo del suo nome; ma sarebbe pur bello saper la ragione, perch e' sia salito in cos gran fama. E chi potesse veder la luce non cogli occhi del volgo, ma cogli occhi di lui? In somma voi avete  soggiunse mezzo sorridendo  destato in me un gran desiderio, se a troppo non presumessi, di divenir neutoniana.  Madama,  io risposi  ecco il modo di metter presto il neutonismo alla moda; e tutti i suoi seguaci avrebbono in molto buon grado cotesto vostro desiderio, se il risapessero. Ma in verit non so poi, quanto buon grado fosse per avervi il Pope,  mostrandole il libro che io teneva tuttavia in mano  che pi non vi volete leggere avanti, per una voglia in cui siete entrata, non so perch, di filosofia.  Ed ella:  Un poeta inglese pieno per appunto di filosofia, quale voi rappresentato mi avete cotesto Pope, dovrebbe darmi egli stesso la mano a scendere il Parnaso per salire alla verit.  Indarno tentai di mettere in campo l'altezza della materia e la propria mia insufficienza.  Solite formole  ella m'interruppe  che a me non si doveano per conto niuno far buone.  N tampoco mi valse domandar tempo insino alla sera, dicendole come le sere appunto da pi anni in qua erano consecrate alle materie scientifiche; che cos fatto avea, trovandosi ne' medesimi termini che io, il pi gentil filosofo di Francia; e che oramai correva la moda di ragionar con le dame di filosofia la notte, e ne' pi segreti boschetti.  Moda per altro,  incontanente ella rispose  che tanto meno fa per noi, quanto che di luce  da parlarne il giorno, anzi che la notte.  Onde senza pi convenne dar principio. Ma come, o donde? che la Marchesa era bens di varie cognizioni fornita, ma di filosofia non avea tintura veruna: e della filosofia era pur bisogno darle una qualche contezza, prima di venire all'ottica, e agli ultimi ritrovamenti del Neutono. Si aggiugneva a questo il doverle dichiarar l'ottica, senza aver alla mano quei vetri, ond'essa, quasi direi, procede armata, e senza i quali male si pu venire a capo di quella scienza. E sopra tutto avendole io a parlar di fisica senza l'aiuto della geometria, mi pareva quasi che impossibile tor via le spine e non disfogliar la rosa. Finalmente dopo averle un'altra volta, ma indarno, ricordato la musica del Pope, ed anche tale altro men serioso e pi caro trattenimento, io cominciai in questo modo.
Non pare a voi, Madama, che l'uomo, curioso com'egli  anche in ci che meno gli si appartiene, abbia dovuto in ogni tempo considerare gli oggetti che gli stanno dattorno, quelli ancora che lungi sono collocati da lui, le cose tutte di mano in mano, che sopra se gli volgono, e delle quali composto  l'universo? And notando i vari sembianti per quanto estendere poteasi la debole sua vista, le qualit onde si mostrano vestite, le vicende a cui vanno soggette: e quindi credette di potere indovinare la varia natura di esse e le cause delle operazioni loro, ardente nella voglia di sapere o di mostrare almeno di sapere. Presunse in una parola di comprendere e spiegare il magistero dell'universo; il che si chiama far sistemi di filosofia. Chi immagin la cosa in un modo, chi in un altro. Ciascuno ispacci le proprie fantasie come realit, e tutti ebbero de' seguaci. Quella per altro tra le antiche scuole che pare aver dato meno lungi dal segno,  la italica, le cui opinioni concordano con le principali scoperte che nel sistema del mondo fatte furono dipoi dalla sagacit dei moderni. Capo di quella scuola fu Pitagora, il quale avidissimo di sapere and peregrinando qua e l in cerca di esso, e le dottrine a noi rec dell'Oriente e dell'Egitto, dove sursero ne' passati tempi i pi profondi ed esperti osservatori delle cose naturali. Ma il nome di Pitagora, e di tutti gli altri dipoi, venne oscurato da Aristotele, di cui si gloriava esser discepolo il grande Alessandro; tanto che era chiamato assolutamente il Filosofo, era tenuto una seconda natura, e ogni suo detto era in luogo di ultima ragione. Nella quale altezza di fama allora veramente sal, che gli Arabi, conquistata gran parte del mondo, si volsero dalla barbarie alle gentilezze, e si diedero agli studi delle scienze. Venuti in mano a costoro i libri di Aristotele, il quale stretto nel ragionare, e quasi misterioso, lascia da intendere pi ancora che non dice, si misero a farvi su dei comenti, a interpretarlo, a chiosarlo. Ne nacque da tutto ci una assai strana filosofia, parte colpa le varie fantasie degl'interpreti, parte colpa il Maestro medesimo, che tent di risalire alle cause prime senza avere debitamente considerati gli effetti; sillogizz sopra le cose naturali, che avrebbe dovuto innanzi osservare; e us ne suoi scritti un certo suo linguaggio, o gergo particolare. Il caso  che gli aristotelici stavano quasi sempre in su' generali, senza mai venire al fatto in che che sia. Non d'altro si udivano risonare le scuole che di qualit occulte, di forme sostanziali, di entit, di modalit, e di simili altri nomi senza soggetto, co' quali intendevano render ragione di ogni cosa che avveniva nell'universo, e di ogni effetto di natura. Tale  la scienza che tenne fra noi per pi secoli, piena di frivolit e di quistioni senza fine, o sopra l'interpretazione di un testo, onde conseguire qual fosse la mente del Maestro, o sopra soggetti di niuna importanza, ne' quali non sapevasi talvolta qual fosse la mente e l'intendimento di quei medesimi che gli disputavano. Al vedere que' dottori contendere insieme e riscaldarsi, come assai spesso avveniva, pareva che combattessero daddovero; ma vecchi fanciulli non facevano in sostanza che alle bolle di vento.
Sorrise qui un poco la Marchesa, indi prese a dire:  Mi penso che durante tal cicaleccio filosofico, a dir cos, e tal divozione verso Aristotele, di gran progressi non avr gi fatti l'umano ingegno nella filosofia.  No al certo  io risposi.  E forse per un gran pezzo sarebbe stata smarrita la buona via; se non che al principio della passata et sorse in Toscana, quasi vindice della ragione, un uomo chiamato per nome Galilei. Diede egli come una novella vita all'antica scuola italica, e atterrato l'arabesco edificio dell'aristotelismo, con la sesta alla mano pose i fondamenti del tempio del sapere, che fu poi dal Neutono levato tant'alto. Incominci col suo esempio dal mostrare a' filosofi ci che si sarebbe dovuto fare in ogni tempo, a non voler parlare un linguaggio inintelligibile, voto di senso, e pieno di orgoglio; a sottomettersi a cercare quali sieno le proprie e vere qualit degli oggetti che ne stanno dattorno, facendo sopra di essi replicate esperienze, e dando loro in mille maniere la prova; a interrogar debitamente la natura, e non creder ciecamente a un uomo: e lasciata da parte la investigazione delle cause prime, che non  da noi l'arrivarci, a dover mettere ogni studio per conoscere gli effetti, ed assicurarsi come le cose sono in fatto, prima di voler spiegare il perch cos elle sieno. Per tal via egli venne a dare nuova faccia al vastissimo regno della scienza fisica. N forse male avvis colui, a cui sovviemmi aver udito chiamare quel pellegrino ingegno Pietro il Grande nella filosofia. L'uno, diceva egli, discese dal trono per apprendere a regnare; l'altro dalla cattedra per imparare a sapere. E se le leggi dell'uno ebbero forza di render viva la virt di una nazione, quasi da tanti secoli addormentata, il metodo dell'altro risvegli nella famiglia filosofica la ragione oppressa dall'autorit de' testi antichi, a' quali i filosofi d'allora stavano attaccati, non meno che i popoli della Russia alle loro vecchie usanze. E gi il metodo del Galilei, col quale si erano scoperte parecchie propriet importantissime dei corpi, e alcune delle primarie leggi onde la natura governa la universalit delle cose, col quale riordinata gi si era in qualche parte la fisica, incominciava a pigliar corso, quando in Francia usc fuori una setta di filosofi ad attraversarlo. Volevano anch'essi la ragion dell'uomo libera dal giogo dell'autorit; e degli aristotelici dispregiatori eran solenni, il che gi era di moda. Di fare tante sperienze e osservazioni, onde venire in chiaro de' naturali effetti, non si davano gran travaglio. Si davano bens vanto di spiegare ogni cosa con grande speditezza, e per modo che senza gran fatica potesse intendergli ognuno. Ponevano alcuni pochi e semplici principi, e singolarmente che le specie delle cose non differiscono sostanzialmente tra loro, ma soltanto per la varia disposizione e modificazione delle parti della materia, che  in tutte la stessa; simile, diciam cos, a quel legno, che diviene uno scagno o un dio, secondo la forma che gli d l'artefice. Quindi per via solamente di certi movimenti e di certe figure, che sapevano immaginare, giusta il bisogno, ne' corpi e nelle parti di quelli, terminavano ogni quistione. N era cosa in natura, che in certo modo non operassero a mano, quasi testimoni di veduta della creazione del mondo. E perch la pronta fantasia di costoro andava di primo lancio alle cause pi occulte delle cose, intanto che il Galilei dopo molte considerazioni e molto studio, dopo molte prove e riprove si contentava solamente di stabilire una qualche legge della natura, divennero ben presto signori delle scuole, e sortirono al pari di Aristotele di caldi e zelanti sostenitori.  Almeno  disse la Marchesa  forza confessare che il meritarono assai meglio. Che certo, per quanto dite,  da credere grandissimo fosse l'ingegno di costoro, e dovea giustamente levare in ammirazione ogni gente.  Si,  rispos'io  ma non di rado avveniva che gli effetti, che si osservavano dipoi in natura, smentivano i bei ragionamenti, che acquistati si erano applauso e fede appresso i pi ed egli era proprio una compassione vedere i pi ammirabili sistemi del mondo risolversi in niente al cimento di una sola esperienza. E cos va chi troppo s'affretta; voglio dire, chi vuol far mostra d'ingegno, prima ch'egli abbia adoperato gli occhi abbastanza. E per verit niun ascolto noi non daremmo a un meccanico, il quale presumesse indovinare la costruzione del famoso orologio di Argentina, senza aver cognizione n degli aspetti ch'egli mostra, n di quelle tante cose che e' sa fare, oltre il batter l'ore. Non  cos?  Cos   disse la Marchesa.  E che dovremmo noi pensare  io continuai a dire  di un filosofo che vorr descriverne la interna fabbrica dell'universo, come innanzi tratto egli non abbia posto grandissimo studio per conoscere le operazioni varie, gli effetti, le molle e gl'ingegni della natura? Ci non ostante, il Cartesio, capo di questa setta di filosofi, compose un suo sistema di ottica, si mise cio a ragionare e dommatizzar della luce, senza prima certificarsi con accurate sperienze s'ella sia sostanza semplice o composta, senza conoscere le principali affezioni e qualit sue: e un tale suo modo di filosofare pur lev tanto applauso nel mondo. Ben  per vero che in questi ultimi tempi si  forte intiepidito quell'applauso. Chiaro si conosce pi che mai che, dove per troppa lentezza in prender partito corrono assai volte pericolo gli affari di stato, il contrario appunto succede delle speculazioni della filosofia. E presentemente tutte le accademie di Europa vanno notando ciascuna particolarit, che la industria o la fortuna presenta loro tanto nell'ottica, quanto nelle altre parti della fisica; e vanno cos ammannendo di che forse ordire un giorno il vero sistema dell'universo.
Quando per bisogni  soggiunse la Marchesa  ad aver un vero sistema, sapere tutte le particolarit, come voi dite, non  credibile che noi siamo per averlo cos di breve. E se altre volte conveniva aspettare un secolo, perch ricorressero certe tali feste che si celebravano in Roma, converr forse ora aspettare le migliaia di secoli, perch venga a illuminare il mondo questo vero sistema. Intanto mi par cosa pur ragionevole esser contenti a quelli che meritarono pi applauso, ed ebbero pi voga. E chi non avrebbe vaghezza di sentire quanto di pi ardito e di grande seppe riuscire dalla fantasia dell'uomo? Comprendere il magistero della natura, penetrare le cagioni delle cose,  lo stesso che salire in cielo e sedere alla beata mensa degl'iddii. Che se i filosofi non colgono in tutto nel vero, sar, mi penso, che pur sentono del mortale anche gli occhi loro. Star poi a noi a discernere dove hanno dato nel segno, e dove no, e a far giusta ragione de' loro sistemi.  Non furono mai dette  io risposi  pi sensate ragioni per udir delle follie. Come  del piacer vostro. Ma vedete, Madama, il bel campo che mi aprireste per pigliarmi di voi un po' di vendetta, che mi fate stare a questo nobil s, ma sottil cibo della filosofia. Io potrei prendere il principio da alto, come si suol fare in somiglianti casi, e dirvi, come alcuni hanno affermato la luce esser l'atto del pellucido, in quanto egli  pellucido; altri, lei esser l'anima, onde il mondo sensibile viene ad esser collegato con l'intelligibile; i colori essere una certa fiammolina che svapora dai corpi, le cui parti hanno proporzione con l'organo del vedere. Tutto ci potrei dirvi, non senza toccare alcuna cosa del furto mistico di Prometeo, o che so io. E pensate pure che in somiglianti concetti stavasi altre volte racchiusa la scienza dell'uomo.  Non fate voi ora meco  disse la Marchesa  come i tiranni, che il male che non han fatto, lo mettono in conto di benefizio? Ma a ogni modo gran merc, che voi entrar non vogliate in mondi intelligibili, in furti mistici, e in cos fatte altre cose; che io per me non ne verrei a capo in un anno a intenderne parola.  Qual maraviglia,  rispos'io  quando che forse quegli che ne furono gli autori, non le hanno intese eglino stessi. Ben voi, Madama, intenderete con facilit grandissima il sistema del Cartesio, che vi mostrate tanto desiderosa di averne contezza.
Ora figuratevi tutta quanta la materia, di che fatto  il mondo, non altro essere stata da principio che una massa uniforme, e la medesima in tutto e per tutto. Tale immensa materia, quanta ella , figuratevela divisa in particelle della figura di un dado, picciolissime, ed eguali tra loro. Di queste particelle figuratevi che una grandissima moltitudine qua giri intorno ad un punto, l un'altra moltitudine intorno ad un altro, e nel tempo stesso girino tutte in se medesime; e ci in guisa di ruota, che nel correre ch'ella fa vassi tuttavia volgendo sopra di s. In tal modo, Madama, immaginerete pieno di vortici ogni cosa: che vortice si chiama uno ammassamento di materia, qual ch'ella sia, che vada intorno a un punto, o centro comune; come si vede far l'acqua ne' gorghi di un fiume, o la polvere raggirata dal vento. E tutto questo, Madama,  ben facile ad esser compreso.  Facilissimo  ella rispose.  Or bene  io soggiunsi  e voi vedrete per via di cos semplici e pochi ordigni formarsi il sole, le stelle, la luce, i colori. E che cosa non vedrete mai? Il sistema de' vortici  quasi un palazzo magico, dove uno ha solamente la briga di chiedere ci ch'e' vuole, che sel vede comparire innanzi di presente.  Si avr dunque da credere  ripigli la Marchesa  che da s picciola cosa conceduta al Cartesio abbiano da seguitare tante maraviglie?  Madama,  io risposi  voi non sapete, che ogni tantino che si conceda a' filosofi, e procedono a modo degli amanti; e passo passo l recano le persone, dove elle non avrebbon pensato giammai?  Io m'intendo,  rispose la Marchesa  cos poco d'amore come di filosofia. Ma non saprei vedere a che cosa possa riuscire il lavoro, o il giuoco di que' dadicciuoli.  Ora lo vedrete  io risposi.  Adunque que' dadicciuoli della materia del Cartesio, ch'erano contigui tra loro, e come stivati insieme, non potean fare che, nel girare intorno a se stessi, non urtassero continuamente gli uni contro degli altri. Cos ciascuno venne a smussare i propri angoli, o sia punte, onde s'impedivano tra loro il poter girare liberamente; e cos, non altrimenti che veggiamo accadere delle pietre che un torrente rotola in basso, si ridussero in altrettante politissime pallottoline, o vogliam dire globetti. Delle rastiature poi, levate via di ciascun dado, si venne a formare una nuova materia finissima, agitatissima; la qual materia vale tant'oro al Cartesio. Egli vuole, contro alla opinione di altri filosofi, che nell'universo sia tutto pieno, senza che vi resti il pi minimo spazietto voto di corpi. Ed ecco, per primo, che questa tale materia finissima gli viene a riempiere tutti que' piccioli vani, che altrimenti tra l'un globetto e l'altro sarebbon rimasi. Che ben vedete, Madama, come quei globetti, ancorch si toccasser tutti, gi non poteano per la propria loro rotondit combagiarsi insieme. Ma un vano vie maggiore sarebbe senz'essa rimaso nel bel centro di ciascun vortice. Tutti i corpi che muovono in giro, fanno ogni sforzo di allontanarsi dal centro intorno a cui girano; e ci vedesi manifestamente nel sasso girato nella bola, che  presto a scappar via per linea diritta, tosto che si rilasci dalla mano l'un capo della funicella che il ritiene. I globetti adunque, che muovono in giro e formano il vortice, rimpiccioliti e logori dal continuo stropicciare tra loro, pigliavano il largo, discostandosi dal centro. E gi sarebbe rimaso un gran vano nel mezzo del vortice medesimo, quando vi accorse opportunamente a riempierlo quella materia inimica del voto. Ed ivi tenendo il centro, quasi nocciolo, e girando anch'essa, non si pu dire, qual vigore e qual vita venga a comunicare al restante del vortice.  Cotesta materia, non ha dubbio,  ripigli la Marchesa  adempie bene alle parti sue; e quasi pare che non abbia fatto nulla, se alcuna cosa riman da fare.
Ma sapete voi, Madama,  io risposi  quale altre cosa faccia quella rastiatura, quella minutissima polvere, ch' detta la materia del primo elemento, o sottile? Ella fa la sostanza, la persona medesima delle stelle e del sole. Il sole non  altra cosa che un immenso pallone di materia sottile, che, girando rapidamente intorno di s, fa suo sforzo di espandersi per tutti i lati, e cos viene a premere per ogni intorno. E questa gagliardissima pressione della materia sottile, comunicata alla massa globulosa, o materia del secondo elemento, che  tutto intorno al sole,  dessa la luce.
Ed  pur vero  ripigli immantinente la Marchesa  che noi siam giunti in un attimo a far la luce. Ed io risposi:  Cos . Dite ora, Madama, ch'egli era un concedere un niente al Cartesio, a fargli buoni que' suoi dadicciuoli. Ma di grazia levate l'occhio a quella infinit di vortici seminati e sparsi per ogni lato del cielo, dove in tutta la sua maest a noi si mostra, e risplende la grand'opera del Cartesio. Ciascuno di essi  un gran pallone di materia sottile, che vorrebbe espandersi per ogni verso ed uscire de' suoi termini; ma egli ne vien contenuto dagli altri vortici che gli sono d'intorno, e che vorrebbon pur fare il medesimo. E come le pietre nelle volte, contrastando l'una con l'altra, si sostengono insieme, cos tutti quei vortici, per la loro scambievole e contraria pressione, vengono a equilibrarsi tra loro. Che se il lume che a noi vien dalle stelle non  tutto della medesima vivacit; ci nasce non dalla pi o meno forza del loro vortice, ma dalla varia distanza principalmente in che elle si trovano da noi. Di qui  che il sole, nel cui vortice pur siamo, e la cui lontananza da noi  di soli cento milioni di miglia, al suo apparir

... turba, e scolora
le tante stelle ond' l'Olimpo adorno.

Tra le stelle poi quella, che col brio della sua luce supera ogni altra, ed e credibile che sia a noi pi vicina,  chiamata Sirio.  Forse  disse la Marchesa  che volete dire quella lucidissima stella, che qui in contado  chiamata la bella stella, e che veggiamo ogni sera uscir fuori la prima di tutte, appena tramontato il sole.  Ed io:  Madama, prendete guardia di non confondere due cose di ben differente natura, come un corpo che luce per s, ed uno che per lucere ha bisogno di altrui; un sole e un pianeta. Vero  che la bella stella (che Venere dagli astronomi  detta), Marte, Giove con gli altri pianeti furono un tempo altrettanti soli, cos nello stato primitivo, o secol d'oro dell'universo; ma egli  anche vero che ora sono decaduti da quel grado. Oltre alla materia sottile, che si form dalla globulosa, se ne form un'altra ancora, che il Cartesio chiama del terzo elemento, ed  cagione delle pi strane vicende che sieno descritte negli annali di quel suo mondo. E sapete che cosa  questa materia? la scoria o la feccia della sottile: e per essere le sue particelle di figura uncinata, ramosa, irregolare, avviene che l'una scontrandosi con l'altra si appiglino insieme, e vengano talvolta a ricrescere in assai vaste moli. Queste dipoi, in virt del moto, e della forza della materia sottile, sono rigettate dalle parti interne della stella, o del sole, dentro a cui si formano, insino alla superficie di quello. E l in quel lato, dove in molta copia si trovano adunate insieme, tenendo in collo la pressione della materia sottile sopra la globulosa, la luce, che pur in essa pressione consiste, viene intercetta. N ad altra causa voglionsi attribuire, secondo il Cartesio, quelle macchie che di tempo in tempo appaiono sulla faccia del sole, grandi talvolta come la nostra terra, e anche pi , e che i nei del sole piacque a un celebre filosofo di chiamarle, mostrandole col cannocchiale a una principessa del norte.  Dei nei grandi come la terra  disse la Marchesa  dovrebbono, anzi che abbellire, sfigurare qualunque faccia si sia.  Certo,  io risposi  come ecclissano il sole in parte, cos potriano ecclissarlo in tutto. E da gran tempo l'avrebbon fatto, se prevalso non avesse sinora la materia sottile, la quale col rapidissimo suo bullicame discioglie e dissipa cotesti suoi nei, di mano in mano che si vanno formando. Ma  forza dire che la virt di tal materia in tutti i soli non  stata tanta da superare la opposizione e la resistenza degli ammassamenti di quella del terzo elemento. Ci avvenne in tutti quei soli che del grado loro decadettero, e singolarmente nella nostra terra. Vedete metamorfosi pi strana di quante ne racconti Ovidio. Incrostatasi a poco a poco tutta dintorno, venne a languire il suo vortice separato dal nocciolo e dall'anima, che gli dava vita; fu rotto l'equilibrio tra esso e il vortice del sole, che gli era vicino; e cos la terra, uno altre volte anch'essa degli occhi del cielo e immobile nella sua sede, divenuta scura ed opaca, fu rapita via, e come ingoiata dal prepotente vortice del sole, fu costretta a dar le volte intorno da lui, come una secca foglia dentro a un gorgo d'acqua.  La terra adunque  disse la Marchesa   condotta a dover girare intorno al sole! Ben so che i filosofi non fanno troppo il gran conto di questa nostra terra, e per loro il farla girare  un niente. Ma certo un mal giuoco pare a me le abbia pur fatto quella materia del terzo elemento, o vogliam dire que' suoi nei, che troppo l'hanno fatta decadere da quel glorioso stato in cui altre volte trovavasi.  Forse,  rispos'io  ch'ella non  poi tanto da compiagnere. Ha perduto la luce e la sua quiete,  vero; ma di una cosa uniforme ch'era in prima e da per tutto la medesima,  venuta anche a rivestirsi di quella tanta variet che ora vi ammiriamo per ogni lato; e pot di tanti avvenimenti divenir teatro, su cui dovevate, Madama, essere un personaggio voi medesima. Del resto  io continuai a dire  nello stesso modo che la terra, furono dal sole conquistate le comete che appariscono nel vortice suo, e gli altri pianeti che gli fanno corona.
Con queste tante conquiste  disse la Marchesa  che ha fatto il sole, ben fu da lui trasgredita e rotta in cielo ogni legge di equilibrio, per cui tanto si combatte qui in terra. Ed io mi penso che nella storia celeste egli debba tenere quel luogo che tengono nelle nostre istorie gli Alessandri ed i Cesari.  Per quanto si creda,  io risposi  e vi sia ragione di credere, che altre stelle abbiano anch'esse un corteggio di pianeti, certo si  che non veggono sino ad ora i filosofi un pi gran conquistatore del sole. Ma vedete or voi, Madama, la differenza che ci ha da un corpo luminoso a un opaco, da un sole a un pianeta, da Sirio a Venere. E vedete insieme a che fu principalmente ordinata la gran macchina del Cartesio. Il sole, che  corpo di assai maggiore che tutti i pianeti presi insieme, standosi nel centro del suo vortice, volgesi intorno a s in venticinque giorni e mezzo. E lo sterminato oceano, dir cos, di materia che lo circonda, o sia il gran vortice di cui anima e centro, girando pel medesimo verso che fa egli, mena d'intorno a s i pianeti, a quel modo che una corrente fa le navi che in essa s'abbattono. Di tutti il pi picciolo, e che gira anche pi vicino al sole,  Mercurio. Compie suo giro in poche settimane, perch la materia del vortice, ricevendo principalmente l'impulso dal sole, muove assai pi rapida ed ardente vicino a lui, che non fa nelle parti lontane. Appresso Mercurio e pi tarda gira Venere, quel bel pianeta il cui dolce lume fa ridere il cielo, e ne conforta, dicono i poeti, ad amare. Viene la terra per terza, la quale raggirasi intorno al sole nello spazio di un anno. Pi sopra  Marte; appresso a Marte seguita Giove, che  il pi vasto tra' pianeti; e finalmente si trova Saturno, che muove pi lento di tutti, ed  di tutti il pi lontano dal sole. I pianeti minori, come la nostra luna, i quattro che girano intorno a Giove, e i cinque di Saturno, furono anch'essi ab antico altrettanti soli, e sono ora un segno della passata grandezza de' pianeti maggiori, a' quali ancora appartengono. Avendo questi nella loro decadenza conservato gran parte del loro vortice, come narra il Cartesio, conservano ancora le prede e le conquiste, che fatte aveano ne' tempi migliori. Che se di tali cose, e particolarmente del girare che fa la terra, vorrete pi minuta contezza, leggeremo i Mondi del Fontanelle, dove conoscerete la pi amabile marchesa di Francia, a cui per non avrete altro da invidiare fuorch il filosofo.
Piacemi oltremodo  disse la Marchesa  quanto io ho udito da voi di un sistema, che con tanta facilit e felicit rende le ragioni delle cose. Per far girare i pianeti, il sole non ha che a girare egli medesimo; e per illuminare tutto il mondo, che  pure un gran che, non ha da far altro che premere la materia globulosa che il circonda. In ci fare non ci rimette niente del suo; e il tesoro, per cos dir, della luce non  mai per venir meno.  Non si pu negare  io soggiunsi  che, stando alla opinione di coloro i quali vogliono che la luce sia una effusione della sostanza medesima del sole, quasi un'ardente pioggia ch'egli mandi fuori del continuo, taluno potrebbe vivere, e non a torto; in grande apprensione. Per quanto finissime sieno le particelle della luce, pi fine ancora delle particelle odorose che esalano da' corpi, i quali nulla per perdono, anche in lunghissimo, del loro peso, ci sarebbe da temere, non quel tesoro venisse finalmente al basso, e di avere un giorno sul bel mezzod da restare al buio. E forse, per li tanti dispendi, che fa di continuo il sole, dicono i filosofi del Malabare che di sette occhi ch'egli avea, sei ne sono gi chiusi, e non glie ne rimane ora che un solo di aperto. Ma ecco che per questo conto noi possiamo essere pi animosi. Tale, come voi avvertite, Madama,  la condizione del sole, ch'egli pu ogni momento fornir di luce tutto quanto il mondo, e non perder egli mai niente del suo. E se proprio  della luce, ch'ella trascorra in un istante uno sterminato cammino, e che il suo corso, come dice un poeta inglese,  finito allorch incomincia, vedete come la luce cartesiana lo faccia con un niente: che per lei appunto un niente sono i milioni e milioni di leghe. E questo avviene perch, secondo il Cartesio, ogni cosa  pieno, senza che vi sia il pi minimo spazietto di voto. Immaginate una picca quanto si voglia lunghissima, la quale, mossa che sia dall'uno de' capi, muove nel tempo istesso anche dall'altro. N pi n meno  da pensare che avvenga della pressione che ricevono ad un tratto le file de' globetti, che, senza lasciare intervallo alcuno tra essi, si stendono dal sole insino a noi. E cos appena preme il sole, e allumato  ogni cosa.
Quale spiegazione pi semplice e pi chiara  disse la Marchesa  degli effetti della luce potremmo noi cercare di questa? E gi mi penso che il simile debba essere de' colori, che, per quel ch'io credo, sono anch'essi un effetto della luce.  Per certo, Madama,  io risposi  avreste il torto di non stare anche per questo a fidanza del Cartesio. Egli vi dir, che siccome la pressione o il moto de' suoi globetti eccita in noi il sentimento della luce, cos la diversit de' loro moti fa che noi apprendiamo colori diversi. E questa diversit di moti  cagionata dalla diversit delle superficie dei corpi, che ricevono la luce che vi batte su, e la rimandano all'occhio nostro. Hanno esse potere di alterarla, o variamente modificarla: e quindi ne appariscono variamente colorate; non altro essendo i colori, che la luce variamente modificata. Quei corpi adunque, le superficie dei quali sono disposte in maniera da accrescer notabilmente ne' globetti di luce, che vi dan su, il proprio loro moto di rotazione, ci si mostran rossi; e gialli quelli che lo accrescono un po' meno. Se le superficie poi sono tali da sminuire quel moto, in luogo d'accrescerlo, quelle che lo sminuiscono assai riescono azzurre: e verdi quelle che poco. E finalmente se tali sono le superficie, che rimandino i globetti in gran copia e colla medesima quantit di moto con che gli ricevono, senza rinforzarlo in alcuna parte o debilitarlo, allora ne risulta il bianco: e il nero per lo contrario, quando le superficie sono talmente disposte da ammorzare essi globetti, e in certo modo assorbergli per entro a se stesse. Eccovi, Madama, come in un batter d'occhio abbiam fatto i colori. Cercate voi d'avvantaggio ? Ricordatevi, che noi siamo nel palazzo magico del Cartesio, dove basta chiedere per ottenere.  No, no,  ella rispose  fermiamci per ora su' colori: e dichiaratemi onde nasce che questo corpo accresca ne' globetti di luce il moto di rotazione; lo diminuisca quell'altro.  Ci nasce  io risposi  dalla varia qualit e disposizione, che trovasi nelle particelle componenti le superficie de' corpi medesimi, dalla loro inclinazione, positura, figura e simili altre cose: le quali essendo diverse, debbono altres diversamente modificar la luce che in essi corpi si avviene. E cos il filosofo vi d di che dipingere

L'erbetta verde, e i fior di color mille,

di che variare a vostro piacimento la faccia dell'universo.
Veramente,  ripigli la Marchesa  con questi vortici si viene a fare ogni cosa. Dica chi vuole, non si potria mai abbastanza ammirare il sistema del Cartesio. Non ci  quistione che egli non sia prontissimo a scioglierla; e ci non fa con lunghi raggiri, ma con una semplicit che  un incanto. Il sole, le stelle, col moto de' pianeti, la luce e i colori noi abbiamo voluto fare, e furon fatti. Ma dite, vi  occorso egli mai di ragionare con altra donna di filosofia?  No al certo, Madama,  io risposi  n ci voleva niente meno di voi a farmi soccombere. Ma che mi fate voi una tale dimanda? Ed ella:  Per sapere come essa si fosse comportata; come avesse fatto con questo Cartesio.  So ben io,  ripigliai tosto  quel che vi fate voi. Che occorre, Madama, il nasconderlo? Voi vi siete un po' troppo lasciata andare all'immaginazione

dolci cose ad udire, e dolci inganni.

Egli sembra siavi caduto di mente quella fretta madre di tanti sistemi, che non reggono poi alla flemma degli osservatori.  Che debbo io dirvi?  ella rispose.  Se io me ne sono scordata cos, forse la colpa  del palazzo magico, dove voi mi avete introdotta. Ben sapete che questi tali luoghi han virt di far dimenticare alle persone le cose migliori.  Alla quale io risposi  Madama, almeno non vi dimenticate che i palazzi magici si risolvono in fumo al sopraggiunger di Logistilla con quel suo libretto.  Chi avrebbe mai potuto credere,  riprese a dir la Marchesa  che da una supposizione tanto semplice, come fu quella di non so che dadicciuoli portati in giro, avessero a riuscire le tante maraviglie che in s picciol tempo mostrate mi avete? In assai maggior pregio senza dubbio si hanno a tenere coloro, che con pochissimi ordigni fanno far quello per cui altri ne mettono in opera moltissimi. E la variet de' colori tanto pi ora mi diletta, quanto io duro meno di fatica nel vernirmegli formando dentro alla fantasia. Se non che male saprei immaginare come va la faccenda in quei colori, che solamente appaiono sopra le cose, se un traguarda per un certo vetro; siccome mi sono abbattuta a vedere in non so che villa, non  gran tempo. Io non mi metter a farvene una descrizione, che male ne riuscirei: e d'altra parte a voi non pu esser nascosto di che vetri io m'intenda di parlare. Di tanto mi ricorda: ch'egli era posto a rincontro d'una finestra, e sospeso dalla volta della stanza; e ch'era proprio un piacere a veder per esso la campagna e il cielo, come un tappeto o un panno di mille colori.  Anche di questo  io risposi  voi avete in pronto la spiegazione. Quel vetro a tre facce, che voi dite, fatto come quegli stipetti che sogliono porsi negli angoli nelle stanze, si chiama prisma. Guardando a traverso di esso le cose, noi le veggiamo pezzate di vari colori; e ci in virt di nuove e varie modificazioni, che valicando per esso ricevono i globetti di luce, che sono ribalzati da' corpi. Fategli acquistare o perdere del moto di rotazione, secondo che qua vedete un colore, e l un altro;  fatto ogni cosa. Ma quanto a quella distinzione accennata da voi, Madama, tra i colori veri, e gli apparenti, non troverete alcun filosofo che possa usarvi l'agevolezza di farvela buona: io dico, n anche il vostro Cartesio. Il quale vi dice risolutamente che il porporino d'una bella guancia e quello del prisma o dell'iride, non sono altro che rotazioni di globetti; sono tutti colori apparenti, non reali; tutti di un modo, quanto all'essere, se non quanto agli effetti che producono. In somma ogni qualit di colori non sono altro che semplici fenomeni, che appaiono con la luce; e tolta via quella, non son pi .  Volete dire  replic la Marchesa  che non sono pi veduti. Come si potria pensare che i colori di quel quadro non sono pi , un'ora o due appresso il cader del sole? La tela rimane pur tuttavia, bench non veduta.  La tela non ha dubbio,  rispos'io subito  rimane dopo il cader del sole; e sopra essa similmente certe disposizioni rimangono nella figura e tessitura delle minutissime parti di quei vari generi di materia, che adoperar sogliono i pittori. Ove sopravenendo appresso la luce secondo la qualit ch'ella prende da esse disposizioni, i suoi raggi ribalzano indietro sotto varie tinte e colori diversi. Per le tenebre poi ogni cosa da capo svanisce, e non  pi ; come un effetto di quelle disposizioni, e insieme della luce.
La Marchesa recatasi in s alquanto, riprese a dire in tal modo:  Per verit io ho creduto sempre il color esser nelle cose; e nel prisma o nell'iride esser solo una illusione.  Ed io:  Cotesto toglier via quella distinzione, che comunemente si fa tra i colori veri e gli apparenti, egli  pure un ridur le cose a quella semplicit, che tanto vi va a genio, Madama. Se non che, forse l'amore di voi stessa contende a questa volta col vostro amore per questa medesima semplicit. Troppo vi duole di non dover pi tenere e riconoscer per vostro quello su che in grandissima parte si fonda l'imperio delle belle donne. N io vi posso dar torto che vi mostriate per questo conto un po' difficile col Cartesio. Ma finalmente a chi  tanto o quanto tenero del suo onor filosofico non  lecito di ammettere i principi di un sistema, e non voler poi ammetter le conseguenze che necessariamente da quelli derivano. I corpi non sono altra cosa che materia del terzo elemento; i quali differiscono solamente tra loro per una certa tessitura e configurazione di particelle: e ne' globetti della luce non  altra cosa, che quel moto di rotazione che le particelle de' corpi vi modificano nell'atto di ribalzargli da s. Questi dipoi muovono l'organo del vedere; e cos nasce in noi il concetto del colore. E in fine di questo colore il nostro animo ne riveste le cose di fuori, l riferendolo donde gli vennero i globetti di luce. Ma in effetto le cose ne son nude. Anzi non solo del colore; che anche il sapore, l'odore, il suono, il freddo, il calore e la luce medesima non sono altrimenti ne' corpi.
La Marchesa allora disse:  Poco manca voi non diciate non aver realit alcuna quanto un vede et ode: che io non debbo credere esser qui questo marmo, che io pur tocco con mano; esser voi...  Tal cosa  io risposi subito  non vi dir gi io. Bench non manchi di quelli che sostengono i corpi tutti non esser altro che ombre, e sogni perpetui di gente che  desta; io per me credo che sogni sieno i loro: n mi potr mai indurre a credere che io sogno, quando io vi veggo. Creder bens che le cose sieno molto differenti da quello che paiono. E lo stesso, Madama, dovrete fare pur voi. Quelle qualit soltanto hanno da risiedere ne' corpi senza pi , le quali dipendono dalla materia di che sono composti; le altre vi saranno apparenti. Cos che, fuor che nella mente nostra, non si trovano in nessun luogo. E le propriet della materia il Cartesio le ristringe alla estensione, per cui i corpi sono lunghi, larghi e profondi; alla impenetrabilit, per cui un corpo non pu trovarsi nel luogo di un altro; al muoversi; all'aver questa, o quella figura; all'aver le parti cos o cos modificate e disposte. Ora chi vorr mai il colore, la luce e simili, essere un certo moto, una certa figura, o tessitura di parti? Adunque sono nella nostra mente.  Ma  qui soggiunge la Marchesa  voi mi diceste pure un certo moto di rotazione ne' globetti della luce esser cagione del colore, che  nei corpi.  Piuttosto occasione  io ripresi  che se ne desti il sentimento in noi: come appunto quella propriet che hanno i corpi di premere i globetti del secondo elemento  occasione che si risveglia in noi il sentimento della luce; e quella, ond'essi fanno brandire e ondeggiar l'aria sino al timpano dell'orecchio, il sentimento del suono. Similmente una certa figura di particelle, o pure certi piccioli animaletti che sono ne' corpi, stuzzicando in una maniera o in un'altra i nervetti della lingua, sono occasione che in noi si desti l'idea di quello o di quell'altro sapore. E l'istesso avviene dell'odore e delle altre qualit somiglianti. E cos da noi chiamasi impropriamente qualit della materia quello che in realt  soltanto percezione della nostra mente.  Io gi intendo:  disse la Marchesa  noi siamo i conquistatori del mondo, che ci  dattorno; e divenghiam ricchi alle spese altrui. Il filosofo non lascia a' corpi che a malapena lo scheletro, dir cos, della estensione; e il resto, di che e' paiono rivestiti, lo d all'anima nostra.  E con ragione  io soggiunsi.  Quando uno si trova al buio, faccia di premere col dito l'un canto o l'altro dell'occhio, girandolo a uno stesso tempo parte opposta; e vedr tosto un cerchietto di colori, simile in certo modo a quelli che veggiamo nella coda del pavone. Onde questo? mentre certamente al di fuori non ha n colore, n luce. Non da altro, salvo che dalla pressione del dito, il quale opera cos grossamente nell'occhio quello che i raggi di luce vi san fare con tanto maggiore isquisitezza.  Veramente veggo anch'io  disse la Marchesa  che non pu stare altrimenti la cosa da quel che voi dite. Ma come  mai che in virt di un certo moto di rotazione io apprenda il rosso o l'azzurro? Qual corrispondenza ci pu egli essere tra i corpi in qualunque modo sieno disposti, e un concetto di colore, una idea, che l'anima forma dentro a se stessa? che pur parmi che i sentimenti dell'anima sieno una faccenda diversa in tutto da qualunque movimento si sia.  Comprendete voi meglio, Madama,  io risposi  qual corrispondenza ci sia tra il dolore, che  pur dell'anima nostra, e la puntura di un ago, che altro non fa che lacerare alcuna fibra della persona; tra un certo moto di un ventaglio maneggiato da dotta mano, e il sentimento ch'e' fa nascere in altrui della speranza?  Ed ella accennando di no:  Pur nondimeno  io soggiunsi  tali cose, bench di differentissima natura, vanno di compagnia: e l'una  cagione, o per lo meno occasione dell'altra.  Si dovr dunque dire  ripigli la Marchesa  che tra i movimenti della materia e le idee dell'anima ci sia quella corrispondenza che era negli Elisi tra Enea e l'ombra del padre Anchise. Conferiscono insieme, ragionano, rispondono l'uno all'altro. Ma quante volte Enea tent di abbracciare Anchise, altrettante se ne torn con le man vuote al petto.  Questi pur sono  io ripigliai a dire  i misteri della filosofia, alla quale, Madama, voi domandate assai pi ch'ella non pu veramente rispondere. Chi potria dirvi come lo spirito sia legato in questi nocchi della materia, come gli oggetti corporei cagionino certe idee nell'anima; ella all'incontro certi moti nel corpo, come senza estensione ella sia in ogni parte di noi, invisibil vegga, e intangibil tocchi? Sebbene non  punto da credere che si rimanessero muti i filosofi, se noi gli domandassimo del come tutto ci succeda. Ci metterebbono in campo gli spiriti animali, che scorrono per la cavit dei filamenti sottilissimi dei nostri nervi, e portano le sensazioni degli oggetti corporei al cervello, ed esso poi le imprime nell'anima; le cause occasionali; l'armonia prestabilita: ci farebbono dei laghi di filosofia, che noi poco intenderemmo, e che nulla conchiudono. E gi cotesti grandi ragionatori furono paragonati co' ballerini, i quali, dopo gli pi studiati passi del mondo e le pi belle cavriole, si trovano alla fine del ballo nello stesso sito per appunto che il cominciarono. Ma comunque sia del come e del perch, egli  indubitabile  io seguitai a dire  esservi pi specie di cose, le quali in noi ne producono di certe altre di ben diversa natura. Onde non maraviglia che certi movimenti ne' globetti di luce, eccitandone degli altri nella retina, che  una pellicella nel fondo dell'occhio, e questi comunicandosi, in qualunque modo ci avvenga, al cervello, non maraviglia, dico, che questi tali movimenti possano creare in noi certe idee di colore. E gi dell'istesso occhio, e della maniera con che si formano dentro di esso le immagini delle cose, sarebbe ora forse da parlare: se non che ecco, Madama, che io veggo comparire lo scalco, il quale viene ad avvertirvi esser gi messe le tavole: ed egli  oggimai tempo di vedere che qualit di sapore noi riferiremo coll'animo alla zuppa.  Non so  disse la Marchesa  se colui che tutta mattina ci ha studiato su, e crede di averglielo realmente dato, si accorderebbe cos di leggieri con voi altri filosofi, che ridur vorreste ogni cosa all'apparenza. Ch'ei non risappia giammai  io risposi  de' nostri ragionamenti. Egli non  persona da disgustare per cos poco, come  una opinione di filosofia.  E il dir questo e il levarmi su fu una cosa, stimando che cos ancora far dovesse la Marchesa. Ella al contrario volea pure che io le dicessi pi avanti, e non cos tosto si tralasciasse l'incominciato nostro ragionamento. Sopra di che io la pregai a volersi ridurre a memoria e ponderare il detto di quel poeta francese, nominato il poeta della ragione: come vivande riscaldate buon sapore non resero giammai. Della qual verit pur convenne dopo qualche contrasto la Marchesa; e finalmente a' piaceri della tavola ebbe a cedere il campo la filosofia.


DIALOGO SECONDO

Nel quale si espongono i principi generali dell'ottica, si dichiara la struttura dell'occhio, e la maniera onde si vede, e si confutano le ipotesi del Cartesio e del Mallebranchio intorno alla natura della luce e dei colori.

Nel tempo che dur la tavola, ora andava immaginando la Marchesa certe particolari specie di animaletti, da' quali le venisse destato quello o quell'altro sapore; ed ora raggirar faceva in uno o in altro modo i globetti della luce, secondo la diversit dei colori delle cose che se le presentavano innanzi. E mostrava avere non picciol obbligo al Cartesio, da cui riconosceva d'essere messa a parte de' segreti della natura. Se non che una qualche noia parea pur darle che de' suoi colori ei ne l'avesse spogliata. Dove io pur la veniva certificando che con una semplice disposizione di particelle ella avrebbe seguitato ad operar quello che per l'addietro operar credeasi col colore medesimo; e ch'ella poteva starsene sicura nel suo regno contro a tutti i macchinamenti della pi sottile filosofia.
Levate le tavole, e preso il caff, ella si ritir nelle sue stanze: e dopo avere nelle ore pi calde del giorno pigliato alquanto di riposo, venne nella galleria dove io mi trovava godendo della vista di un ameno e ombroso giardino, sopra cui essa risponde. Da pi di un motto che gett la Marchesa, ben m'accorsi del desiderio ch'ella aveva di ripigliare il nostro ragionamento. Ond'io, senza altro invito aspettare, presi a dire cos:  Tanto io vi veggo, Madama, infervorata della filosofia, che il parlarvi di qualunque altra cosa sarebbe senza dubbio indarno. Converr dunque dirvi due essere i principali accidenti a' quali  sottoposta la luce: la riflessione e la refrazione. Quando le particelle della luce vengono a dare nelle parti solide dei corpi, ribalzano da essi, non altrimenti che fa una palla dando in terra; e quel ribalzar che elle fanno, chiamasi riflessione. E per riflessione di raggi noi vediamo le cose tutte che diconsi opache, cio che non hanno il lume da s. La fiamma della candela, per esempio, manda raggi del suo:  un vorticetto di materia sottile, secondo il Cartesio, un picciolino sole, che preme la materia globulosa che gli  dintorno, e s alluma ogni cosa; laddove gli altri corpi opachi, i pianeti, quegli alberi, queste colonne, e che so io, non ci si rendono visibili se non in virt delle particelle del lume, o sia de' globetti che riflettono. Regolarmente sono rimandati i raggi della luce, dando in una superficie spianata, polita e tersa, quale  quella dell'acqua stagnante o degli specchi; come appunto una palla, dando in un terreno spianato, ribalza regolarmente, cio risale su colla stessa inclinazione che  scesa. Tutti i raggi, per darvi un bello esempio, che dal vostro volto vanno allo specchio, ne ritornano indietro per niente disordinati o confusi, ma con la stessa inclinazione e con la stessa situazione appunto tra loro con cui vi andarono. Cos  ripetuta o rimandata fedelmente dallo specchio la vostra effigie; e voi potete, Madama, presentarvi ogni mattina dinanzi a voi medesima, e consultare a tutta sicurt sopra il modo di lasciar cadere con pi eleganza un riccio, o sopra il pi vantaggioso sito da collocare un neo.  Gran merc  disse la Marchesa  che io son giunta a sapere il perch di cosa, che avendola sotto gli occhi tutto il d, era quasi vergogna non saperlo. Ma ben vi so dire che chi mi avesse l'altr'ieri parlato di raggi, che venendo dalla mia faccia sono poi riflessi dallo specchio, e che so io, io avrei creduto un tal linguaggio quel solito formolario che per vecchia tradizione ne suol ripetere la galanteria.  Al contrario  io seguitai  di quello che succede nello specchio, sono riflessi i raggi della luce se cadono in una superficie irregolare ed aspra, quale  quella di una muraglia. Rimanda essa bens i raggi del sole da cui sia illuminata; ma per la scabrosit sua confondendogli insieme, e sparpagliandogli per ogni verso, non ne restituisce la immagine. Quando poi i raggi della luce trascorrono dall'aria, per cagion d'esempio, dentro nell'acqua, imboccano i pori o i vani, che rimangono tra le particelle di quella (ch'essa pure, bench non gli vediamo, ha i suoi pori); e s passano oltre. Ma nel passar che fanno, si torcono dal primiero cammino che tenevano, venendo a piegarsi e quasi a spezzarsi, secondo il linguaggio degli ottici. E questo spezzamento, onde s'indrizzano a nuova strada, diversa da quella che innanzi facevano,  ci che refrazione si chiama. I corpi diafani o trasparenti, che danno la via al lume, come l'aria, l'acqua, il cristallo, il diamante, si appellano mezzi. E per dicesi la refrazione avvenire nel passar della luce d'uno in altro mezzo. Ed ella  maggiore, secondo che i mezzi hanno in s pi di materia, o vogliam dire sono pi densi. Onde i raggi si spezzano maggiormente, o mutano maggiormente direzione nel passar dall'aria nel cristallo che non fanno dall'aria nell'acqua, per essere il cristallo pi denso che non  l'acqua.  Bene sta;  disse la Marchesa  ed egli  ben naturale che il cristallo, per essere pi materiale, dir cos, dell'aria, abbia anche maggior forza nello spezzare i raggi della luce, che per esso trapassano. Ma come  mai che il Tasso dice, se ben mi ricordo,

Come per acqua, o per cristallo intero
trapassa il raggio?

Ch non continuate pi avanti, Madama,  io replicai  quei suoi versi per il rimanente della stanza? Mi pare che e' venga a inferire come in sulle tracce del raggio, che trapassa intero per lo cristallo o per l'acqua, cos pure osava il pensiero degli eroi cristiani penetrare per entro al chiuso manto della bella Armida.  Qualunque cosa  replic la Marchesa  ne venga a inferire egli, non  egli vero che da noi si dovr inferire non accordarsi gran fatto insieme messer Torquato e la scienza dell'ottica?  No certamente  io risposi.  E di quante simili discrepanze non troveremmo noi ne' poeti, chi volesse cos sottilmente esaminargli? Il licenzioso Ovidio non fa egli scorrere in un giorno tutti i dodici segni del zodiaco al sole, quando l'astronomia non gli consente che la trentesima parte incirca di un segno pel suo corso giornaliero? Fatto  che i poeti non parlano ordinariamente n a dotti, n a voi, Madama; parlano al popolo. E purch arrivino a muovere il cuore e a dilettar la fantasia del popolo, han toccato il segno. Tuttavia, a liberare il Tasso da quella taccia di errore, potremmo dire, se cos v' in grado, ch'egli ha inteso parlare di quei raggi che investono le superficie dei mezzi non obliquamente, ma a diritto: come sarebbe, se un raggio cadesse sulla superficie dell'acqua a perpendicolo, cio senza deviare da alcuna delle bande dal filo del piombo. Che quel raggio s bene passa oltre intero senza spezzarsi o piegarsi n da questo, n da quel lato; dove tutti gli altri, che vi cadono obliquamente o di sghembo, si rompono, e nel rompersi s'indrizzano ad altra via. Ora diversamente frangono i raggi passando da mezzo raro in denso, che non fanno da denso in raro. Per esempio, dall'aria dando nella superficie dell'acqua, si piegano nel penetrar l'acqua, indrizzandosi verso il perpendicolo, pi che non faceano prima di toccarla. E cos un raggio, che da un punto di questa muraglia andasse fuor per la finestra a percuotere colaggi appunto nel mezzo del fondo di quella vasca, vota ch'ella fosse d'acqua, riempiuta poi come ella  ora, non pu pi dirittamente dare in quel segno di prima; ma tuffandosi nell'acqua si torce di tal maniera, che viene a percuotere di qua del mezzo; cio in un punto di esso fondo a noi pi vicino. Che se quell'acqua divenir potesse un cristallo, pi ancora si torcerebbe, pi addentro tuffandosi; e pi ancora, se per opera di una qualche Alcina si convertisse in diamante. Ed ecco tutte le linee e tutte le figure, che io vi segner.  In fatti,  disse la Marchesa  che bisogno vi ha egli di linee e di figure, per intendere che un raggio, passando da un mezzo raro in un denso, si accosta al perpendicolo; e pi vi si accosta, quanto pi denso  il mezzo dov'entra?  Cos per,  io soggiunsi  che il perpendicolo s'intenda sempre dirizzato sopra la superficie del mezzo, che penetrano i raggi, in qualunque modo sia posta una tal superficie: in quella guisa che la candela, che  piantata nel piattello del candeliere, vi  sempre a perpendicolo in qualunque modo il candeliere si tenga o il piattello.  Benissimo,  disse la Marchesa  e naturalmente all'opposto ander la cosa, quando un raggio trapassa da un mezzo pi denso in un meno; voglio dire che allora si scoster dal perpendicolo.  Cos   io risposi.  Niente vi ha di malagevole a comprendere per voi, Madama. E gi voi vedrete in un batter d'occhio, come queste refrazioni, o deviazioni dei raggi, di che assai imperfetta notizia aveano gli antichi, sieno cagione di mille giocolini che s'osservano tutto d, e de' quali moderni sanno render la ragione. Per esse refrazioni noi riceviamo i raggi, come se venissero da altro luogo che da quello ove gli oggetti realmente si trovano: e l'occhio, che non sa nulla di tutto questo, riferisce poi sempre gli oggetti col donde pare che i raggi gli vengano; vale a dire, vede secondo la direzione dei raggi che lo feriscono. Uno di questi giocolini ve lo voglio far vedere pur ora; da che abbiamo qui in pronto quel bel catino di porcellana e una brocca d'acqua. Ora ecco io pongo nel fondo del catino questa moneta. Piacciavi, Madama, di scostarvene tanto che la sponda del catino vi copra la moneta e v'impedisca il vederla.  Cos fece la Marchesa: ed io, riempiuto d'acqua il catino sino al sommo:  Non vedete voi subito  ripigliai a dire  la moneta, senza punto muovervi dal vostro posto?  S bene  rispose la Marchesa.  Ma come ci? che ben sono lontana dal vederne il perch in un batter d'occhio.  Considerate, Madama,  io ripigliai  come la moneta manda raggi per ogni verso; sia pieno il catino, o pur voto d'acqua; ma quei raggi che da essa moneta sarebbono venuti per dirittura all'occhio vostro, quando voto era il catino, venivano intercetti dalla sponda del catino medesimo; e quelli che dalla sponda non erano intercetti andavano tropp'alto perch voi gli poteste ricevere: e in tal modo a voi si toglieva il poter vedere la moneta. Non cos avviene, quando il catino si riempia d'acqua. Quei raggi che andavano tropp'alti si piegano alquanto in basso verso di voi, si discostano cio dal perpendicolo nell'atto dell'uscir fuori dell'acqua; e per giungono a ferir l'occhio vostro, il che prima fare non potevano: e voi vedete la moneta, ma fuori del luogo dove realmente ella . Di somiglianti scherzi vi ricorderete avervi fatto il prisma. Oltre al farvi apparir le cose variate di colori, ve le mostrava altres fuori del luogo loro. I raggi degli oggetti entrando per la faccia del prisma che era loro rivolta, vi refrangevano dentro; e uscendo dipoi dalla faccia di esso, che vicina trovavasi all'occhio vostro, tornavano a refrangere. Talch da voi si ricevevano dopo due refrazioni, come se venissero o di pi alto o di pi basso; d'altronde in somma che in fatti non venivano.  Cos  veramente  riprese la Marchesa.  Secondo che situato era il prisma, ora mi conveniva guardare in su, per vedere gli alberi e la campagna; ed ora in gi , per veder l'aria. Pareva che talvolta il cielo fosse in terra, e poi la terra in cielo. Comprendo ora il perch di tutte quelle bizzarrie; e parmi si potesse dire che le passioni, che tanto ne fanno travedere, e ne mostrano le cose fuori del loro debito luogo, sono altrettanti mezzi, o prismi, che tra il vero si frappongono e l'occhio della mente.  Buon per noi,  io risposi  se tali prismi noi gli sapessimo cos ben maneggiare come i prismi dell'ottica; e potessimo almeno assegnar cos bene e prevederne gli effetti. Qualunque sia la posizione o la materia di questi, si pu facilmente sapere quale esser debba l'aspetto delle cose per essi traguardate; poich le refrazioni vi si fanno con certissima regola. E generalmente elle succedono con tal proporzione e con tal legge, che, nota la inclinazione del raggio diretto alla superficie del vetro, dell'acqua, o di qualunque altro mezzo si sia, vi sanno dire a capello quale esser debba la inclinazione corrispondente nel refratto. Della qual scienza  riputato fondatore il vostro Cartesio. E dove ella gioca principalmente,  in quegli scambietti, dir cos, che fa la luce passando a traverso un vetro d'occhiale colmo, o convesso da amendue le parti, che si chiama lente, per la similitudine ch'egli ha con un grano di lenticchia. Figuratevi, Madama, due raggi di luce che camminino paralleli tra loro: ci vuol dire che mantengano sempre in camminando l'uno rispetto all'altro la medesima distanza, come fanno le spalliere di que' viali. Se questi raggi vengano a cadere sopra una lente, vannosi ad unire in un punto di l da essa per la refrazione che ne patiscono, cos sopra all'entrarvi, come sotto all'uscirne. Tal punto si chiama il fuoco della lente, ove raccogliendo i raggi del sole ha potere di ardere e di levar tosto in fiamma la polvere di archibuso che ivi sia collocata.  Vengo ora in chiaro  disse la Marchesa  di ci che altre volte ho udito dire; come con un vetro posto dinanzi al sole altri pu ardere, niente meno che si farebbe con una bragia viva. Col ghiaccio medesimamente ci pu farsi  io soggiunsi.  Come col ghiaccio?  ripigli ella in atto di maraviglia.  Figuratevi  io risposi  un pezzo di ghiaccio conformato a guisa di lente; e vedrete ch'egli potr ardere, come un vetro, sino a tanto che non sia disciolto dal sole.  Verissimo  ella riprese a dire.  E qual ricca fonte di concetti e di arguzie non sarebbe egli stato a' nostri begl'ingegni di un tempo fa cotesto potere ardere col ghiaccio!  Certo,  io risposi  Madama, non sarebbono andati esenti i vostri occhi da una qualche fredda comparazione, allora quando i nostri poeti s'udivano cantare

Deh Celia all'ombra giace!
Venga chi veder vuole
giacere all'ombra il sole.

Ma, continuando il nostro ragionamento, i raggi che cadono sopra una lente paralleli si riuniscono nel foco di essa; e quelli che non sono tra loro paralleli, ma che procedendo da un punto si vanno discostando l'uno dall'altro, si riuniscono essi altres in un punto, ma pi lungi dal foco. E tanto pi lungi quanto pi presso  il punto dond'e' procedono.  Di grazia, entr qui la Marchesa  non v'incresca ripetere queste ultime parole.  Voglio dire,  io ripigliai  che, quanto pi presso alla lente sar il punto donde procedono i raggi che vanno sopra di essa a cadere, tanto pi lungi dal foco sar il punto dove egli andranno ad unirsi. E per lo contrario sar tanto pi presso al foco il punto della loro unione, quanto pi lungi dalla lente  il punto dond'e' procedono. Che s, Madama, che questa mia diceria incominciava a parervi alquanto lunghetta?  No per certo  ella rispose.  Troppo volentieri ho seguito le vie della luce.  Ors ,  io ripresi a dire  per queste vie ch'ella tiene, si giugne da noi ad avere la pi dilettosa vista che un possa immaginare. Ma, per goderne, bisogna un bel d di sole essere in una stanza affatto buia, salvo un piccolo pertugio, dietro al quale intendasi congegnata una lente. Ciascun punto degli oggetti di fuori, che sono in faccia al pertugio, vi manda dei raggi. I quali, trovando ivi la lente che gli aspetta, vengono da essa riuniti dentro della stanza in altrettanti punti, che hanno rispettivamente tra loro la medesima situazione e il medesimo ordine che i punti degli oggetti donde e' partono. E cos vengono, quasi punte di pennello, a dipingere sopra un foglio di carta, che dietro alla lente si pone, l'immagine di quegli medesimi oggetti. E ben vi so dire, Madama, che di tal forza e di tal precisione  quella pittura, che un paese di Marchetto Ricci o una veduta del Canaletto male vi starebbono a fronte. Maravigliosa vi  la degradazione, armonioso, quanto mai dir si possa, il colorito, esattissimo il disegno. Non solo vi  animato ogni cosa, ma si muove veramente. Vi vedreste camminar le persone, tremolar le foglie degli alberi, veleggiare una barchetta, o dar de' remi nell'acqua. Che pi ? Su per l'onda, che rompono i remi, vi vedreste scherzar variamente ed isfavillare il lume.
Che non mandiamo tosto,  entr qui a dire la Marchesa  per una lente? Mi par mill'anni di vedere cos fedelmente copiati i bei siti che abbiamo qui d'attorno, di vedere un quadro di mano di cos eccellente maestro, quale  la natura.  Grande senza dubbio, Madama,  io risposi  sar la vostra maraviglia; n minore il piacere che ne prenderete. Ma non vi fareste poi anche le maraviglie, se, continuando io nella stanza buia a ragionarvi di filosofia, dicessi cos: Ora ecco fate ragione di essere col pensiero in uno dei vostri occhi, e di vedervi quello che avviene l entro. La stanza buia, dove siamo,  la cavit, o camera interna dell'occhio. Il pertugio della stanza  la pupilla, che  nella parte anteriore di esso: la lente  un certo umore detto cristallino, il quale appunto di lente ha figura, e stassi a rincontro della pupilla: il foglio di carta, che riceve la immagine degli oggetti,  la retina, che  una pellicella che soppanna il fondo dell'occhio, ed  tessuta de' filamenti del nervo ottico, per cui l'occhio mette nel cervello. Merc di tali ordigni si dipingono nel vostro occhio le cose che vi si fanno innanzi, e voi vedete. Per certo,  ripigli la Marchesa  io non mi sarei mai pensata che quel bel quadro fosse tanto filosofico. E non  egli il Cartesio che lo intese il primo, a dir cos, e ce lo rese altrettanto utile, quanto era dilettevole?  O felice il Cartesio,  io risposi  al quale voi vorreste aver obbligo di ogni cosa! Ma di questa conviene averlo a un tedesco, per nome Keplero, a cui la fisica ha parecchi altri obblighi, e non piccioli. Credevasi comunemente ne' tempi addietro, che dalle superficie dei corpi traspirassero del continuo, e si andassero distaccando certe membrane, o pellicelle, a guisa di effluvi: e queste pellicelle, che chiamavano simulacri, somigliantissime a' corpi donde partivano, volavano per aria, ed entravano poi nell'occhio, non si sa come, e vi recavano dentro una fedele immagine delle cose poste al di fuori. Cos spiegavano il come per noi vedeasi; o piuttosto cos folta era la nebbia, che ricopriva le viste di quei filosofi. Presentemente  chiaro ogni cosa, per la similitudine che ha l'occhio con la camera scura, che camera ottica medesimamente si chiama. Gli oggetti mandano raggi da ciascun punto a traverso della pupilla all'umor cristallino; ed esso, riunendogli in altrettanti punti, restituisce la immagine de' medesimi oggetti, e la porta sulla retina. E perch i raggi che formano le immagini degli oggetti si uniscono dietro all'umor cristallino a varie distanze, secondo la varia distanza donde procedono, perci  necessario che la retina si faccia quando pi dappresso all'umor cristallino, e quando se ne allontani; acciocch la immagine di ciascun oggetto possa nell'occhio riuscir netta e distinta. N pi n meno che nella stanza buia convien fare col foglio di carta; che se non  posto ivi giustamente, dove per la refrazione della lente concorrono i raggi di un oggetto, la immagine di esso ne torna sfumata e confusa. A tale effetto si vuole sieno ordinati certi muscoli che fasciano il globo dell'occhio. Ciascuno de' quali ha in oltre un proprio e particolar suo ufizio: questo di volger l'occhio all'in su, quello all'in gi ; questo a destra, quello a sinistra; ed uno ce n', al cui governo presiede chi governa buona parte della nostra vita. Muove esso obliquamente l'occhio, e gli d quel muto favellare, che suole essere pi eloquente e pi caro di qualunque pi espressa parola. Tutti dipoi insieme quei muscoli si vuole che concorrano a portare la retina ora pi dappresso all'umor cristallino ed ora ad allontanarnela; secondo che da noi or qua or l si viene rivolgendo la vista, ed ora quella cosa si adocchia ed or questa, posta pi vicina o pi lungi da noi. Ma qualunque sia l'ingegno, per cui si ottenga di conformar diversamente l'occhio, secondo le varie distanze degli oggetti, ci sono di quelli che per proprio difetto noi possono conformare in maniera da veder distintamente le cose lontane, e dagli ottici sono detti miopi: ed altri all'incontro, che noi possono per le vicine, sono detti presbiti.  E per questi tali,  disse la Marchesa  mi penso sieno fatti gli occhiali.  E di varie specie occhiali  io risposi.  Gli ordinari non sono altro che una lente convessa da amendue le bande; e trovati furono solamente quattrocento anni fa a consolazione de' presbiti, o sia de' vecchi. L'uno de' tanti incomodi che mena seco la vecchiaia  lo appassire dell'occhio, e il soverchio accostamento della retina all'umor cristallino. Da ci ne viene che i raggi degli oggetti vicini, che dalla lente sono raccolti pi da lontano, arrivano alla retina prima di essere riuniti, e vi stampano una immagine confusa e sporca.  Non maraviglia dunque, disse la Marchesa  se cotesti vostri presbiti, quando hanno da leggere una lettera, e non trovano gli occhiali in pronto, la tengano molto lungi dall'occhio. In tal caso la immagine, che cade all'umor cristallino pi vicina, pu riuscir netta e distinta.  E similmente avviene  io soggiunsi  se, tenuta la lettera alla consueta distanza, la lente dell'occhiale aiuti la refrazione del cristallino, e faccia s che i raggi si uniscano a minor distanza a esso che fatto non avriano: malinconie per altro, delle quali non si conviene parlare a chi ha, come voi,

chiar'alma, pronta vista, occhio cerviero.

A voi, Madama, si conviene piuttosto parlare degli occhiali de' filosofi; voglio dire dei microscopi e telescopi, merc i quali pur possono contentare in parte e sbramare la loro curiosit. Di moltissimi oggetti avviene che la immagine non riesca per conto niuno sensibile alla nostra vista, a cagione della estrema sua picciolezza; di alcuni oggetti, perch minutissimi, quantunque a noi sieno vicini; di altri, perch da noi sommamente lontani, quantunque in s sieno vastissimi. Intorno a quelli si adoperano i microscopi, i telescopi intorno a questi: e per via di varie sorte di lenti in essi congegnate ingrandiscono quelle piccioline immagini, per modo che ci  ora dato veder quello che altre volte non vedeasi; o vedere con distinzione grandissima ci che solamente vedeasi cos in confuso. Non si potrebbono mai esaltare abbastanza cos nobili trovati, de' quali siamo debitori al nostro Galilei, che prese di Linceo meritamente il nome, e rese, si potrebbe anche dire, lincei gli occhi dell'uomo. Cogli aiuti del telescopio l'uomo si  fatto pi d'appresso al cielo, e si mescola, in certo modo, con le cose che tanto sono al di sopra di lui. Quante stelle non siamo noi giunti ad scoprire, che isfuggono l'occhio nudo? E la via lattea, che veggiamo biancheggiare la notte, e stendersi dall'uno all'altro polo, non  altro che una moltitudine infinita, uno esercito innumerabile di stelle. Delle montagne e de' valloni che sono nella luna, sar senza dubbio, Madama, giunta la voce anche a voi. Sono esse pure una scoperta de' telescopi, i quali nelle macchie di quel pianeta ci hanno fatto vedere delle bassure e delle alture grandissime: a tale che ce ne ha che superano di molto queste nostre Alpi. Per via poi delle macchie che ci hanno mostrato sulla faccia di Giove, di Marte e del sole, siamo pervenuti a conoscere il giro ch'e' fanno intorno a se stessi. E solamente dal passato secolo in qua, che sonosi trovati que' belli ordigni, sappiamo che Giove ha intorno di s una corona di quattro satelliti, o lune, che vogliamo chiamarle; e Saturno ne ha una di cinque, con di pi un bello anello luminoso, che gli aggiorna di continuo le notti. Per essi finalmente si conobbero con precisione le grandezze de' pianeti, quelle distanze di tanti milioni di miglia che sono tra essi e noi; si  venuto in chiaro del vero sistema del mondo; e se gi disse un antico poeta che Giove guardando la terra, non vi potea veder nulla che non fosse trofeo dell'armi romane, forse i filosofi potrian dire al presente che, guardando il cielo, non vi pu veder cosa che non sia scoperta e quasi conquista de' telescopi. Feci io qui un po' di pausa. E la Marchesa riprese a dire:  Con tali e si magnifiche parole avete voi rappresentate le gesta de' telescopi, che non so gi io qual figura vi potranno fare i microscopi al paragone.  Di molto, Madama,  io ripigliai  hanno disteso anch'essi i confini dell'umano sapere. Se i telescopi, allungando la vista degli astronomi, ne hanno fatto conoscere mondi remotissimi da noi, e i microscopi ne hanno fatto conoscere noi stessi, assottigliando la vista degli anatomici. E se gli uni, mostrandoci le valli e i monti, la notte e il giorno, che a somiglianza della nostra terra hanno ancora i pianeti, ne hanno fornito argomenti per non credergli paesi oziosi e morti, ma abitati anch'essi, e gli altri ne hanno veramente mostrato innumerabili nazioni, dir cos, di viventi, incognite agli antichi, e in cose che non pareano gran fatto acconce ad essere abitate. In una gocciola di aceto e di altri liquori moltissimi vi si  discoperta una tal popolazione di animaluzzi, che la Ollanda e la Cina sono in paragone un deserto. Lascio poi a voi a pensare, Madama, quanto minutissima sia la picciolezza di quegli animaluzzi. Basta dire che dentro a un granello di miglio ce ne capirebbono i milioni. N pare che sia meno mirabile di quelle strabocchevoli grandezze che ci ha fatto conoscere il cannocchiale, quella picciolezza incredibile, che pur ci ha fatto vedere il microscopio.
Ben pare  disse la Marchesa  che l'uomo tenga del divino; l singolarmente, dove ha saputo col suo ingegno trovare aiuti onde accrescere la picciolina sua forza, e farsi come maggiore di se medesimo. Ma sovra ogni altra cosa ammirabili mi paiono questi strumenti per cui ora la nostra vista si stende quasi in infinito di qua e di l degli strettissimi confini che pareva averle prescritti la natura. Che cosa vedevano, si pu dire, gli uomini avanti la invenzione del cannocchiale e del microscopio? Non altro che la scorza, e un barlume delle cose. Starei per dire che gli antichi, riguardo a noi, fossero quasi ciechi.  In questa parte non  dubbio  io risposi.  Sebbene, ciechi erano reputati coloro, o almeno aver le traveggole, i quali vedeano con quegli strumenti quelle tante cose che hanno di tanto ampliato la sfera del nostro sapere. Ben ebbe a provarlo il nostro Linceo medesimo, al quale tocc di pagare assai cari i benefizi che colle sue scoperte si avvis di fare all'uman genere.  Come?  ripigli in atto d'impazienza la Marchesa.  Non si alzarono le statue, non si arse l'incenso, non si appiccarono i voti a un tal uomo?  Al contrario,  io risposi  la ricompensa che egli ebbe fu la stessa che, per avere discoperto un nuovo mondo, avea avuto alcun tempo innanzi il Colombo: accuse, processo e carcere. N altrimenti succede a coloro i quali a fil di ragione pigliano a combattere le opinioni radicate nelle menti degli uomini, e colla verit alla mano fannosi ad atterrare gl'idoli della prevenzione. Le discoperte del Galilei contraddicevano a quanto insegnavano i maestri di allora sulla struttura del corpo umano, e sulla fabbrica singolarmente de' cieli; andavano per diritto a ferire quanto sulla parola di Aristotele credevasi a quei tempi nella filosofia essere pi solenne e pi sacro. Ed ecco quanto bast perch egli fosse contrariato da ogni parte, perseguitato, condannato, tenuto reo. Oltre di che le nuove scoperte si disprezzavano, perch nuove; gli errori che messo aveano, dir cos, tanti secoli di barba, si sostenevano come le verit le meglio dimostrate. Tanto  vero che la caligine dell'antichit suole ingrandire nella nostra apprensiva l'altrui merito, come appunto gli oggetti per nebbia sogliono apparir pi grandi del giusto. N io mi maraviglierei punto che anche al d d'oggi alcuni ci fossero tra noi, tanto innamorati delle cose antiche, i quali facessero maggior caso dei sogni di Parmenide, secondo cui il sole  freddo e caldo, la via lattea un miscuglio di denso e di raro, che de' pi bei trovati de' nostri filosofi.  Per quanto venerabile  riprese a dir la Marchesa  essere possa la nebbia o la barba dell'antichit, non credo per gi io il facessero, una volta che avessero veramente assaporata la filosofia moderna, che con tanta chiarezza rende le ragioni delle cose, e udito avessero quanto da voi mi  stato esposto sinora.
Peccato,  io risposi  Madama, che tutto quello che avete udito non sia per star saldo alla prova. Non dico gi che dobbiate aver dubbio alcuno intorno al refrangere e riflettere della luce, che abbiamo discorso; intorno alla perfetta similitudine che corre tra la camera oscura e il nostr'occhio: n che dobbiate ritrattarvi della rinunzia che avete generosamente fatta del colore, che tenevate pi vostro, del misto di rose e di ligustri. Ma finalmente del sistema del Cartesio voi dovete fare quel conto, e non pi , che si vuol fare d'un bel giuoco di fantasia.  Ecco adunque soggiunse qui prestamente la Marchesa  che la miglior parte del mio sapere  ita in fumo. Con quanta facilit non poteva io render ragione di mille cose, e tra le altre formarmi dentro alla mente qual colore pi mi piaceva? E Dio sa quanti pensieri mi coster da qui innanzi una sola mezza tinta! Io vi confesso che mi sa malagevole a dovere abbandonare il Cartesio: e io pur mi sentiva affezionata a quel suo sistema.  Ma senza dubbio, Madama,  io risposi  molto pi il sarete alla verit. Il sistema del Cartesio ebbe, come Ercole, sin dalla culla di gran nimici a combattere; ma, al contrario di Ercole, quasi che nella culla medesima fu spento. Appena compar al mondo, che fu obbiettato da alcuni come il lume delle stelle non potrebbe in niun modo giugnere a noi, perch la pressione di un vortice rintuzza ed uguaglia la pressione degli altri co' quali  in equilibrio; cosicch lungo i confini di ciascun vortice la luce  come ammorzata da una contraria luce. Da altri pi sottili esaminatori delle cose naturali fu poi mostrato lo imbarazzo, anzi la impossibilit che avrebbono i pianeti a muoversi nei vortici del Cartesio; e molto pi le comete, che vi girano talvolta per un verso contrario a quello de' pianeti.  Non mi diceste gi voi  soggiunse qui la Marchesa  che dal vortice sono portati in giro i pianeti, come gi a seconda sono portate le navi da una corrente?  Cos   io risposi; ed ella:  Pel giro adunque de' pianeti pare non ci abbia luogo difficolt alcuna. Niente immaginare potrebbesi di pi chiaro. E tra le correnti del vortice, che vanno tutte per un verso, non potria egli avvenire che se ne formassero alcune, che andassero per un verso contrario, come, per rivolgimento delle acque ritrose, avvenire pur talvolta si vede ne' fiumi? E non potrebbero esse correre per di assai lunghi tratti, atteso la vastit medesima del vortice? E queste correnti contrarie saran desse, che ne porteranno le comete a ritroso e per un verso contrario a quello de' pianeti.  L'amore  io risposi  che avete posto nel vostro Cartesio, vi rende pi ingegnosa che mai. E ben voi, Madama, cercate ogni via, come fanno i veri amanti; vi atterreste ad ogni ragione, per non dipartirvi da lui. Se i pianeti non facessero altro che girare, o danzare a tondo, non ci saria che dire. Il male si  che il fanno con certe particolarit, con certe tali leggi, le quali non ci  verso, per quanti tentativi sieno stati fatti, di aggiustarle con quello che vorrebbe la propria natura e l'indole del vortice; e guastano ogni cosa. E quanto al vostro sistema delle comete, ben pu ne' fiumi venirsi formando alcuna corrente contraria al filo dell'acqua, per la pi o meno profondit del letto del fiume, per la varia posizione delle sue rive, o che so io. Ma simili cause, come trovarle nel libero corso di un vortice nell'ampiezza del cielo? senza che qualche particolar corrente, che si venisse anche formando sarebbe assai prestamente vinta dalla corrente generale, e quivi si perderebbe; come vediamo appunto avvenire ne' fiumi, che il filone dominante, a parlar cos, dell'acqua porta via seco e assorbe ogni cosa. In una parola molte e gravissime obbiezioni furono mosse contro a quel sistema che ha trovato tal grazia dinanzi a voi, e per cui ha tanto combattuto il fiore dell'accademia di Francia. Ma una tra le altre ce n' che gli d l'ultimo crollo.

Quivi non fanno i Parigin pi testa.

E qual  mai  disse la Marchesa  questa cos terribile obbiezione?  Ecco qua, Madama:  io risposi  la pittura di questo muro  quello che gli fa cos cruda guerra.  Se egli non ha a temere  soggiuns'ella  altro nemico, io fo tosto cancellarla quella pittura.  Oramai  io risposi  il vostro amore per il Cartesio non conosce pi termine, n segno alcuno; che gli vorreste anche sacrificare il vostro Paolo, che ha saputo cos ben ritrarre su questo muro la pittura omerica dell'ira d'Achille. Ma troppe bisognerebbe cancellarne delle pitture, e secondo l'uso d'oggid dar di bianco a ogni cosa. Ors , Madama, io pianter questo mio coltello qui nella tavola, che  in mezzo della galleria. Voi rimanetevi qui; io andr a pormi l in quel canto. Or bene, voi, Madama, tenete l'occhio fisso nella clamide rossa di quell'Achille; ma fate di traguardare per mezzo l'estremit del manico di quel coltello.  Volete dire  ripigli qui la Marchesa  che io faccia come i cacciatori, quando prendon la mira.  Cos per appunto  io risposi.  E intanto che voi state mirando quella clamide rossa, io traguardo per simil modo quell'azzurro del mare; cio prendendo la mira anch'io per mezzo alla estremit del manico del medesimo coltello. Ora egli  indubitabile che ivi, per quel punto per cui da noi si traguarda, passa un raggio che viene dalla clamide ed uno che viene dal mare. I quali due raggi altro non sono se non due filze di globetti, l'una delle quali si stende dalla clamide al vostro occhio, l'altra dal mare al mio. E ancora  indubitabile, che questi due raggi si tagliano insieme nel punto da noi preso per mira; e per si trova ivi un globetto, che  comune, ed appartiene cos all'un raggio come all'altro.  Io non vedo ancora  disse la Marchesa  dove si vada a parar la cosa. Ed io:  Acciocch quei raggi facciano impressione in noi, sar mestiero che i globetti del raggio che viene dalla clamide premano dalla clamide sopra il vostro occhio; e i globetti del raggio che viene dal mare premano dal mare sopra il mio. E cos quel globetto, che si trova esser nel punto per dove da noi si traguarda, e che appartiene ad amendue questi raggi, bisogner che prema a un tempo e sopra il vostro occhio e sopra il mio. Che sarebbe lo stesso che dire che, essendo voi in capo di due viali, vi avviaste nel medesimo tempo e per l'uno e per l'altro. E questo non  il tutto. Parmi per  disse la Marchesa  essere tanto che basti a rovesciare ogni cosa. Bisognerebbe ancora  replicai io  che in quell' istesso globetto, solido come egli , ci fossero due differenti moti di rotazione a un tempo: quello che  voluto dal Cartesio, per muovere in voi l'idea del color rosso, e che dalla clamide scorre per il vostro raggio; e quello che  necessario a muovere in me l'idea dell'azzurro, e che dal mare va scorrendo per il raggio mio. Voi comprendete adunque, Madama, che con questi globetti non potremmo veder nulla di quello che noi pur veggiamo.  Comprendo ora  ripigli la Marchesa  con quanta ragione dicevasi della poca fede che si vuol dare a' sistemi di filosofia. Ma certo non avrei pensato mai che questo dovesse dare in terra cos facilmente.  Lo stesso Mallebranchio,  io risposi  una delle pi ferme colonne del cartesianismo, fu scosso egli medesimo da quella difficolt; e pens di metter mano nel sistema, cercando di assestarlo in modo che non repugnasse all'esperienze, che con ragione furono da lui chiamate revelazioni naturali.  E venne egli poi fatto disse la Marchesa  a cotesto Mallebranchio di raddrizzare in qualche modo l'edifizio?
Il Mallebranchio  io seguitai  ha fatto in picciolo nel sistema della luce quello che nel sistema del mondo avea fatto in grande il Cartesio. Per ispiegare i moti de' pianeti aveano immaginato gli antichi ch'e' fossero portati in giro da certe sfere solide dette epicicli: e, per render ragione delle varie apparenze di essi moti, facevano entrare cos sgarbatamente quegli epicicli gli uni entro degli altri, ch'era proprio una confusione; lo che diede motivo allo scandaloso motto di quel re matematico: che se Iddio, quando fece il mondo, l'avesse chiamato a consiglio, l'avrebbe assai meglio consigliato. Il Cartesio, per far giocare i pianeti pi liberamete, sostitu a quegli epicicli i suoi vortici. E similmente il Mallebranchio, per meglio spiegare gli effetti della luce, in cambio dei globetti duri immaginati dal Cartesio, vi sostitu dei vorticetti di materia sottile od eterea, picciolissimi e fluidissimi, de' quali ha riempito nel mondo ogni cosa. Il corpo luminoso, dic'egli, a guisa di cuore nell'uomo, si ristringe a ogni momento e s dilata; il che  causa di ondeggiamento nel mare dei vorticetti, che da ogni lato l'attorniano. Ora questi ondeggiamenti medesimi sono la luce; e la varia loro celerit il colore. Di qui egli ricava un'assai stretta parentela che corre tra la luce e il suono, ond'altri non s'era avvisato per ancora. Gli ondeggiamenti che concepisce una corda, quando percossa, e ch'essa comunica all'aria, e l'aria dipoi all'organo dell'udito, risvegliano in noi il sentimento del suono; e gli ondeggiamenti che da una fiaccola vengon comunicati alla materia eterea, e quindi al nervo dell'occhio, risvegliano in noi l'idea della luce. Nella maggiore o minor forza degli ondeggiamenti dell'aria sta la maggiore o minore intensione del suono; e nella maggiore o minor forza degli ondeggiamenti dell'etere sta la maggiore o minore intensione della luce. Anzi, a quel modo che la varia frequenza nel guizzar dell'aria fa la variet de' tuoni, come grave, acuto, con quelli che sono di mezzo, cos la varia frequenza nel guizzar dell'etere fa i vari colori rosso, giallo, e gli altri, che si possono considerare come i tuoni della luce.  Io non so  disse la Marchesa  se mai similitudine sia stata, e direi anche da certi nostri oratori, spinta tant'oltre. E pi oltre ancora lo   io risposi  da cotesto filosofo. Non  dubbio che i vari ondeggiamenti dell'aria si tagliano insieme, senza che l'uno rechi un minimo turbamento all'altro, non che si distruggano tra loro: come veggiamo tutto d avvenire nei concerti di musica, dove il violino non si confonde col basso, o il basso col violino,

e dove in voce voce si discerne.

Per simil modo,  ben naturale a pensare che succeda dei vari ondeggiamenti dell'etere, che dai diversi colori delle cose si trasmettono a varie parti; i quali potranno tagliarsi fra di loro senza confondersi, ovvero alterarsi in alcun modo. E ci perch un vorticetto, che sia comune a due filze che ondeggiano, potr da una parte ondeggiare per un verso e dall'altra per l'altro, dividendosi, per la medesima cedevolezza delle sue parti, come in due. E cos i vorticetti del Mallebranchio, merc la fluidit loro, vagliono a far quello che non potean fare i globetti del Cartesio, colpa la loro solidit.
State:  qui m'interruppe la Marchesa  chi veggo io l nel giardino? Il signor Simplicio, che viene alla volta di noi. Che partito prendere per difenderci da quella noia di sonetti, con che egli mi rifinisce; e ci non falla mai, in ogni sua visita? Ch non viene un qualche vortice a seco rapirlo, e a torlo via dal nostro sistema?  Alla quale io risposi:  Madama, non vi lasciate vincere a troppa pulitezza; tenetevi sempre in sulla filosofia: ed ella sar il vortice o l'Apollo, che ne salver da tale seccaggine.  La Marchesa disse che le piaceva. Mentre tra noi erano questi ragionamenti, ed ecco il poeta, il quale in sul primo abbordo prese occasione da un "come sta ella?" di ragguagliarne che da un tempo in qua pareva lo avessero in ira le Muse; che la vena d'Ippocrene e dell'usato ingegno era omai secca per lui. Avendogli noi fatto il piacere di contradirgli, egli ne rispose esser presto a provarne quanto detto ne avea con due sonetti e con una canzone, composti in quella istessa mattina, da' quali ben avremmo potuto conoscere quanto poco gli prestasse Apollo di quel favore del quale altre volte gli soleva esser cos largo e cortese.  Quando sia cos,  riprese la Marchesa  io per me, se fossi voi, vorreimi or ora spoetare. Venite terzo tra noi a ragionar della luce e de' colori, che hanno oggi fatto la materia de' nostri discorsi: e questi boschetti diverranno un'Arcadia di filosofia.  Egli se ne scherm, dicendo non aver ala cos robusta da salir tant'alto. Aggiunse non potersi meglio temperare la severit de' discorsi filosofici che con la poesia; e adduceva l'esempio del divino Platone, il quale non isdegn, diceva egli, con quelle stesse mani che scrissero il Timeo di toccar la cetera: ed entrava in pi altre novelle, quando la Marchesa pur ferma a non voler dar retta a' suoi sonetti, rivoltasi a me, torn in sul discorso del Mallebranchio, dicendo che veramente con que' suoi piccioli vortici si veniva a scansare la difficolt che era stata tanto fatale a' globetti; ch'ella per altro non si teneva gran fatto sicura della sussistenza di quella riforma, per la fresca memoria delle disavventure del Cartesio.  Pur troppo  vero,  io risposi  della natura delle cose umane essere la caducit:  cosa che il signor Simplicio ne l'avrebbe confermata con molti bei luoghi di poeti, e, a un bisogno, ancora co' suoi.  Ma quello, Madama,  io continuai a dire  che certamente non vi aspettereste mai, si  ch'egli  pur forza rinunziare al sistema o alla riforma del Mallebranchio, per quella medesima similitudine tra il suono e la luce, che al primo ispetto gli d tal aria di verit. Ella vien meno questa similitudine al maggior uopo. Ogni moto di ondulazione, il quale dal suo principio si dilata d'ogni intorno per cerchi via via pi grandi, se viene ad incontrar nel cammino un qualche impedimento, non per questo si rist egli; che anzi piegando da' lati di quello, e facendogli ala, procede innanzi in cerchi ordinati tuttavia. Non vi sovviene, Madama, che noi l'altro d udimmo molto bene il suono di un corno da caccia, che veniva di oltre quel colle? Segno manifesto che, non ostante lo interposto impedimento, giugnevano a noi i cerchi ondeggianti mossi dal suono nell'aria. Lo stesso vedremmo avvenire in quella vasca: che se altri vi gettasse dentro un sassolino, l'onda non si arresterebbe gi nel mezzo di essa, scontrando il piedestallo di quel gruppo; ma ben si dilaterebbe da ogni lato, e cercherebbe con la fluttuazion sua tutta la vasca. Adunque, come si ode il suono, dovrebbesi ancor veder la luce, ad onta di qualunque cosa frapposta. In conclusione non avremmo mai ombra; che, massime a questi d, non sarebbe la pi dilettosa cosa del mondo: come neppur l'avremmo con la pression del Cartesio. Ogni globetto di luce, toccandone molti altri, a s contigui, e questi toccandone degli altri, dovrebbe col suo premere sparpagliar la luce per qualunque verso, e illuminare anche col dove non pu dirittamente il sole. Talch nel colmo della mezza notte ci vedremmo cos chiaro come di bel mezzod.  Ecco  disse la Marchesa  una nuova difficolt contro al sistema del Cartesio, di cui per altro io non avea bisogno a sapere da quanto egli fosse.  In fatti  io ripigliai avremmo sempre luce senza interrompimento d'ombra, tanto nella supposizione del Cartesio, quanto in quella del Mallebranchio, siccome ha dimostrato il Neutono; il quale non si content di scoprire nell'ottica gli errori altrui, che vi sostitu del suo le pi belle verit.
Dette queste cose noi scendemmo nel giardino a pigliare un poco d'aria. E quivi entrammo in altri discorsi, cercando per sempre di distornare in un modo o in un altro la vena poetica del signor Simplicio.


DIALOGO TERZO

Esposizione del sistema d'ottica neutoniano.

Non cos tosto io fui avvertito la seguente mattina che erano aperte le stanze della Marchesa, che io mi vi rendei; e dopo i consueti convenevoli:  Madama,  io presi a dire  sete voi ben preparata ad entrare nel sacrario della filosofia? Ben sapete che ne sono esclusi i profani, e coloro che sonosi lasciati vincere ai globetti, ai vortici e a simili altre mondane immaginazioni. Prima di farsi alla soglia, conviene purgar del tutto la mente da quella vana curiosit, dove ha radice la superba follia degli autori di sistemi generali; conviene ricordarsi che, in pena di tal pecca, pare che sieno condannati, come il Sisifo de' poeti, a rotolare e a innalzar tuttavia di gran sassi, che hanno tosto a rovinare al basso.  Indarno adunque  disse la Marchesa  sar nato con esso noi il desiderio di sapere il perch delle cose.  Non indarno,  io risposi  se un tal desiderio condur ne possa a sapere come elle sono in fatto.  E sar poi questo  disse la Marchesa  un cos gran guadagno? E il saper questo solamente dovr tanto esaltare il filosofo sopra gli altri uomini?  Madama,  io risposi  non crederete voi che metta assai pi conto sapere la storia degli effetti che si osservano in natura, che perdersi dietro al romanzo delle cause? La marcia di un Montecuccoli non  ella pi instruttiva di assai che tutte le corse non sono de' cavalieri erranti dell'Ariosto o del Boiardo? D'altra parte tale si  la condizione dell'uomo che l'assicurarsi come le cose sono, il ben distinguere l'apparenza dalla realit, il saper vedere, non  cosa da tutti. Egli sembra che di assai folta nebbia sieno per noi ricoperti gli oggetti; quelli ancora che ne sono pi negli occhi. Gli effetti dipoi primitivi ed elementari, la natura ce gli ha nascosti, quasi direi, con eguale industria che le cause medesime. E se non si pu giugnere a veder l'ordine e la dipendenza, che hanno tra loro tutte le parti dell'universo, a scoprir le cause prime, voi non crederete per, Madama, che si faccia un cos picciolo guadagno a commettere insieme effetti, che pareano tra loro differentissimi, riducendogli sotto a un principio comune: e per via di osservazioni ricavare dai particolari fenomeni delle cose le leggi generali che osserva costantemente la natura, e colle quali da essa governato  il mondo.  Sino a qui,  disse la Marchesa  io non ho veduto delle osservazioni altra prova, se non che vagliono moltissimo a distruggere. Un sistema  egli bello, elegante e semplice? ecco che tosto gli muovon guerra, e non han posa che non l'abbiano posto in fondo. E non so se s'abbia a dire ch'elle tengono un poco dell'umor bizzarro di colui che dallo annientare le cose pi belle cercava di salire in fama e di esser nelle bocche degli uomini.  Tra i sistemi  io risposi  che fecero nel mondo la loro comparsa, forse non tiene l'ultimo luogo quello che fu immaginato sulle qualit dei raggi della luna; e che potrete aver veduto voi medesima essere anche in voga tra i pi . In sul fondamento che la luna presiede alla notte, come il sole fa al giorno, che il colore del sole tira all'oro e il colore della luna all'argento, e di simili altre variet, avvisarono alcuni speculativi che i raggi della luna dotati esser dovessero di qualit totalmente contrarie ed opposte a quelli del sole. E per se i raggi del sole sono caldi e secchi, come pur essere gli proviamo tuttod, quei della luna esser doveano per propria natura freddi e umidi. DaI che ne veniva in conseguenza che fossero anche mal sani. In fatti il pi delle persone, appena che la luna incomincia a innalzarsi sull'orizzonte e i suoi raggi piglian forza, si ritirano in casa, o credono avere il male di capo, se tanto o quanto passeggiando all'aria hanno bevuto della malignit del suo lume. Qui ancora inframetter si vollero gli osservatori delle cose naturali, e porre un tal sistema al crociuolo della esperienza. I raggi della luna vennero raccolti insieme, onde invigorire la operazion loro, nel foco di grandissime lenti, e quivi fu collocato un termometro;  questo uno strumento che per la dilicatezza e sdegnosit sua, dir cos, mostra all'occhio il caldo ed il freddo:  fatto di una palla o caraffa di vetro, con un sottilissimo collo, la quale contiene dello spirito di vino, che, a ogni minimo grado di calore che senta, si dilata e monta su per il collo della caraffa, e si ristringe a ogni minimo grado di freddo e dibassa. Osservarono adunque che non si ristrinse punto, bench nel foco di taluna di quelle lenti i raggi della luna umidi e freddi, come si credeano, venissero ad esser di lunghissima mano pi stretti insieme, e pi densi che nol sono quando battono dirittamente sopra di noi. Talch oltre al rischiarar le notti, e ad inspirar nel cuor degli amanti un non so che di appassionato e languido che dolcemente gli attrista, non hanno i raggi di quel pianeta qualit altra niuna.  Ecco delle osservazioni  disse la Marchesa  che pur dovrebbono andare a genio di tutti, come quelle che lasciano stare le cose belle, e ne guariscono da vani e mal fondati timori.  I filosofi da sistemi  io rientrai qui a dire  paragonare si potrebbono a quella generazione di statisti, che per via di sistemi di altra natura promettono mari e mondi, e dannosi vanto di arricchire detto fatto le nazioni. E gi non manca chi porga loro orecchio, ch tutti vorrebbono in picciol tempo divenire dotti, non meno che ricchi. Se non che gli uni trovansi alla fine di non aver fatto tesoro di altra cosa che di cedole di niun valore; e gli altri di moti di pressione, di rotazione e di simili altre cedole, o false monete della filosofia. Non picciolo adunque sar l'obbligo che noi aver dovremo alle osservazioni, se elle ne guariscono ancora dalle vane e mal fondate speranze. A chi mai potrebbono andare a genio

larghe promesse coll'attender corto,

il volere abbracciar tutto il mondo, e finalmente non istrigner nulla? Meglio  senza dubbio poter far fondamento su quel poco che uno ha: e il vero filosofo ha da rassomigliare a quei savi principi che amano di avere uno stato non tanto esteso, quanto sicuro. Bench, di quanto non hanno mai le osservazioni esteso i confini del nostro sapere? Voi medesima, Madama, conosceste pur ieri come, merc le osservazioni del microscopio, ha penetrato la nostra vista nel seno pi riposto dei corpi, e come ha scorso l'ampiezza tutta dei cieli, merc le osservazioni del telescopio: e cos di mille scoperte bellissime arricchite ne vennero la storia naturale e l'astronomia. Non altrimenti che con lo studio dell'osservare si perfezion la chimica, che arriva a risolvere i corpi ne' principi, onde sono composti, e quasi quasi a rimpastargli di bel nuovo; non altrimenti la nautica, per cui con tal sicurezza e rapidit si vola presentemente dall'uomo dall'uno all'altro emisfero. N gi vi pu essere nascosto, Madama, come la medicina, dove i sistemi sono tanto pieni di pericolo, non si pu in altro modo perfezionare ed accrescere, se non che ragionando sobriamente, e osservando, per cos dire, con intemperanza. Ma che pi ? all'osservare attentamente noi medesimi, al tener dietro passo passo al fanciullo, e ai progressi che fanno di mano in mano le facolt dell'anima nell'uomo, abbiam l'obbligo del poco che siam giunti a discernere della origine e della formazione delle nostre idee nel profondo buio della metafisica. Il Neutono dipoi, merc l'arte pi fina dell'osservare, aperto ne ha i pi occulti tesori della fisica: e dispiegando, come di lui cant un suo compatriotta, la lucida vesta del giorno, ne trasse fuori e svel finalmente agli uomini le fino allora nascoste propriet della luce, di quella cosa, che anima tutte le altre cose e rallegra il mondo. Le pi belle e ammirabili tessiture di essa luce voi vedrete al presente, Madama; e la verit vi ragioner nella mente per bocca del Neutono.
Un raggio scagliato dal sole,  io ripresi  un raggio di luce per sottilissimo ch'e' sia,  realmente, siccome io vi dicea ieri, un fascetto d'infiniti altri raggi, ma non gi tutti di un colore. Alcuni son rossi, altri ranciati o dor, altri gialli, altri verdi, altri azzurri, altri indachi, ed in fine altri violati. Primitivi ed anche omogenei si chiamano cotesti raggi, ciascuno de' quali ha un proprio e particolar colore; e da essi mescolati insieme ne vien formato uno eterogeneo o composto, come  un raggio del sole di color bianco, o per meglio dire che pende al dor. E cos la luce  la miniera de' sette colori primari, di che si vengono poi dalla natura dipingendo variamente le cose: che non  gi da credere ch'alcun raggio si tinga di rosso o di azzurro per la diversit della superficie in cui si scontra o de' mezzi per cui passa; ma dal seno istesso del sole, insieme col lume, reca seco un proprio ed inalterabil colore, bench non veduto da noi.  E come fu  disse la Marchesa  che il Neutono il vedesse egli?  Certo  io risposi  di molta acutezza qui gli fu bisogno: ma certo  altres, che egli medesimo non l'avrebbe veduto mai, quando i raggi primitivi per natura non fossero tali che, cadendo tutti con la medesima obbliquit d'uno in altro mezzo, per esempio dall'aria nel vetro, questi non refrangessero pi e quelli meno; onde vengono a stralciarsi e separarsi l'uno dall'altro; e il raggio totale o composto si risolve in tal modo ne' suoi componenti e parziali. Soggetti a maggior refrazione o pi refrangibili si trova essere sopra tutti gli altri i violati; a minor refrazione gl'indachi: seguitano gli azzurri, appresso i verdi, indi i gialli e i dor, e finalmente i rossi, che refrangendo si torcon meno che tutti gli altri.  Nuove e maravigliose cose in vero,  disse qui la Marchesa  voi mi raccontate di questa luce. Ben parmi che aveste ragione, quando mi diceste l'altro d che nel picciolo tragitto, che uno fa di Francia in Inghilterra, trova tutto cambiato: non solo la lingua, il governo, i costumi, gli umori ed il clima; che tutt'altra cosa  per sino la luce ed il sole. Ma se a discoprire tal novit era bisogno di un gran filosofo, non sar manco bisogno di lunghi discorsi a farla vedere agli occhi volgari. E se bastante si trova essere ogni minima cosa a rovinare un sistema, quanto non ci vorr egli mai a stabilir quello che sia d'accordo col vero?
Basta  diss'io  che voi, Madama, col pensiero finghiate d'essere in una stanza privata d'ogni lume, trattone quel poco che per uno stretto spiraglio e rotondo v'introduce un sottil raggio di sole, onde viene a stamparsi sul pavimento della stanza un'orma luminosa, o vogliam dire una picciola immagine del sole medesimo: indi a qualche distanza dello spiraglio intendiate trovarsi congegnato un prisma di vetro, che per traverso riceva quel raggio. Deve essere il prisma situato in maniera che con una faccia guardi a la volta della stanza, con l'altra lo spiraglio, e con la terza il muro che allo spiraglio  di rincontro, e con uno degli spigoli guardi il pavimento. Il raggio di sole, che penetra la faccia che guarda lo spiraglio, esce dipoi da quella che guarda il muro: di modo che il prisma, che nel raggio si ficca, quasi cuneo lo spezza, lo refrange e viene a buttarlo dirittamente sopra il muro della stanza, che allo spiraglio  di rincontro. Ora la traccia luminosa, che il raggio refratto imprime su pel muro, non  gia simile a quella che il raggio retto imprimeva sul pavimento. Quella era bianca, e poco meno che rotonda; questa  lunga cinque volte pi che la non  larga, di figura quadrilunga, ma tondeggiata negli estremi: e in oltre ella  distinta de' sette colori annoverati poco avanti. Sono essi disposti in una schiera diritta, con tal ordine che il rosso tiene la parte inferiore; contiguo a questo  il dor; appresso  il giallo, indi il verde, poi l'azzurro, seguita l'indaco, e finalmente il violato sale pi su che tutti gli altri, e tiene la parte suprema di quella schiera: cos per che tra l'un primario e l'altro, tra il rosso e il dor, il dor e il giallo, e via discorrendo, ci sono innumerabili mezze tinte, che legano insensibilmente insieme l'un primario e l'altro.
Pensate  disse qui la Marchesa  se la scala de' colori sar perfetta. Non ci  dubbio che l'occhio vi abbia nulla da desiderare.  Ed io continuai:  Rivolgendo un poco il prisma intorno a se stesso, ora per un verso ed ora per l'altro, senza punto muoverlo di luogo, voi intenderete agevolmente, Madama, che il raggio di sole si fa pi o meno obbliquo alla faccia su cui cade. Con ci si viene a mutar l'ordine della refrazione, e si vede la immagine colorata salire o scendere su pel muro. Si fermi il prisma, quando il raggio, cos all'entrare come all'uscire, sia egualmente inclinato alle facce del prisma; che allora appunto la immagine  della lunghezza che io vi diceva, e i colori sono anche pi belli ed accesi. Tanto che

N il superbo pavon s vago in mostra
spiega la pompa dell'occhiute piume,
n l'iride s bella indora e innostra,
il curvo grembo e rugiadoso al lume.

Io mi figuro  disse la Marchesa  questi colori vivissimi, e come fiammeggianti, nella profonda oscurit di quella stanza. Certo che insino a qui molto dilettosa e vaga  questa osservazione; e il cammino che conduce alla verit non  altrimenti coperto di spine.  Ora per render ragione  io continuai  di cos gran cangiamento converr dire l'una delle due: o la luce esser composta di varie specie di raggi diversamente colorati e diversamente refrangibili; e in tal caso il prisma altro non fa che scompagnarli al tragitto che fanno per esso; ed essi, cos separati l'uno dall'altro, segnano su pel muro quella immagine colorata e bislunga: oppure converr dire la luce tingersi di nuovi colori in virt della refrazione del prisma, ed in oltre ciascun raggio aprirsi, dividersi e dispergersi in pi e pi altri, perch la immagine del sole torni non solo diversamente colorata, m pi lunga ancora a pi doppi che larga; e a questo, che fu supposizione di un nostro filosofo detto Grimaldi, fu da lui posto nome dispersione della luce. Egli  forza, dico, chi non ammette la diversa refrangibilit, ricorrere alla dispersione del Grimaldi, a voler render ragione di quelle strane apparenze della immagine del sole refratta al prisma.  Adunque  disse la Marchesa  se di cotesta esperienza ne pu render la ragione tanto il Grimald quanto il Neutono, la cosa rimane tuttavia in pendente; ed io m'aspettava di dover sentire una prova decisiva pel Neutono.  La prova decisiva  io risposi  la vi dar or ora l'istesso Neutono. Altrimenti non potrebbe sfuggire quella solenne e gravissima taccia che gli fu data da un grande oppositore, ch'egli ebbe, non ha gran tempo, in Italia: di cavare cio da' suoi sperimenti pi conseguenze che cavare non si possono, e di avere espressamente da questo sperimento cavata la diversa refrangibilit de' raggi solari. Ma tanto  lontano ch'egli fosse troppo corrivo a fermare il suo giudizio, che a trova lui medesimo avere asserito potersi da quello sperimento inferire la dispersion del Grimaldi; ed ancora quelle strane apparenze della immagine del sole poter forse in gran parte avvenire da una disuguaglianza di refrazioni fatta dal prisma, non gi con regola costante, ma per abbattimento e a caso; e per non potervisi fondar ragionamento di sorte alcuna. Adunque per chiarir s ed altri sopra tal faccenda, egli avvis di far questa prova. La immagine colorata fatta dal prisma la fece ricevere da un altro prisma, posto alla distanza di qualche braccia dal primo. Ma dove il primo era, come il pavimento della stanza, orizzontale, l'altro era perpendicolare, come i muri di essa, o vogliam dire dirittamente in pi; e n tal modo la schiera de' colori che usciva dal primo prisma veniva a battere lungo la opposta faccia del secondo: il rosso nella parte inferiore, il violato su in alto, e gli altri colori nel mezzo. Il prisma che  orizzontale refrange i raggi di basso in alto, dal pavimento della stanza, dove andavano a battere, volgendogli al muro; e questo secondo in pi gli dee refrangere da un lato, ponghiamo da destra a sinistra: e cos i raggi, che refratti dal primo prisma andavano a ferir dirittamente il muro, vengono ora buttati a sinistra, a ferire il medesimo muro obbliquamente e di sghembo. Non so, Madama, se m'abbia qui spiegato abbastanza.  E la Marchesa fattomi cenno di s, io seguitai:  E cotesta nuova refrazione de' colori doveva essere il paragone o della diversa refrangibilit neutoniana, o della dispersione del Grimaldi, o in fine di quella fortuita disuguaglianza di refrazioni, che non  di niun sistema. Ed ecco il perch. Se la immagine del sole fatta dal primo prisma orizzontale, e refrangente di basso in alto, era diversamente colorata e bislunga, mediante una dispersione di ciascun raggio, che si faceva anch'essa di basso in alto, la seconda refrazione del prisma in pi dovea disperger di bel nuovo i raggi gi dispersi dal primo, e dovea dispergerli da destra a sinistra, poich da destra a sinistra gli refrangeva: con che la immagine del sole refratta da questo secondo prisma avrebbe dovuto esser diversa ne' colori e nella figura da quella del primo. Che se la immagine del primo prisma era diversamente colorata e bislunga, per una accidentale disuguaglianza di refrazioni, sallo Iddio quale strana cosa avesse fatto nascere il caso per la nuova refrazione che veniva a patir la luce. Ma ogni altra cosa ne avrebbe dovuto nascere, fuorch quello che richiedeva a un puntino il sistema neutoniano. E gi comprendete, Madama, quel che ci fosse. Se la refrazione del primo prisma non fa altro che separare i raggi diversamente colorati e refrangibili, che sono dentro alla luce, sicch la immagine del sole ne riesca colorata e bislunga, e la seconda refrazione da destra a sinistra non pu fare altro, se non che, di diritta ch'era la immagine, inclinarla sopra il muro. Del resto ella dee rimanere, in quanto a' colori, quale era dianzi. Assai chiaro  disse qui la Marchesa  mi sembra tutto questo. Se non che io non intendo onde avvenga quella inclinazione, che voi dite doversi fare della immagine sopra il muro.  Pur agevole vi sar ad intenderlo, io risposi  solch consideriate essere di necessit che anche dal secondo prisma sieno refratti maggiormente i raggi violati che i rossi; ci vuoi dire che sieno quelli buttati pi a sinistra di questi. Con che la estremit superiore della immagine andr a trovare il muro pi a sinistra che la inferiore, ed essa tutta verr quivi ad imprimersi non pur in piedi o diritta, ma in positura obbliqua e pendente. Cos pur deve, e pu solamente avvenire nel sistema neutoniano, e non in qualunque altro sistema; e cos per appunto avviene. Del qual fatto io medesimo co' prismi alla mano ne ho preso certezza pi volte. Oltre a ci, se appresso del secondo prisma in piedi ne vengano posti uno o pi altri parimente in piedi, acciocch la immagine gi refratta dal primo, tragittando per essi, venga a refranger nuovamente e sempre pi da destra a sinistra, tutte queste prove tornano a capello con la prima.
Poich in favor del Neutono  disse la Marchesa  si  cos chiaramente spiegata la natura, non ci sar oramai pi alcuno che non stia a una tale sentenza. E nel vero, per non dir nulla di quella disuguaglianza accidentale di refrazioni, che non ne porta il pregio, la dispersione del Grimaldi avea in s non so che di composto, che non mi andava gran fatto a verso.  Il credereste, Madama? io soggiunsi  l'oppositore, di cui parlammo, non ci volle gi stare egli a quella sentenza; che disse non avere in somma il Neutono fatto altra cosa che confermare la opinione del Grimaldi con di assai piacevoli esperimenti.  Io non prendo  ripigli prestamente la Marchesa  tanta ammirazione delle strane cose che pu dire uno, che pur voglia farsi oppositore, quanto io fo della negligenza del Grimaldi medesimo. Come non si avvis egli di mettere alla prova la sua opinione con un esperimento cos facile come fu quello del Neutono? E che altro finalmente ci voleva, se non che collocare in secondo prisma dopo il primo?  Ma forse  io risposi  il saper collocare quel prisma era pi difficile che immaginare un sistema. Vedesi per prova come in tutte le cose ci sono alcuni piccioli artifizi, difficilissimi a trovarsi, e, dopo trovati, paiono un niente; ed  pur vero quello che diceva un certo valentuomo: quanto mai  difficile questo facile!  Anche di questa verit  replic con bocca da ridere la Marchesa  se ne han prove nel nostro mondo femminile. Credete a chi ne fa la esperienza tutto il d, che un'acconciatura disinvolta e semplice costa il pi delle volte molti pensieri, e qualche sdegno.
E che si dir egli  io ripresi  aver costato al Neutono le altre belle sperienze, che da lui furono immaginate in prova della diversa refrangibilit?  Come?  disse la Marchesa  non resta ella forse bastantemente provata per la sperienza che descritto mi avete: che di altre ancora  bisogno? Mi sarei io forse lasciata persuadere troppo presto?  Chi potria pensare, Madama,  io risposi  che ci fosse per avvenir mai? Ma il Neutono, bench quella sperienza sia concludentissima, non vi vuole ancora neutoniana. Vedete fantasia che pu solo cadere in mente a un filosofo.

Non vuol che l'uomo a credergli si muova,
se quel, che dice, in sei modi non prova.

A chi non dovr piacere, ripigli la Marchesa, di avere a fare con una persona che non vi mette cos alle strette, e vi lascia campo a fare tutte le riflessioni che bisognano? Or via; che quanto ho udito m'invoglia vie maggiormente di udire.  Madama, io ripresi a dire  fate di tornare col pensiero nella nostra stanza buia, e fingetevela non pi con uno spiraglio solo, ma con due, poco lontani tra loro. E i raggi del sole, ch'entrano per quei spiragli, refratti da due prismi, dipingano due immagini colorate sul muro opposto a quello per cui hanno l'entrata. A poche braccia da questo muro figuratevi un funicello bianco, teso orizzontalmente in aria, di cui parte ha da essere illuminata da' raggi rossi di una immagine, e parte da' violati dell'altra; cos per che que' due colori nel funicello hanno da toccarsi insieme. Ci si otterr ora girando quel prisma un poco, ed ora questo; poich nel girare del prisma, il raggio si fa pi o meno obbliquo, gi il sapete, alla faccia su cui cade; e si vede la immagine colorata, che egli forma, salire, scendere, camminare su pel muro. Ma ci non basta. Conviene anche storcere cos un poco i due prismi l'uno verso dell'altro, accioch le due immagini vengano a maggiormente avvicinarsi tra loro e a combaciarsi insieme. E bisogno in oltre che il muro sia coperto di un panno nero, acciocch i colori, ch'egli altrimenti rifietterebbe, non turbino la esperienza, ov'hanno a spiccare, anzi a mostrarsi quei soli del funicello, e non altri. Or finalmente si pone un prisma all'occhio, e si osserva questo funicello; che, per la varia positura del prisma, parr pi alto o pi basso che non  in fatti. Mettiamo che paia pi alto. Non  dubbio che la parte tinta in violato ha da soffrire maggior refrazione dal prisma, che non fa l'altra tinta in rosso: e per esso funicello dovr apparire rotto e diviso in due parti; e la violata sar un po' pi alta della rossa.  Nel vero,  ripigli la Marchesa  cos pare ch'esser dovesse.  E cos  rispos'io  puntualmente succede. Anzi vi dir, Madama, che tutte quante le varie apparenze, che nascono in questa esperienza, rispondono cos esattamente al sistema neutoniano, e non a nessuno altro immaginabile, che  una maraviglia. Facciasi che altri giri pian piano de' due prismi quello che mandava al funicello i raggi violati, tanto che in quella vece sopra vi mandi gl'indachi, che  il colore prossimo al violato: ed allora chi guarder il funicello col prisma all'occhio, lo vedr, a dir cos, meno spezzato di prima; e l'una parte di esso si verr un tal poco accostando all'altra, per essere la refrangibilit minore tra i raggi rossi e gl'indachi, di quel che sia tra i rossi e i violati. Che se per simile modo quella parte d'indaca diverr azzurra, rimanendo l'altra tuttavia rossa, e voi per simile ragione vedrete il funicello spezzato meno; e meno spezzato ancora il vedrete, se di azzurra ella si faccia verde; e meno ancora, se gialla; e sempre meno, se rancia o dor; sinch fatta rossa, come  l'altra parte, il funicello non vi parr altrimenti spezzato, ma continuato ed intero per la uguale refrangibilit cos dell'una sua parte come dell'altra. Questa stessa cosa si dimostra ancora con un'altra simile esperienza, che senza tanti preparativi si pu fare da ognuno. Pigliasi una carta di due colori, una met tinta in rosso e l'altra in azzurro; e ponendola al lume della finestra sopra un tavolino coperto di nero, a chi la guarda col prisma apparisce come spezzata in mezzo, e divisa in due. Ed io mi sono pensato di pigliarne una dipinta di quattro colori: rosso, giallo, verde ed azzurro, con quell'ordine tra loro che gli ho nominati. A guardarla col prisma, si vede divisa in quattro parti: sicch l'una soprast all'altra, a foggia di gradini; e l'azzurro, secondo che variamente io andava ponendo il prisma all'occhio, ora si trovava il pi alto di tutti, ed ora il pi basso. E comunque si mutino e rimutino le circostanze della sperienza, ella sempre risponde cos a puntino a' principi neutoniani, che meglio non risponde alle dita del sonatore uno strumento di bene temprate corde, o a' cenni di bella donna il pi provato cicisbeo.
Qui la Marchesa, dopo essere stata alquanto sopra di s, riprese a dire in questa guisa:  Quante mai non sono le prove che accumulate si veggono insieme a stabilire e a confermare questa varia refrangibilit! Io per me non saprei immaginare qual certezza possono avere maggiore le cose della geometria, che, per quanto ho udito dire, hanno sole il vanto della evidenza; e quasi che io mi sentissi tentata di credere non troppo il gran caso si faccia dalle persone di cotesta geometria.  Grandissimo  il divario,  io risposi  Madama, che corre tra il genere di prove su cui si fondano le verit geometriche, e il genere di quelle onde sono fiancheggiate le verit fisiche. Una sola prova della geometria, la quale risale alla essenza delle cose stesse, che sono il proprio suo obbietto, vale per parecchie prove della filosofia, che non le pu raccogliere se non da molti e molti particolari che prende ad osservare.

Quanto pi s'arma, tanto  men sicura.

Le prove nondimeno della varia refrangibilit pare che abbiano una cos fatta forza, ciascuna per s, che vano sarebbe ogni contrasto. E finalmente convien confessare che quell'uomo, che s forte ora vi stringe, Madama, nel campo della filosofia, era anche il fiore de' geometri.  Vorremo noi dire  ella soggiunse  che il Neutono avea virt di far divenir geometriche ogni sorte di prove, che ogni metallo tra le sue mani si convertiva in oro?
Quell'oro per altro  io risposi fu creduto orpello da alcuni, e singolarmente da quell'oppositore di cui abbiamo parlato; il quale, tra le altre, prese a convincere di falso il principio della varia refrangibilit. Forse egli credette venire in fama col titolo di oppositore di un Neutono; ma certo egli si fece a contraddire l'ottica inglese, perch egli era della setta di coloro tra' nostri uomini che alle dottrine forestiere hanno per professione giurato odio e nimist.  E donde ci?  disse la Marchesa.  Pare a loro  io ripigliai  che gl'Italiani ci rimettano della loro riputazione, ricevendo da' forestieri un qualche insegnamento; essi che, conquistata gi con le armi la terra, la illuminarono dipoi colle scienze, la ripulirono con le arti; essi che tra i moderni furono i primi a levar la testa nel mondo letterario, e furono in ogni cosa i maestri delle altre nazioni. Non possono costoro comportare per niun conto che le scienze facciano ora cammino verso il Settentrione; e che da molti anni in qua sieno venuti in campo gli oltremontani.  E perch mai  disse la Marchesa  non dovea anche a loro toccare la volta? Stiamo noi pur contenti alle tante nostre glorie di un tempo fa, confessando ingenuamente non esser questo il secolo degl'Italiani: n in ci ci rimetteremo punto del nostro onore. Egli  ben naturale che prenda riposo colui che ha faticato di molto; e che dorma alcun poco fra il giorno chi si  levato prima degli altri di gran mattino. Ma infine che possono eglino apporre alle verit che scoperte furono oltremonti, e di l vengono in Italia?  Vanno dicendo  io risposi  che giace per avventura il serpente tra' fiori e l'erba; che si vuole stare in grandissimo timore, non tra quelle verit vi sia nascosa una qualche infezion d'errore.  Avremmo adunque  disse la Marchesa  da riguardare la filosofia d'oltremonti come le mercatanzie di Levante? Ma al vero convien pure dar pratica da qualunque paese e' ci venga.
Pensando cos giustamente, Madama,  io risposi  come voi fate, voi ben sentirete tutta la forza di un'altra prova della differente refrangibilit che nasce dalla varia distanza di foco, che i vari colori hanno nella lente; qualunque cosa siasene detto in contrario, da chi volle accecar se stesso e gli altri davanti al lume del vero. Differenti raggi colorati venendo tutti a una lente dal medesimo punto non dovranno gi riunirsi di l da essa nel medesimo punto, se vero  che gli uni refrangano pi e gli altri meno. I pi refrangibili che la lente storce pi degli altri, avranno il punto della loro unione, o sia il foco, pi vicino ad essa lente, che non l'hanno i meno refrangibili. Non  cos?  Appunto  diss'ella.  E la prova  questa:  io continuai  nella stanza buia al muro, dove feriva la immagine colorata del sole, il Neutono metteva un libro aperto; e disponeva le cose in modo che il prisma mandasse sopra i caratteri del libro non altri raggi, fuori che i meno refrangibili, o sia i rossi. A rincontro del libro, e in distanza di parecchie braccia da esso, alzava una lente convessa; la quale, raccogliendo in altrettanti punti dietro da essa i raggi che le venivano dal libro, ne ritraeva la immagine, come appunto fa la lente nella camera ottica degli oggetti che le stanno in faccia e sono illuminati dal sole. E tale immagine la riceveva sopra di un cartoncino bianco. Bello era a vedervi i caratteri negrissimi in campo rosso, e impressi cos netti e taglienti, che potevan leggersi come nel libro medesimo. Dipoi senza toccare n il cartoncino n la lente, faceva solamente cos un poco girare il prisma, acciocch i caratteri del libro, che illuminati erano da' raggi rossi, quegli stessi ne venissero illuminati dagli azzurri: ed ecco che si vedevano sparire d'in sul cartoncino quei caratteri; o almeno vi apparivano in campo azzurro cos sporchi e confusi, che per conto niuno non se ne poteva rilevare la forma. Ma accostato un poco alla lente il cartoncino, tornavano a farsi vedere belli, vivi e taglienti, come erano innanzi.  E non fu egli opposto  disse sorridendo la Marchesa  che il libro era per avventura inglese? dove conveniva, perch ci si potesse leggere il vero, ch'e' fosse latino o italiano. Una simile esperienza  io risposi  a cui far non potriasi una cos fortissima obbiezione, ho io presa di notte tempo con quattro pezzi di carta, l'uno de' quali era dipinto rosso, l'altro giallo, l'altro verde e l'altro azzurro; e sopra ognuno erano tesi certi reticelli di seta nera, che tenean luogo de' caratteri del libro. Ciascun pezzo di carta veniva successivamente attaccato nel medesimo sito della muraglia di una stanza, e posto in faccia a una lente. La muraglia era coperta di nero, e le carte gagliardamente illuminate da pi fiaccole; ma tra esse e la lente era congegnato un riparo, affinch alla lente non vi giugnesse altro lume, salvo che il riflesso dalle carte medesime. Ciascuna adunque veniva posta nello stesso sito in faccia alla lente; ma l'immagine loro distinta, che pur scorgeasi alla distinzione e nettezza di quei reticelli, non si ritraeva gi nello stesso sito al di l di essa lente. La pi vicina di quelle immagini era l'azzurra, poi la verde, appresso la gialla; e la rossa era la pi lontana.
Da quanto scorgo  riprese tosto a dir la Marchesa  aver voi operato per questa filosofia, a voi ben si conveniva cantare della luce settemplice; n io dovea cercarne altro comentatore che voi. Per altro io non so comprendere come si trovino al mondo persone cos ostinate e caparbie, che non si lascin volgere a prove di tanta evidenza. Il foco de' raggi di un colore  pi presso alla lente che il foco de' raggi di un altro; gli azzurri concorrono pi al di qua che i rossi. Non  egli chiaro, quanto appunto la stessa luce, la causa non ne potere esser altro, se non la differente refrazione, che provano nella lente i raggi di differente colore?  State pur sicura, Madama,  io risposi  che per l'altrui immaginazioni il ver non cresce o scema. Si ebbe un bel sottilizzare che in tale esperienza bisognava rimutare alcune circostanze, che in tale altra non si eran prese le debite precauzioni: erano tutti cavilli o falsi supposti; e per tali erano riconosciuti da tutti gli uomini di mente sana. Per qualunque ostinata guerra l'oppositore facesse alla dottrina del Neutono, ella ebbe la sorte di quel podere vicino a Roma, dove Annibale avea piantato gli alloggiamenti: che messo allora in vendita, niente per questo cal di prezzo. Ma che? In mezzo alle acclamazioni del trionfo uscivano le pasquinate del licenzioso soldato; e il merito sovrano dovette sempre pagare al pubblico la sua tassa. Qual fu mai bella donna, che non fosse argomento alle altre donne della critica pi severa? Ci andava, starei per dire, della riputazione del sistema neutoniano, se non veniva contrariato da pi parti. Chi si doveva levar su, e negare la diversa refrangibilit, e chi la immutabilit dei colori, che  un'altra propriet di quelli, scoperta dal Neutono. E questa immutabilit fu appunto negata in Francia, gi sono molti anni, dal Mariotto, filosofo di non leggieri dottrina e di molto grido. Rifatta da lui la esperienza, donde principalmente dipendeva la decisione di tal verit, trov la cosa tutto al rovescio che fu trovata in Inghilterra. Grande fu lo scandalo, che ne nacque; moltissimo si sparl delle novelle opinioni venute d'oltremare: e un sistema, tardo figlio del ragionamento e della esperienza, fu riposto dalla maggior parte tra le sconciature dell'umana fantasia.
Donde mai pu avvenire  ripigli allora la Marchesa  che la medesima esperienza mostri a chi una cosa, a chi un'altra? Sarebbe mai che la voglia di contraddire, l'amore della novit, una inveterata opinione facessero velo anche all'intelletto de' pi riputati filosofi; e accadesse loro come a colui, che gli par vedere

donne e donzelle, e sono abeti e faggi?

Pur troppo  vero  io risposi  che la maggior parte di essi, trattasi la toga di dosso, sono uomini fatti come gli altri. Il perfetto filosofo  pur cosa rara a trovarsi, come ben potete immaginare. Oltre alle molte scienze, delle quali ha da esser fornito, converrebbe che tale pur fosse, che n autorit mai lo movesse oltre al debito segno, n il seducesse fantasia, n lo sgomentasse difficolt niuna; ch'ei fosse destro, attivo, curioso, e insieme sagace, circospetto e profondo. Tutte le buone parti che qualificano le varie nazioni di Europa, trovarsi dovrebbono in colui che ha da interrogar la natura, esaminarla, metterla alle prove, far giusta ragione degli andamenti suoi e anche, a un bisogno, indovinarla. La diligenza poi ha in lui da dominare sovra ogni altra cosa. Tali qualit si trovarono riunite tutte nel Neutono: e la sua diligenza egli allora singolarmente manifest, quando volle dar la prova a' colori e assicurarsi se sieno veramente immutabili e ingeniti alla luce, o pure soggetti a mutamento, e di essa luce uno accidente e una modificazione. Nella stanza, quant'esser pu tenebrata, tutte le cose si dispongono come innanzi, perch vi si dipinga la immagine colorata del sole. Soltanto si pone quasi per giunta vicino al prisma una lente convessa, la quale riceve il raggio di sole ch'entra per lo spiraglio della stanza e lo tramanda ad esso prisma: e questo, affinch i colori nella immagine tornino pi separati e pi sinceri, che altrimenti non farebbono: ch'egli importa il tutto che tal separazione diligentemente, anzi scrupulosamente sia fatta. La lente torce i raggi del sole per raccoglierli nel foco; ma refrangendogli il prisma, prima che sieno raccolti gli viene a dividere, per la varia loro refrangibilit, in altrettanti fochi di vario colore. La immagine in tal modo dipinta si ha da riceverla sopra un cartoncino alla distanza appunto del foco della lente; ed ivi apparisce come una striscia sottile tinta di vari colori, ma oltremodo vivi ed accesi. Nel mezzo del cartoncino ci  un picciolo traforo, per cui a mano a mano vi possano tragittare i raggi di diverso colore: e dietro al cartoncino ne gli aspetta un prisma, il quale gli refranger nuovamente, per esempio di basso in alto, l'uno dopo l'altro. Se avviene che questa nuova refrazione produca alcun nuovo colore, converr dire il colore non altro essere che una certa modificazione, che acquista la luce dal prisma; e sar lecito a' filosofi allentar le briglie alla fantasia, e immaginare quali moti, quali figure, quali rotazioni di globetti, od altro, sieno a ci far necessarie. Se poi il raggio conserva costantemente il suo colore, tutte le belle immaginazioni dei filosofi, e il tempo da esso loro speso nel raccozzarle insieme, se ne andranno in compagnia de' versi di tanti poeti, e delle speranze di tanti cortigiani a raggiugner nella luna dell'Ariosto le altre cose perdute. Ora ecco ci che succede. Se due raggi, l'uno rosso e l'altro azzurro, cadano sul secondo prisma colla obbliquit medesima, l'azzurro dopo refratto ferir il muro della stanza pi in alto, che non fa il rosso, e i colori di mezzo ordinatamente in vari siti di mezzo; quelli che aveano dal primo prisma sofferto maggior refrazione, maggiore sofferendola anche dal secondo, e ricevuti a diritto sopra una carta, segneranno tutti sopra di essa una immaginetta tonda, e non di figura bislunga, com' quella del primo prisma; e cotesta immaginetta sar di un color solo, senza giunta o mescolamento di nessuna altra tinta che sia.  Lasciatemi pigliar iena,  disse la Marchesa  che io l'avea quasi perduta nel tenervi dietro.  Basta  io risposi  che con le lunghe mie parole io non abbia pregiudicato alla chiarezza delle cose  Non occorre  soggiunse la Marchesa  che abbiate timore di questo. Io ho raccolto benissimo che la refrazione non fa nulla per la produzion de' colori; ch'e' sono immutabili, ingeniti alla luce; e, in oltre, che ciascun colore ha un proprio suo grado di refrangibilit.  Ed io prestamente risposi:  Manco male che io potrei dirvi, anche nello stile degli Asolani, e voi non penereste ad intendermi, come questa  la sperienza che il Mariotto rifece in Francia per dar la prova al sistema inglese, dove pi si opponeva al Cartesio; e trov che dopo la seconda refrazione aggiugnevasi al rosso e all'azzurro non so che altri colori. E da credere che ci venisse da difetto di diligenza; dal non avere il Mariotto bene accecata la stanza, sicch vi trapelasse altro lume, oltre a quello dello spiraglio; o piuttosto dal non avere ben separato i raggi d'insieme, colpa il prisma non abbastanza buono; dal non avere in somma usato quelle precauzioni, tanto necessarie all'esito di cos dilicata esperienza. Da qual cagione ci procedesse, fatto  che si levarono in Francia le grida contro al sistema inglese; e grandissimo, come vi dissi, fu il bisbiglio che se ne fece. Se non che, poco tempo appresso la esperienza fu solennemente rifatta in Inghilterra alla presenza di alcuni letterati uomini francesi, ivi tratti dall'amor delle scienze; e chiariti, sino all'ultimo scrupolo, che il Mariotto, osservatore peraltro giudizioso e diligente, avea pure fallito quel tratto, furono su questo punto accordate le due nazioni, le quali divide, assai pi che il mare frapposto, gara di dominio, di dottrina e d'ingegno.
Merc di tal pace filosofica  io seguitai a dire  l'ottica inglese god per molti anni della pi gran riputazione nella dotta Europa. Quando sursero a un tratto in Italia quei fieri nemici delle dottrine neutoniane, che vi ho detto. Non contenti costoro d'impugnare la diversa refrangibilit, aggranellavano sino alle cose rifiutate contro all'immutabilit del colore; rimettevano in campo la esperienza del Mariotto; assicuravano che diligentemente da essi rifatta era loro riuscita come al Mariotto medesimo; non volevano stare a quella sentenza, alla quale era pur stata la Francia; facevano, quanto era in loro, d'intorbidar di nuovo ogni cosa.  Perch forse  ripigli la Marchesa  si avesse a dire che quella nazione, la quale gl'Italiani trovarono una volta cos difficile, siccome ho udito, a sottomettere con la forza, ora debba trovar noi egualmente difficili a sottomettere con la ragione?  Perch no?  io risposi.  Pure, perch anche tra noi fosse chetato ogni romore, io feci s che si ripetesse la esperienza, gi cagione di tanto scandalo tra i dotti di Europa. E ci fu in Bologna, citt famosa per gl'ingegni che vi allignano, per l'Accademia, che ivi fiorisce, e insieme neutrale nella disputa.  Ben veggo  disse la Marchesa  che si cerc da voi ogni mezzo per toglier via ogni dubbiet e compor le cose. E creder facilmente che un ministro di stato condursi non potesse con pi politica, per iscegliere un luogo atto a tenere un congresso.  Vedete sventura  io risposi  che si oppose al mio buon volere. Bench si usasse ogni maggior diligenza a far la separazione de' colori della immagine, e il luogo fosse d'ogni luce muto, come quelle notti, che per nascondere i dolci loro furti sogliono invocare gli amanti, pur nondimeno, contro a ogni nostra espettazione, la cosa non riusc. Aggiungevasi sempre a' colori refratti dal secondo prisma una certa luce azzurrigna, irregolare, a dir vero, ed instabile; ma che avrebbe pur bastato a' sofistici di attacco e, a un bisogno, di ragione. Molti e vari furono i discorsi che si ebbero. Alla fine considerando noi attentamente a' dintorni della immagine renduta dal prisma, ci accorgemmo non essere stati cos netti, quali aspettare pur si doveano da un prisma limpido e sincero. Ancora luccicava intorno ad essi un certo lume azzurrigno di una medesima qualit appunto con quello che si univa a' colori refratti per la seconda volta; e alcune strisce di questo lume tagliavano la immagine per pi versi, e venivano in certo modo a coprirla di un velo. Sicch ben ne pareva esser certi che, refrangendo irregolarmente la luce nel prisma, non fosse possibile ad aversi nella immagine quella perfetta separazione de' colori, ch'era assolutamente necessaria al buon esito dell'esperienza. E di fatto, sperando il prisma all'aria, chiaro appariva non esser netto; ma vedeasi sparso di moltissime puliche, di boccioline, e razzato di vene qua e l: e queste pur erano le cause dello irregolarmente refrangere e dello sparpagliarsi che vi facea dentro il lume.  Qual contentezza  disse la Marchesa  non sar stata la vostra, quando vi chiariste donde procedeva il male?  La importanza  io risposi  era trovarvi il rimedio. E indarno lo cercammo con vari prismi d'Italia, i quali ben possono intrattenere l'altrui curiosit, e servir di trastullo appesi alla finestra di una villa, ma non gi soddisfare a' bisogni della fisica, cos sono mal ripuliti e nebbiosi chi sottilmente gli guarda. In una parola, era presso che morta ogni nostra speranza, quando la fortuna ce ne present alcuni lavorati in Inghilterra, puri, nobili e lustranti, quali erano le armi di che, al dir de' poeti, solevano anticamente agli uomini far presente gli dei. Se con essi si ritentasse tosto la prova, vel potete pensare, Madama; e potete anche pensare ch'ella fu vittoriosa. La immagine colorata del sole per essi dipinta riusc schiettissima senza adombramento alcuno, e senza velo: e i colori refratti la seconda volta restarono cos immutabili, che l'occhio il pi sofistico, l'occhio dello stesso Zoilo del Neutono non vi avrebbe potuto scorger dentro un minimo pelo di alterazione.
Forse  disse sorridendo la Marchesa  che ha voluto la natura concedere a' prismi inglesi il privilegio di mostrare il vero; a quei prismi cio, per mezzo de' quali lo ha da prima manifestato agli uomini.  Uno assai strano fenomeno  io risposi  sarebbe cotesto. Ma caso  che le risposte della natura, debitamente interrogata che sia, non si contrarian mai e sono sempre le medesime. Bene accecata la stanza, e perfettamente depurati che sieno i raggi da un buon prisma, i colori, non che una sola, ma tre e quattro volte refratti, tali si rimangon sempre, quali realmente sono. Ed ancora, chi guarder col prisma un oggetto illuminato da un lume omogeneo, rosso, verde, o altro che sia, nol vedr punto cangiato n di colore, n di figura; ma solamente fuori del luogo suo: e i pi minuti caratteri posti a un tal lume si veggono distinti, e si possono leggere senza una fatica al mondo col prisma all'occhio. Dove al contrario i medesimi oggetti posti al lume eterogeneo dell'aria o del sole, e guardati col prisma, per la diversa refrazione che soffrono dal prisma medesimo i raggi, di che sono illuminati, oltre al vedersi pezzati di colori, appaiono altres sfigurati non poco e confusi. Allora s che vuolsi lasciare il prisma in bala de' poeti, che se ne servano in quelle comparazioni che non gli fanno grande onore. Quell'inglese, di cui ieri voi tanto ammiraste, Madama, e lasciaste sul bel principio la canzone, lo paragona al falso spirito e alla depravata eloquenza, la quale offusca la faccia del vero, prodigalizza senza distinzione alcuna gli ornamenti, e sparge sopra ogni cosa la lucentezza de' suoi colori.  Perch non paragonarlo piuttosto  disse la Marchesa  al vero spirito? Le cose semplici non vengono punto da esso alterate; nelle composte sa discernere, separare e distinguere i vari ingredienti che entrano nella composizion loro; e l'ufizio suo sta nel mostrarne che che sia, non altrimenti da quello ch'egli .
Madama,  io continuai  oramai voi conoscete tanto il prisma e le operazioni sue, da poterlo paragonare con franchezza al vostro spirito. Ma non so qual paragone trovereste alla immutabilit del colore, se gi non la cercaste nel vostro animo; quando saprete che contro di essa niente ha pi di forza la riflessione, di quello si abbia la refrazione: e per meglio ancora la conoscerete che ora non fate. Se i colori, onde paiono essere rivestiti i corpi, fossero una modificazione che viene acquistando la luce nell'atto dello esser riflessa dalla superficie di quelli, un corpo che apparisce rosso al lume del sole, rosso dovrebbe apparire altres, posto nel lume azzurro della immagine colorata; potendo esso, come ha modificato la luce diretta del sole, modificare eziandio questa luce refratta e gi modificata dal prisma. Il contrario mostrano le sperienze deI Neutono. Vedreste l'oro, lo scarlatto, l'oltramare, l'erba, con ogni altra specie di cose variamente colorate, che tutte rosseggiano, se nella stanza buia vi cadon su i raggi rossi della immagine, verdeggiano ne' verdi, azzurreggiano negli azzurri; e cos discorrendo per tutti gli altri. Con questo per, che ogni cosa, come  naturale a pensare, apparisce pi vivace e pi vaga a quel lume, che  del suo stesso colore: toltone per le cose bianche, che pigliano indifferentemente di qualunque tinta si voglia; come quelle che, per la propria loro qualit dello apparir bianche, riflettono indifferentemente qualunque colore, e chiamar si potriano il vero camaleonte ed anche il Proteo dell'ottica.  E questo diamante  soggiunse allora la Marchesa alzando alquanto la mano  basterebbe porlo ne' diversi raggi della immagine a trasformarlo in un rubino, dir cos, in uno smeraldo, in un zaffiro?  Non ha dubbio:  io risposi  e similmente quei minutissimi atomi che volan per aria, allo scorrere che fanno d'uno in altro raggio della immagine, che listan l'ombra, cambian colore, ed hanno giusto sembianza di lucidissima polvere or di rubino, or di crisolito ed ora di altra pietra preziosa. Non cos fanno, come io vi diceva, i corpi colorati. Il corallo per esempio lo vedreste spiritoso ne' raggi rossi, illanguidir ne' verdi, e negli azzurri presso che spento. Tutto all'opposto il lapislazzoli, il quale si mostra brioso negli azzurri, smonta o smarrisce ne' verdi, e pi ancora ne' gialli, ed  quasi perduto ne' rossi. Cos ogni corpo riflette in grandissima copia o trasmette, se  diafano, que' raggi che sono di quel colore che mostra; gli altri pi o meno, in proporzione che sono pi o meno vicini al suo colore per grado di refrangibilit; ma niuno ha forza di trasmutare il colore dei raggi della luce. Che debbo io dirvi di pi , Madama? Immutabile si conserva il colore, quand'anche incontri che raggi di differenti specie si taglino tra loro: un verde, per esempio, e un violato; un rosso e un azzurro. Dopo l'incrociamento tali si mostrano, n pi n meno, quali erano in prima. In una parola, invincibili si mantengono i colori della luce, e somiglianti sempre a se medesimi a qualunque cimento, a qualunque tortura, diciam cos, e' vengano posti dalla sagacit de' filosofi, qualunque sia l'assalto che loro si dia.
Veramente  disse la Marchesa  un grande esempio di costanza si  cotesto; n so se altro somigliante fosse sperabile di ritrovarne nelle cose sotto alla luna.  Ben crederei, Madama,  risposi  che da straordinaria maraviglia dovessero esser prese le donne gentili all'udire di cotesta, non pi udita, costanza neutoniana. E ce ne avr, son sicuro, assai di quelle alle quali andr pi a sangue la vecchia sentenza: che i colori sono mutabili per natura.


DIALOGO QUARTO

Nel quale si continua ad esporre il sistema di ottica del Neutono.

La seguente giornata trovavasi ancora lontano dal meriggio il sole, quando si lev la Marchesa: e senza darsi gran pensiero di quello che la mattina suol essere lo studio delle donne, mi mand dicendo come era del piacer suo che, il pi presto che per me si potesse, io mi rendessi nelle sue stanze. Io mi vi rendei senza indugio; ed ella, tosto che mi vide, si fece a dire cos:  Vedete bel frutto che io colgo di cotesta vostra filosofia. Buona parte della notte ella mi ha tenuta desta, facendomi or l'una sponda cercare del letto ed or l'altra; e quando finalmente vinta dal sonno mi addormentai, immagini colorate, prismi e lenti, null'altro che quelle sperienze, che mi avete descritte ieri, andavami per la fantasia.  Madama,  io risposi  guardate il bell'onore voi mi fareste, se venissero a risapere che io non vi fo sognar d'altro che di prismi e di lenti.  Non dubitate  ripigli ella subito  io pur aveva il pensiero a voi; io mi studiava d'imitarvi; e andava meco medesima fantasticando di recare anch'io alcuna novella prova nel sistema neutoniano.  E non era egli pi naturale  io risposi  avere il pensiero al filosofo, e prescindere dalla filosofia?  Per la parte mia,  riprese a dir la Marchesa  era pi naturale, il confesso, pensare a tutt'altro, che fatto non ho. Troppo male a proposito ho voluto inframettermi a cercare di quello che il trovarlo non era cosa da me. Una Bradamante o una Marfisa poteano s bene entrare in lizza, e giostrare co' paladini; ma una Fiordiligi dovea esser contenta a starsi sul suo ronzino, e lasciargli fare. Immaginate da questo, quale esser dovesse l'agitazione della mia mente, che si lasci trasportare, io non so come, a cos arditi ed elevati pensieri.  Alle grandi passioni,  io risposi  che pi scaldano gli animi e gli mettono in azione, noi siamo debitori, anche nelle lettere, delle cose pi belle: e ne' tempi appunto che pi bollivano le passioni nel mondo, nacquero la Iliade, l'Eneide, i poemi di Dante e del Miltono. Non so che di maggiore  forse nato la scorsa notte.
Or vedete sconciatura  ella riprese.  Un raggio di sole, io diceva meco medesima, non  egli un fascetto, una moltitudine, una matassa di fili di diverso colore? E dallo essere i vari fili intrigati e mescolati insieme, non ne viene egli che bianca ne apparisca tutta la matassa? Ora chi potesse rimescolare, intrigare di bel nuovo insieme quei fili, dopo che d'insieme sono stati scompagnati, ne dovrebbe di bel nuovo risultare il bianco. Ma, per quanto io abbia pensato e ripensato al modo da tenersi per venire di ci in chiaro, al come fare una tal prova, non mi  stato possibile di venirne a capo.  Per vostra gloria,  io ripresi  vi dee pur bastare, Madama, che potrete dire di aver pensato nello stesso modo appunto che pens un Neutono: e ben poi si conveniva ch'egli vi liberasse dalla briga di mettere in esecuzione il pensiero.  E come ha egli fatto?  riprese a dir prestamente la Marchesa.  Pi esperienze  io risposi  egli immagin a tal fine; ed eccovene una. La immagine del sole dipinta dal prisma nella stanza buia, egli la faceva cadere sopra una lente convessa, affinch i raggi di diverso calore separati dal prisma fossero dalla lente raccolti nel foco, e quivi rimescolati insieme.  Verissimo:  disse prontamente la Marchesa  ecco, la lente intriga di nuovo ci che avea strigato il prisma. Ma, ohim! come a me non  bastato l'animo di farlol Tutte le cose, che bisognavano, io le avea innanzi; restavami solo a congegnarle insieme, e non ho saputo.  Ricordatevi, Madama,  io risposi  di quel facile, che  tanto difficile, ed  sempre ultima cosa che si trova. Gli antichi usavano improntar nomi e cifere con forme rilevate e gittate di metallo. Perch non fare di ciascuna lettera dello abbicc parecchi simili impronti, accozzargli insieme, stampare? E forse non vi vollero tre secoli e pi , dopo la invenzione degli occhiali, a fare il cannocchiale; cio a congegnare a proporzionata distanza delle lenti, che tutto il mondo avea tra mano? e questo istesso, pi che degli uomini, si pu dire opera del caso. A uno indotto artefice di occhiali in Olanda venne un tratto veduta una cos fatta combinazione di lenti, per cui gli oggetti per esse traguardati ingrandivano di molto, e ne venivano come trasportati pi da vicino. Sparsosi di ci confusamente il romore per tutta Europa, e pervenuto al Galilei, egli vi almanacc sopra; trov quale esser dovesse quella tal combinazione di lenti; e fabbric il suo cannocchiale, con cui si mise tosto a ricercare il cielo, e vi scopr quelle tante novit e maraviglie, da esso lui annunziate dipoi agli uomini sotto il nome di Messaggero celeste. Ma tali maraviglie ne sarebbono forse ancora nascoste, se all'occhialaio di Ollanda stato non fosse cos benigno il caso.
Veggo bene  disse la Marchesa  che voi mi volete consolata a ogni patto. Ma non  egli vero che quel luogo, dove concorrono i raggi colorati,  perfettamente bianco?  Cos   io risposi.  Bianco veramente si trova essere il bandolo della matassa, dove fan capo tutt'i fili. Non cos tosto i raggi sono passati al di l della lente, che l'uno si accosta all'altro, incominciano a confondersi tra loro, sino a tanto, che incorporati tutti insieme, ne risulta una immaginetta tonda e bianca, o pi presto tirante al dor, come era appunto la luce, innanzi che si scontrasse nel prisma. Tutto ci si vede ponendo un cartoncino dopo la lente, e quindi via via rimovendonelo, e fermandolo finalmente nel luogo dove concorrono insieme e s'incrocicchiano i raggi. Che se viene ritirato pi l, tornano a poco a poco a svilupparsi e a comparire di bel nuovo i vari colori della immagine. E ci ben mostra che nel foco della lente nulla perduto aveano delle naturali loro qualit: ed  forza dire la ragion del candore, che quivi si osserva, non esser altro che l'aggregato di tutti i colori.
Un tal fatto  entr qui la Marchesa  dovevate naturalmente avere in vista, quando ieri mi diceste che la immutabilit del colore si mantiene anche allora che raggi di differenti specie si taglino tra loro. Se cos non fosse, non si vedrebbono di bel nuovo comparire i colori del prisma di l del luogo ove si uniscono.  Su questa esperienza appunto,  io risposi  bench a ci giustamente non intesa, era fondata la mia asserzione; poich in virt del legame quasi geometrico che hanno tra loro le propriet della luce, una sperienza del Neutono non si ristringe gi essa d'ordinario a provare una cosa sola.  La filosofia del Neutono  disse la Marchesa si direbbe che rassomigli alle guerre degli antichi, dove una sola giornata ch'e' vincessero, eran soliti conquistare pi di una provincia.  Quello che voi dite  io replicai  tanto pi  giusto, Madama, quanto che pare che la filosofia degli altri rassomigli giustamente alle guerre de' moderni; dove il frutto della pi compita vittoria suol consistere in prendere una fortezza, che mediante un trattato si ha da restituire pochi mesi appresso.
Ma tornando  disse la Marchesa  alla nostra sperienza, e chi chiudesse la via a un colore, sicch non passasse oltre per la lente?  Anche in questo,  io risposi  Madama, il Neutono ha prevenuto i vostri desideri. Egli tagli il passo vicino alla lente ora ad un raggio e ora ad un altro; e il colore del bianco cerchietto trasmutavasi in quello che dovea riuscire dalla mescolanza dei raggi che scorrevano oltre. Quando, per esempio, restavano esclusi i raggi rossi, il candore traeva all'azzurro; ed al rosso, quando restavano esclusi i violati e gli azzurri; perch allora predominava nella mistura l'azzurro, ovveramente il rosso. Che se, tolto via ogni impedimento, i raggi tornavano tutti quanti al cartoncino rintruppati insieme, il bianco tosto vi riappariva.
Oh! qui  disse la Marchesa  vorrei vedere l'oppositore del Neutono, e sentire dalla di lui propria bocca che sorta di obbiezioni egli potesse fare contro a cos chiare prove e cos evidenti.
N queste  io continuai  sono le sole che si abbiano a mostrare che dalla mescolanza di tutti i colori ne risulta il bianco. La immagine colorata che da un raggio di sole disviluppa il prisma, guardatela per modo, ponendo un altro prisma dinanzi all'occhio, che e' ne ravviluppi insieme i colori, e trasformata la vedrete in un cerchio tutto bianco. Ci si fa in tal maniera. Voi gi sapete, Madama, che il rosso della immagine, che  dipinta sul muro della stanza buia,  nella parte pi bassa; sieguono dipoi il dor, il giallo, il verde, l'azzurro, e l'indaco, e finalmente il violato, che  di tutti i colori il pi alto. Ora immaginatevi che altri postosi dirimpetto di essa immagine, e guardandola col prisma all'occhio, debba vederla per la refrazione pi gi che non  in fatti: e immaginerete anche agevolmente come il prisma portando pi in gi il violato e l'azzurro, che il giallo e il rosso, cio portando pi in gi colori pi refrangibili, che i meno, quelli vengono ad accavallarsi sopra questi, e tutti si confondono insieme nell'occhio. Confusi insieme mostrano il bianco. Guardata per simil modo mostrasi pur bianca l'iride, o arco baleno che dir la vogliamo; e dispariscono i bei colori, de' quali ella dipinge e rallegra il cielo. Essa non  altro che l'effetto della separazione che si fa de' raggi del sole nell'acquosit delle nuvole, che gli sono in faccia: e l'occhio nostro, che posto  di mezzo tra il sole ed esse nuvole, vede i colori, che si separano da' raggi solari, disposti in altrettante fasce intorno intorno da lui. Ora tutto l'arco dell'iride bianco apparisce, e assai pi ristretto di prima, come io ho pi di una volta osservato, chi la guardi col prisma rivolto in modo da fare accavallare le une sopra le altre le fasce colorate, nelle quali esso arco  variato e diviso.
Egli  proprio un danno  disse la Marchesa  che questa cos bella esperienza non si possa prenderla sempre che un vuole; e che la pioggia convenga per ci aspettare ed il mal tempo. Non cos avverrebbe chi abitasse presso la cascata di un qualche fiume. Non  egli vero che ivi godono ogni giorno, che  sereno il cielo, della vista dell'arco baleno?  verissimo:  io risposi  se hanno le orecchie del continuo intronate dal romore, che mena l'acqua grandissimo, hanno anche il piacere di veder l'iride nello spruzzo che si rialza dalla medesima acqua, la qual rompe ne' soggetti sassi, e si sparge tutto intorno in sottilissima nebbia. Un cos bel fenomeno si osserva tutto giorno alla cascata di Terni, a quella di Tivoli tanto da' pittori studiata, e a quella tanto strepitosa d Niagara; ed ivi non  guari veduto che dagli occhi poco eruditi degli Americani. Ma ben saprete, Madama, che l'arte  giunta a contraffare facilmente un cos bello effetto: e oggimai pi non abbiamo da portare invidia a coloro che ne sono favoriti dalla natura. I fontanieri sanno rompere cos fattamente uno spillo d'acqua, facendolo schizzare a traverso di minutissimi trafori, ch'e' si viene a dispergere per aria in una infinit di minutissime goccioline. E sol che uno si ponga tra l'acqua ed il sole, pu avere a talento suo la dilettosa vista dell'iride. Un cos bel giochetto mi sovviene di averlo veduto in non so qual villa di Roma.  State pur sicuro:  disse la Marchesa  un simile gioco d'acqua non passer l'estate, che in questo giardino l'avremo anche noi. Potremo quivi a nostra posta veder l'iride ed osservarla col prisma all'occhio: e tal fontana la chiameremo la fontana dell'ottica.  Perch non farle onore  io soggiunsi  di un bel nome greco, e chiamarla Leucocrene? che significa fontana del bianco, come Ippocrene, fontana di quel cavallo che d'Elicona fece scaturir quelle acque delle quali tanti hanno sete, e a pochissimi  dato di berne.  Cos la chiameremo:  disse la Marchesa  ed io avr nel giardino le prove del sistema del Neutono; come nella galleria ho le obbiezioni contro al sistema del Cartesio.
Intanto  io seguitai a dire  rientrar potremo, se vi piace, nella stanza buia; che vi vo' far vedere una assai vaga cosa, che mi era fuggita di mente. Tornate col pensiero, Madama, a quella esperienza, in cui dopo il prisma  collocata una lente, ed essa raccoglie i raggi colorati in un bianco cerchietto. Gi a voi non  fuggito di mente che, qualora l'uno o l'altro de' raggi veniva alla lente intercetto, il cerchietto non appariva pi bianco. Ma se altri tirava in su e in gi vicino alla lente un ordigno fatto a guisa di pettine, e forte spesseggiava, sicch i raggi colorati per via de' denti a quello alternatamente ne venissero intercetti e trasmessi, sapete voi che avveniva? Il cerchietto non mutava punto colore, e rimaneasi bianco del tutto. Le impressioni che i differenti colori fanno nell'occhio di chi guarda, durano, ciascuna in particolare, per alcuno spazietto di tempo; ma succedendosi l'una dopo l'altra con somma prestezza nello stesso luogo della retina, esse vengono per conseguente a scontrarsi tutte in un sito nel medesimo tempo, onde viene a generarsi in altrui il sentimento del bianco. E ci stato confermato ancora con una palla dipinta a spicchi de' vari colori del prisma, che apparisce pur bianca, girata ch'ella sia rapidamente intorno a s  Ecco  disse la Marchesa  delle novelle prove, e pi ancora che non bisogna, a mostrare che la bianchezza  la confusione o l'aggregato di tutti i colori.  E volete voi, Madama,  lo soggiunsi  che questo ver pi vi s'imbianchi, come dice il poeta? Tenete, come ha fatto il Neutono, dirimpetto all'immagine dipinta dal prisma un foglio di carta, cos che i colori vengano tutti a illuminarlo ugualmente. Egli resta bianco come se fosse tenuto all'aria, ma se si muove pi qua che l, si tinge subito di quel colore, che gli sar pi vicino.
Certamente  disse la Marchesa  la mal consigliata fui io, pensando a cosa, a che ci avea pensato tanto un s grand'uomo:

Commetti al savio e lascia fare a lui.

Come avrei io potuto mai trovarne una sola di queste esperienze, per semplici e facili che paiano?  Voi trovate ben facilmente  io risposi  quello che darebbe di che pensare a' filosofi. A voi si convien pi di sapere in qual dose sieno da temperare insieme le cortesie e le ripulse, la speranza e il timore, per tener viva una passione, che in qual dose sieno da mescolare insieme materie polverizzate di pi colori per formare il bianco. Anche questo fu provato dal Neutono. E in fatti di tale mescolanza il bianco, siccome era suo avviso, ne risult; ma era smorto, fosco, e come nuvoloso, in comparazione di quel bianco che danno i colori del prisma. E non maraviglia, da che si vede assai chiaramente

che quel vantaggio sia tra loro appunto,
ch' tra il panno scarlatto, e i panni bui.

Se non che, mettendo al sole quella composizione di varie polveri, con che altro non facevasi che accrescere in lei la forza del lume, quel bianco, di smaccato ed ottuso, diveniva pi spiritoso e pi vivo. S bene: un bianco bellissimo, che  il risultato di tutti i colori, ce lo mostra la schiuma, che si leva dall'acqua agitata con sapone. Chi la osserva da vicino, vede le gallozzole o bollicelle di essa quasi formicolate di vari colori; ma, se egli si fa alquanto dalla lunge, que' vari colori vengono a confondersi insieme, e bianca apparisce in ogni sua parte quella moltitudine di gallozzole.
Da quale picciola cosa  disse la Marchesa  non si ricava un testimonio e una riprova per una bella e importante verit. Parmi che nella scienza delle cose naturali il pi leggieri fenomeno, una fanciullaggine, un niente sia di una cos grande importanza, per gli occhi di un bravo osservatore, che nel gioco degli scacchi  tra le mani di un valente giocatore una pedina. Quella sperienza della schiuma era pur bella e fatta: fu pur in ogni tempo dinanzi agli occhi di tutti; e niun altro seppe farla giocare, fuorch il Neutono.  Madama,  io risposi  voi sapete, che in ogni cosa tutti vedono, e i pochi osservano: e della scienza dell'osservare poco o niun conto ne facevano i filosofi ne' tempi addietro, quando acremente sostenevano il colore esser l'atto del pellucido, inquanto egli  pellucido; che erano dati solamente a studiare Aristotele, ad interpretare, a stiracchiare e distorcere i testi di lui, che chiamavano il maestro di color che sanno. Facendosi ancora pi addietro, gi non pare che nell'arte sperimentale si lambiccassero gran fatto il cervello coloro che ragionarono sopra le cose naturali. Seneca ne d contezza di una verga di cristallo che gli occorse di esaminare; di una certa specie di prisma che, ricevendo da un lato il lume del sole rendeva i colori dell'iride; ed entrato a ragionare della causa a tal effetto, crede aver dato nel segno, paragonando quel suo prisma al collo di una colomba, in cui non  altro, siccome egli dice, che un'apparenza di colori falsi ed incerti. Ma, per poco che esaminato avesse quel suo prisma, e fattovi su una qualche osservazione, avria conosciuto agevolmente da quanti piedi zoppicasse quel suo paragone.  Egli riesce assai strano a pensare  disse la Marchesa  come gli antichi filosofi, per dilucidare i loro dubbi, per decider le liti, che insorger potevano nella scienza naturale, non ne appellassero alla esperienza; tanto pi che nella medicina non si pu gi mettere in dubbio che delle osservazioni non facessero gran capitale; quando sia vero, come si dice, che i loro prognostici si verificano anche oggigiorno, e le loro prescrizioni sono a nostri dottori la pi fidata scorta ch'egli abbiano. Ma il cuore umano che in quelle loro poesie sapeano volgere a lor talento, non aveano certamente appreso a cos ben conoscerlo, se non profondamente osservandolo.  Che volete  io risposi  che io vi dica, Madama? Non  questo il solo esempio, che delle contraddizioni c'instruisca dello spirito umano. Non avete voi tante e tante volte veduto la medesima nazione, il medesimo uomo prudentissimo, ragionevolissimo in una cosa, imprudente e irragionevole in un'altra; bench in amendue gli dovessero pur esser di regola le stesse massime, gli stessi principi? Nella medicina si trovarono, non  dubbio, tra gli antichi, e in ogni maniera d'arti ancora, degli osservatori finissimi, dei Neutoni. Non cos nella filosofia; dove, per la maggior parte dati tutti allo speculativo, stimavano forse che l'arte sperimentale sentisse troppo del meccanico. In troppo picciol conto la tenevano; n si sarebbero avvisati giammai ch'essa sola potesse arrivare a conoscere l'arte finissima, il magistero di natura; ch'ella dovesse un giorno pesar la fiamma da essi creduta assolutamente leggieri; pesar le esalazioni sottilissime del mare, la traspirazione insensibile dell'uomo; collocare i corpi in un mondo differentissimo dal nostro, come  uno spazio voto d'aria; imitare per via di certe misture i Vesuvi e i Mongibelli, e contraffare il tuono e il fulmine assai meglio che il loro Salmoneo. Chi poi avesse loro detto che, merc di quell'arte, le composizioni, le mescolanze che ha fatto Iddio, l'uomo potr separarle e discioglierle, avrebbono fatto le risa grasse, e contrapposto l'autorit del divino Platone, al quale piacque di asserire solennemente che un tal uomo n mai ci fu n in tutta la lunghezza de' secoli stato ci sarebbe giammai. E il Neutono seppe non solo disciogliere ne' loro principi e scomporre i raggi della luce, ma seppe ancora ricomporgli di bel nuovo, rimpastargli a suo piacimento, e tali tornargli quali sono da prima, quand'escono vergini dal seno del sole e dalle mani, quasi direi, del Creatore. Pare forse a voi, Madama, che io dica di troppo? State ad udire. Entro alla stanza buia egli colloc due prismi, e una lente tra mezzo in tali distanze che i raggi del sole, i quali erano refratti e sciolti dal primo prisma, e poi riuniti nel foco della lente, fossero dal secondo prisma refratti un'altra volta per modo che ne uscissero perfettamente paralleli tra loro. Con si fatto artifizio, dopo aver separato i colori della luce, di nuovo gli rimescol non gi unendogli in un punto, ma per tutta la lunghezza di un raggio. Esso era non tanto nella bianchezza, ma in tutte le altre sue propriet somigliantissimo a un raggio diretto del sole; tanto che rifatte con esso tutte le sperienze che fatte avea nel diretto, tornavano tutte a capello. Bello era vedere, se alla lente s'intercettava un colore, il verde, il rosso od altro qualunque, come quello mancava dipoi in tutte le sperienze che si prendevano; n refrazione o riflessione o altra cosa che fosse avea potere di riprodurlo. Ancora posti differenti corpi di vario colore in quel raggio artifiziale, mostravano tutti il proprio colore, come se tenuti fossero all'aria od al sole. Ma se vi mancava, per esempio, il rosso, il cinabro perdeva tutta la sua rossezza; e le viole il loro pavonazzo, se vi erano meno i raggi azzurri e i violati. Cos il Neutono venne ad emular la natura, l'arte cio d'Iddio nella materia (come la diffinisce quello istesso filosofo, che non credeva si potesse giugnere a tanto): venne a confermare pi che mai le verit dianzi scoperte, e a dare alla bella opera sua l'ultima mano.
Oh! questo  disse la Marchesa   stato il bel colpo di maestro; e se un tempo si favoleggi di Prometeo ch'egli rub il fuoco agli dei, si pu dire presentemente che il Neutono rub loro il secreto della composizione della luce, e ne fe' parte agli uomini. Gi non crederei che recar si potesse a maggior sottigliezza l'arte dello sperimentare.  Ma perch vediate ancora meglio  io risposi  quanto egli si fosse in quest'arte eccellentissimo, e il torto che aveano gli antichi a non coltivarla, sappiate, Madama, che quella medesima schiuma, di cui parlammo poc'anzi, cos poco filosofica dinanzi agli occhi dei pi , fu per esso il principal motivo onde scoprire il perch altre cose appaiono di questo colore, e altre di quello.  E non avea egli trovato  disse qui la Marchesa  che viene dal riflettere che fanno raggi di diverso colore le une in maggior copia delle altre, questo taffett i gialli, l'erba i verdi, il cielo gli azzurri?  S, certamente:  io risposi  e ben egli erasi assicurato che tutti i fenomeni de' colori, onde sono dipinte le cose, non risultano da altro che da separazioni o misture di raggi difformi; e che se i raggi della luce fossero di un color solo, di un color solo medesimamente sarebbe tutto il mondo. In tale certezza sarebbesi forse acquetato qualunque pi sottil filosofo; ma egli si accese pi che mai nella voglia di sapere pi l. Per che ragione cotesto vostro taffett ama egli, piuttosto che tutti altri raggi, di riflettere i gialli, l'erba i verdi? Simili domande egli ardiva fare alla natura; e vedete industria ch'egli us, per ottenerne risposta. Egli si pens di soffiare con un cannellino in quella schiuma, perch in mole alquanto considerabile ricrescesse una di quelle gallozzole, che levava qua e l. Quindi posata leggermente la gallozzola, fattasi mai pi panciuta che non era prima, sopra di un tavolino, la ricoperse con un vetro a difenderla da quel po' d'ondeggiamento che  sempre nell'aria, e che poteva turbar la sperienza. Ci fatto egli osservava che in breve spazio di tempo la si andava spargendo di vari colori, i quali si stendevano l'uno dentro dell'altro intorno alla sommit di quella, a guisa di altrettanti anelli. Ma secondo che il velo d'acqua ond'era formata si faceva di mano in mano pi sottile in cima, e pi grosso all'in gi , discendendo l'acqua del continuo. si vedevano quegli anelli slargarsi a poco a poco, e venire ordinatamente essi ancora all'in gi , sino a tanto che si dileguavano dalla vista uno dopo l'altro, e il velo della bolla si scioglieva nell'aere in un minutissimo spruzzo. Ora da questa esperienza ben traluce, come attribuir si doveva alla varia grossezza del velo d'acqua, e non ad altro, la variet de' colori che vi si scorgevano per entro. Ma per averne pi precisa contezza, avrebbe bisognato fermar l'acqua, che il proprio suo peso portava sempre all'in gi , o poter maneggiare a suo piacimento particelle di differenti materie, e particelle oltre ogni credere sottilissime e di varie grossezze; e su quelle fondare dipoi sue considerazioni e suoi computi. A ogni cosa si aperse il Neutono la via, reso dalle difficolt medesime pi animoso e sagace. A tal fine pigli due lastre di vetro, l'una piana da amendue i lati, l'altra piana da un lato, e dall'altro rilevata alquanto o convessa. Il convesso dell'una pose sopra uno de' piani dell'altra, soavemente comprimendole insieme; e in tal positura le ferm. Ora quelle lastre congegnate a quel modo postele in faccia al sole, osservava, nel punto del loro combagiamento o contatto, trovarsi una picciola macchia nera; e questa esser cinta da alcuni anelli diversi di colore, quale violato, qual rosso, qual giallo o dor; i quali formati venivano dal lume, che rifletteva tutto intorno la falda o laminetta d'aria, che tra quelle due lastre era come contenuta e compresa. Altri simili anelli di vario colore apparivano traguardando a traverso le lastre; e questi erano formati dal lume ch'essa laminetta trasmetteva. La variet del colore procedeva qui ancora dalla varia grossezza della laminetta d'aria: picciolissima verso il contatto delle lastre, e gradatamente maggiore verso le estremit delle medesime, tanto che a ciascuno di quegli anelli, cos dal lume trasmesso, come dal riflesso formati rispondeva nella laminetta d'aria una certa grossezza maggiore o minore, secondo che pi o meno largo era l'anello. Per meglio poi determinare quali grossezze a ciascun colore rispondessero, si pens il Neutono di porre quelle lastre ora in uno ed ora in un altro de' lumi primitivi od omogenei della immagine solare, dove gli anelli tutti erano di un color solo, di quel medesimo cio che sulle lastre batteva: rossi, se quello era rosso; azzurri, se azzurro, e cos degli altri. Fattele per illuminare da ciascuna specie di raggi, l'una appresso dell'altra, misur separatamente in ciascuna la larghezza dell'anello, ch'era pi vicino al contatto, o alla macchia nera; e trov che pi ristretto di tutti era l'anello nel color violato, un po' pi larghetto era nell'indaco, pi ancora nell'azzurro, e cos successivamente sino al rosso; nel qual colore l'anello avanzava tutti gli altri in larghezza. N diversamente accadeva, se in luogo dell'aria era tra quelle lastre intrusa dell'acqua, salvo che i colori erano men vivi; e il primo anello in ogni mano di colori era pi ristretto che nell'aria, e pi vicino alla macchia nera. Ora ecco che i raggi pi refrangibili sono ancora i pi riflessibili. Ci viene a dire che in una data materia di minori grossezze  mestieri a riflettere il violato e l'indaco; e di maggiori a riflettere il rosso e il dor. Che se la densit in una materia sar maggiore che in un'altra, sar bisogno di minor grossezza nelle particelle della pi densa che della meno, perch ne sia riflessa la medesima specie di raggi. E cos i corpi sono come altrettanti tessuti, le cui fila, in virt di certa densit o grossezza, ne riflettono all'occhio questa sorta di raggi meglio che quella; gli altri raggi che vi dan su, vengono a spegnergli nelle cieche vie, che sono tra filo e filo; e tutto il tessuto ne apparisce di quel tal colore che le fila riflettono.  Io per me gi non dubito  ripigli la Marchesa  che la cosa non sia cos per appunto, come voi dite. Ma per essere di ci pi chiarita, mi farebbe mestieri comprendere qual relazione ci abbia tra l'aria o l'acqua, e l'erba, e il taffett. Altrimenti come potrei io mai credere che quello che in uno anello o in una laminetta d'aria cagiona un certo colore, quello medesimo lo cagioni eziandio in un filo di erba o nella mia andrienne?  Oh, qui, Madama,  io risposi  gioca il gran principio dell'analogia, che  quasi la pietra angolare degli edifizi, che va innalzando qua e l la scienza della fisica, o per meglio dire la ragion dell'uomo. Se due o pi cose noi le conosciamo esser simili in molte e molte loro propriet, sicch ne sembrino come della stessa famiglia, noi dovremo inferirne, e non a torto, che simili sieno ancora in ci che sappiamo appartenere all'una, e non  cos manifesto appartenere anche all'altra. Con tale principio si governa, quasi che in ogni cosa, la umana prudenza; e arrivano per tal via i filosofi a conoscere la natura di quelle cose che da noi maneggiare, a dir cos, non si possono, o per la immensa loro distanza o per la incredibile loro picciolezza. E dove con la scorta di esso non conduce egli la sua Marchesa il grazioso Fontenelle? Mostrandole, che la luna  illuminata dal sole, che ha il giorno e la notte, che ha delle valli e delle montagne, e tali altre cose, n pi n meno, come la nostra terra; giugne a persuaderle ch'ella pure come la nostra terra ha i suoi abitanti

con le cittadi, e co' castelli suoi.

In somma le fa vedere con questa analogia alla mano popolato tutto l'universo quanto egli .  Fate ora voi vedere a me  disse la Marchesa  la somiglianza, che  tra i colori dell'aria e i colori delle cose, che abbiamo per le mani; e non andiamo con questa analogia pi l che il nostro picciolo mondo.  Molte sono le similitudini  io ripigliai  trovate dal Neutono tra le laminette d'aria o d'acqua, che tra quelle sue lastre erano comprese, e le particelle della materia, onde composti sono i corpi; e ben pare che le une e le altre si abbiano a tenere come di una stessa famiglia. Tra le quali similitudini principalissima  quella, che cos quelle laminette, come le parti minutissime di qualsivoglia corpo, sono diafane; che gi non  cosa cos opaca, che ridotta in sottilissime schegge non dia il passo alla luce; e le pietre pi dure, e gli stessi metalli ridotti in foglie d'impenetrabili ch'erano ai lucidi dardi del giorno, come chiam quel poeta i raggi del sole, divengono ad essi permeabili e trasparenti. E per siccome dalla varia densit o grossezza di quelle laminette dipendeva la qualit del loro colore, dalla stessa cagione pur dee procedere la variet del colore dei corpi medesimi. Generalmente parlando converr dire le particelle dei drappi azzurri essere meno dense o pi sottili che quelle non sono dei drappi che ne mostrano il color rosso; in quella guisa che cotesta bella tinta di zaffiro, che veste ora il cielo, ed  cos dolce agli occhi nostri, ne  riflessa da' pi tenui vapori, che di terra si alzano in aria; come da' pi grossi vapori ne  riflesso quel rossigno, di cui all'orizzonte si tinge il cielo al cader del giorno.  E quei bianchi nuvoli  soggiunse la Marchesa  che si veggon laggi , converr dire essere uno ammassamento di vapori di varie grossezze, ciascuna delle quali riflette un particolar suo colore; e bianco di qua ne apparisce il totale di essi, come appunto quella gallozzola formicolata di vari colori, vista dalla lungi bianca del tutto appariva.  In fatti  io risposi  i corpi bianchi altro non sono che tessuti di varie e differenti fila; di fila eterogenee, diciam cos, le quali riflettono e ributtano da s ogni qualit, ogni generazione di raggi. Segno  di questo, oltre alle altre prove che se ne ha, che posti al sole penano moltissimo a riscaldarsi; dove gli altri corpi, che riflettono una sola specie di raggi, gli altri li ricevono dentro a s e ve gli spengono, si riscaldano assai pi presto dei bianchi. E pi di tutti sono presti a concepire il calore i corpi neri, i quali ammorzano ed inghiottiscono quasi tutti i raggi che vi dan su. E vi so dire, Madama, cha un cappellino nero, come usano portarlo le belle inglesi nel Parco di Londra, non sarebbe il vostro caso, passeggiando all'occhio di questo nostro sole d'Italia.
Considerando  ripigli qui la Marchesa  cotesti vari tessuti dei corpi, mi sovviene ora di cosa che ho gi udito dire pi volte, ma a prestarvi fede non mi potei indurre giammai: voglio dire che vi sieno dei ciechi, che al tatto sappian distinguere l'un colore dall'altro. Ma adesso parmi veder chiaro che ci sia un effetto e insiem una prova del sistema neutoniano. E in verit, perch non potremmo noi co' polpastrelli delle dita sentire i vari colori, se meglio ponessimo mente al sentimento del tatto, come sono necessitati di fare i ciechi? Distingueremmo allora dalla grossezza delle fila, delle quali  tessuto un corpo, qual sia la tinta che ne dovesse mostrare. Non  egli cos?  A non volere, Madama,  io risposi  dissimulare la verit, la faccenda di quei ciechi, posto che vera, potrebbe ancora quadrare alle immaginazioni del Cartesio, non che ai trovati del Neutono. Che certo tra le particelle dei corpi della differenza ci ha da essere, e non picciola; perch questo modifichi la luce di un modo e quello di un altro. Ben vi ha tal fenomeno, sopra cui il sistema cartesiano non pu aver presa di sorte alcuna; anzi ad ogni altro sistema, dal neutoniano in fuori,  impossibile a renderne la vera ragione. Due liquori, per esempio un rosso, l'altro azzurro, amendue diafani, tanto che traguardando cos per questo come per quello si vede il chiaror delle cose, cessano di esserlo, se si pongano l'uno accanto dell'altro, e si traguardi per amendue. Come  mai, che da due corpi in s trasparenti ne risulta un terzo opaco, che non lascia passar lume di sorte alcuna; da due simili un contrario?  Ben comprendo  disse la Marchesa  quanto sarebbe riuscito malagevole, anzi impossibile a' Cartesio lo spiegare una tale maraviglia: ch'ei non sapeva come i raggi rossi, a cui danno la via le particelle di un liquore, vengono ad essere intercetti e spenti dalle particelle dell'altro, che non d la via che a' raggi azzurri. Cos quello disfa l'effetto di questo, o questo di quello: e, in sostanza, niun raggio pu arrivare all'occhio di chi traguarda per amendue.  Ed ecco nodi dell'ottica  io ripigliai che voi e il Neutono sciogliete, Madama, senza eludere gli oracoli della natura. Ogni prova che non ha forza di dimostrazione non pu stare in ischiera con le prove neutoniane: n ci starebbe n anche una per altro bellissima conformit o analogia, la quale si trova tra la produzione de' colori e quella delle altre cose naturali; che pur sarebbe il fondamento o il perno di un altro sistema. Egli  oramai fuori di quistione che le piante, gl'insetti ed i viventi tutti non sono mica formati di nuovo, ogni volta che veggono in prima la luce; ma, secondo che vi concorrono le cause esterne, vannosi spiegando da' propri embrioni, che dal bel principio delle cose furono creati di gi. Una ghianda per esempio contiene dentro a s, quasi in miniatura, una picciolina quercia; la quale ombrer la terra, dar di nuove ghiande anch'essa, e queste un foltissimo querceto dipoi, soltanto che trovisi un terreno che le riceva con certi sughi e con certi gradi di calore, con quello che a tali sviluppamenti  necessario. Simile avviene degli animali, di qualunque specie e' sieno, che o nell'ovaio o altrove sono anch'essi prima del nascere in moltitudini infinite contenuti; simile dell'uomo, che quantunque degli animali il re, non ha in ci sopra di essi privilegio alcuno. In conclusione non sono formate le cose di mano in mano che appariscono nel mondo, come  credenza comune; ma dalla natura fu veramente fatto ogni cosa tutto a un tratto, e una volta per sempre. Il medesimo  de' colori, che non si generano mica di nuovo ad ogni instante, come altre volte credeasi; ma a rendergli manifesti, altro non bisogna che questo o quel modo, onde si sviluppano dal seno della luce, che tutti in s gli contiene.  Per quanta ricchezza mostri la natura,  disse la Marchesa  per quanta magnificenza dispieghi nei tanti e tanto vari suoi effetti, egli sembra nondimeno che nelle sue operazioni ella abbia avuto in mira un certo risparmio, e una certa bella economia. Dal bel principio ella ha formato con que' suoi embrioni come altrettanti conservatoi delle cose, che hanno dipoi in s gran copia a provvedere e fornire il mondo, e della luce ella ne ha fatto il tesoro, la miniera, l'embrione, diciam cos, de' colori, che ha prodotti una volta per sempre belli e immutabili e atti solamente a separarsi d'insieme, e a mostrarsi quando bisogna ai di fuori. Mirabile veramente si manifesta in ogni suo effetto, in ogni sua operazione la natura, quando n' dato di conoscerla. Laddove, secondo il Cartesio, conviene che ad ogni instante ella imprima nuovi moti di rotazione a que' suoi globetti, che a ogni refrazione, a ogni riflessione, a ogni minimo che, ella si dia il pensiero e la briga di andargli variando: talch ha sempre mille faccende in sulle braccia e si direbbe che per lei non  mai domenica n festa.
Qui non potei fare a meno di non sorridere cos un poco, indi ripresi a dire:  Lodato sia Iddio, Madama, che pur nel sistema del Neutono ci trovate quella semplicit, che tanto vi va a genio. Ma questa cos fatta attitudine che hanno i raggi a separarsi d'insieme, per quanto sia mirabile e torni anche comoda alla natura, pur talvolta riesce incomoda per noi.  Come incomoda?  rispose la Marchesa.  Troppo mancherebbe agli oggetti della lor bellezza, se ci non fosse. Vorreste voi vedere il medesimo colore ripetuto in ogni cosa, vorreste vedere il mondo come un chiaroscuro?  Un grandissimo inconveniente  io risposi  sarebbe senza dubbio per le dame, se elle non dovessero vestirsi che di un solo colore, e se con la variet de' colori venissero a perdere un cos ampio soggetto di belle quistioni, di consulte, di discorsi. Ma in contraccambio verrebbono gli astronomi a guadagnarci non poco. E qual cosa non darebbe un astronomo, per potersi assicurare del tempo preciso che la luna occulta una stella, o del punto che fa un eclissi? Sono costoro una certa generazion d'uomini che se ne sta quasi sempre su per le torri, cogli occhi rivolti e puntati al cielo; e di questa nostra terra non curano, se non quanto  un pianeta, che fa suo viaggio intorno al sole, ed entra essa pure nel sistema celeste.  Ma che hanno mai tanto che fare  disse la Marchesa  i colori vari della luce colle osservazioni di cotesta strana generazion d'uomini?  Basta dire  io risposi  ch'e' fanno non picciolo impedimento alla perfezione degli occhi loro, o sia de' cannocchiali. Io vi dissi gi, Madama, come i raggi paralleli, o che derivano da un punto, dando sopra una lente, sono da essa uniti in un punto; ma a parlar giustamente, non  un punto, dove i raggi concorrono passata la lente, ma un picciolo cerchio. Talch a ogni punto di un oggetto corrisponde nella immagine di esso, che ne forma la lente uno spazietto; e tali spazietti contigui tra loro, venendo ad entrare alquanto l'uno nell'altro, e ad intaccarsi insieme, non pu a meno che tutta la immagine non riesca alquanto confusa: come farebbe una miniatura che non fosse abbastanza fina e granita a dovere.
Tanto che  disse la Marchesa  voi mi avete rappresentato coteste lenti, come i poeti ne rappresentano gli uomini; non quali sono, ma quali si vorrebbe che fossero.  Appunto:  io risposi e quello spazietto o cerchio, che si chiama aberrazione del lume, procede, come ben potete vedere, Madama, da quell'attitudine che hanno i raggi, allorch refrangono, a separarsi d'insieme. Vero  che una qualche colpa vi ha anche la figura che si suol dare d'ordinario alle lenti; ma troppo  picciola cosa al paragone. E difatti, qualunque figura diasi alla lente, il foco de' raggi azzurri o dei verdi sar sempremai diverso da quello dei rossi o dor, in virt della varia refrangibilit, che non si scompagna mai da essi raggi; e per la immagine degli oggetti, che si fa dalle lenti del cannocchiale,  ben lontana da quella nettezza che sarebbe necessaria a quell'ultima precisione che vorrebbon gli astronomi. Tanto pi ch'essi vagheggiano il sole, le stelle, i pianeti: oggetti che mandano in egual dose al cannocchiale ogni sorta di raggi.  Che farci?  disse qui la Marchesa.  Se la immagine degli oggetti non  nel cannocchiale cos distinta, colpa la separazione dei colori; l'aspetto per del mondo, in virt di essa,  tanto pi bello. In ogni cosa ci sono dei compensi; e la condizione delle umane faccende porta che non ce ne sia niuna senza difetto. Sicch pare che anche gli astronomi, se pur vogliono essere discrete persone, dovessero finalmente prender partito di ci che  impossibile a ottenersi.  Le loro domande per io risposi  parvero cos giuste, e i loro bisogni si trovano talmente uniti con quelli degli altri uomini, che si pens in ogni tempo a provvedervi. Avanti che si scoprissero le vere propriet del lume, cercarono i pi sottili ingegni, e tra questi fu anche il Cartesio, a perfezionare i cannocchiali, immaginando di dare nuove figure a' vetri, perch veramente raccogliessero i raggi in un punto e formassero le pitture degli oggetti distintissime; ma perdettero l'opera e lo studio. Il Neutono, lasciati da banda simili pensieri, de' quali avea mostrato la vanit, avvis di fare un cannocchiale d'invenzione del tutto nuova, e che soddisfar dovesse pienamente a' pi ricercati bisogni dell'astronomia. Come la pens, cos appunto riusc la cosa: ed io vidi in Inghilterra il primo ordigno, che fatto fosse di questa specie, lavorato dalle stesse sue mani; il quale conservavasi dagli eredi di quel grand'uomo insieme con quei prismi, co' quali egli notomizz da prima la luce, e vi seppe veder dentro quelle maraviglie che rendono ancora, se  possibile, la stessa luce pi bella. La invenzione consiste in questo: che l'ufizio che ne' cannocchiali ordinari fa la lente principalissima, e la pi colpevole nella aberrazione del lume, lo fa nel suo uno specchio concavo di metallo; e si opera qui per riflessione quello che l operavasi per refrazione. Raccoglie anche lo specchio per la concavit sua i raggi, come fa la lente; ma nella riflessione i raggi si rialzano tutti dallo specchio con la obbliquit medesima con cui sopra vi cadono; e non succede veruna separazione di colori, che intorbidi la immagine, come nella refrazion della lente; onde col nuovo cannocchiale si veggono gli oggetti di gran lunga pi distinti, che non si fa cogli antichi. Senza che, un cannocchiale neutoniano di poche once equivale ad un ordinario di altrettanti palmi, contenendo sotto mole minore maggior valore, non altrimenti che le monete d'oro verso quelle d'argento.
Ben seppe il Neutono  disse la Marchesa  trovare rimedio al male, di cui avea scoperto la origine. Ma non ci volea niente meno ad acchetar cotesti astronomi, che pare sieno una gente di non cos facile contentatura.  Certamente  io risposi avrebbono il torto, se non fossero contenti del Neutono. Oltre all'avergli armati di un occhio tanto pi fino, egli difese, non ha gran tempo, e in certa maniera salv in faccia al mondo l'astronomia. Voi sapete, Madama, come l'onore di questa scienza dipende principalmente dal predire gli ecclissi, che sono avvenimenti palesi alle viste del volgo, non meno che a quelle de' filosofi. Talete milesio fu considerato in Grecia come un dio, per aver predetto cos in digrosso che in certo tempo dovea fare un eclissi del sole; cio che la luna frapponendosi tra esso e noi, dovea scurarlo. Perfezionatasi di mano in mano l'astronomia, quello per cui gi sarebbesi a un Talete innalzata un'ara, quasi che al d d'oggi facesse disonore a un Hallejo o a un Manfredi. Si esige ora dalla specula il minuto preciso, non che il giorno e l'ora, in cui far l'eclissi, e la quantit sua per appunto; vale a dire se la luna scurer tutto il sole o parte, e quanta precisamente sar la parte scurata. Ora non sono ancora molti anni passati, che tutti i computi de' pi famosi astronomi aveano predetto a certo tempo un eclissi totale del sole. Scuratasi interamente la lucerna del mondo, dovea nel mezzo del giorno farsi notte, e coprirsi ogni cosa di cupe tenebre; la quale scurit, bench predetta e aspettata, pur nondimeno  cagione, quando avviene, di non picciolo smarrimento all'uomo, animale di una specie assai strana, che in una vita brevissima nutre in cuore di cos lunghe speranze; che nella sua mente d ricetto al vero, egualmente che al falso; che pu ardire al di l delle sue forze, e suol temere in onta della sua ragione. Ognuno ebbe dunque quel giorno gli occhi rivolti al cielo, e si aspettava che nel pieno dell'eclissi dovesse mancare interamente e spegnersi il sole. Ma non and cos; ch rimase tutto intorno dagli orli della luna, che lo copriva, uno anello luminoso; e piuttosto che temere, ebbero quel tratto di che maravigliarsi. E lo stesso avvenne in un altro simile eclissi non molto tempo dipoi. Molti furono i ragionamenti che si tennero dalle persone intorno a cos strana novit, la quale se da principio fu cagione di maraviglia, lo fu poscia di romori e di scandalo. Vi studiarono sopra, vi si lambiccarono il cervello gli astronomi punti nel vivo. Chi mise in campo una cosa, chi un'altra, come cagione di quell'effetto, o piuttosto disordine; ma tutto indarno. E ben potete comprendere, Madama, che l'astronomia fu allora per rimetterci moltissimo del suo, come quella che non potea assegnare ragione alcuna di quegli anelli, ch'erano appariti al dispetto de' suoi computi.  Il popolo  disse la Marchesa  perdona facilmente all'astrologo di essere tutto d ingannato da un'arte, la quale asseconda e adula le sue passioni; ma egli  naturale che, per ogni picciolo sbaglio che paia prendere un astronomo, si faccia beffe della scienza, quasi volendosi vendicare della propria ignoranza. Io per non potrei non prendere qualche parte nel dolore, che dovettero gli astronomi in tale disavventura sentir grandissimo. Egli  pur vero che umana cosa  aver compassione degli afflitti.  Buon per noi,  io ripresi a dire  se tanto realmente vi toccassero i mali altrui. Ma datevi pace, Madama; ecco il Neutono che ha sciolto lo enimma, e in aiuto se ne viene degli afflitti. I raggi della luce nel passar ch'e' fanno rasente l'estremit di un corpo, si piegano verso il corpo medesimo, sino ad entrare anche un poco nella sua ombra. Prova  di questo, che se un coltello bene affilato si presenti per taglio a una sottil striscia di luce nella stanza buia, si vede i raggi, che passano a una picciola distanza dal taglio, buttarsi verso la costa di esso coltello. I pi vicini si piegano assai; non tanto quelli che passano un po' pi lontanetti; e cos di mano in mano, sino a tanto che a una certa distanza dal taglio vanno oltre diritti, seguitando il filo della striscia. Del qual effetto, chiamato diffrazione, o sia infiessione della luce, il Grimaldi fu veramente il primo ad accorgersene; e il Neutono l'ha dipoi autenticato con nuove sperienze. Que' raggi adunque del sole, che passano presso agli orli della luna, dovranno piegarsi verso della medesima, ed entrare anche nell'ombra ch'ella getta sopra la terra. E per noi, che durante gli eclissi ci troviamo immersi in quest'ombra, vediamo intorno intorno da essa luna un anello luminoso. E per averne dipoi una maggior riprova, si posero in faccia al sole dei globi in tali distanze che doveano ricoprirlo del tutto ed eclissarlo a chi dietro guardava; e ci non ostante, il medesimo luminoso anello ne li cingeva, che visto intorno alla luna fu per iscreditare in questo basso mondo la scienza dei cieli.
La ragione  disse allora la Marchesa  assegnata dal Neutono di quegli anelli, mi par ben chiara e palpabile. Ma ditemi: il maggior male a cui vanno soggetti anche i filosofi non  egli la curiosit?  Mai s:  io risposi  e sull'aver essi corta vista e molta curiosit  appunto fondata, come altri disse, tutta la loro scienza, qual ch'ella sia.  Or non ci fu egli alcun filosofo  replic la Marchesa  il quale domandasse al Neutono la ragione perch i raggi, che non sono tocchi da un corpo, abbiano da piegarsi verso di quello nel passargli d'allato?  Oh voi, Madama,  io risposi  siete di assai pi difficile contentatura che tutti gli altri; che vorreste sapere sino alla causa della diffrazione. Troppo la gran cosa  quella che domandate, e s'io la dicessi, ci saria forse pericolo di disfarmi con mezzo mondo.  A parlar meco,  ripigli subito la Marchesa  voi pure il sapete, non correte nessun pericolo.  Tutto bene, Madama,  io seguitai  ma temo non la troppo strana cosa vi debba parere ad udirla. Ora ecco: la ragione perch i raggi si piegano verso i corpi nel passar loro dappresso  l'attrazione ch'essi corpi esercitano sopra la luce.  L'attrazione , ripigli tosto la Marchesa  che i corpi esercitano sopra la luce! Voi vi prendete gioco di me, o forse punir mi vorreste della soverchia mia curiosit.  Ed io allora:  Non vel diss'io, Madama, che la troppo strana cosa vi sarebbe paruta cotesta? Voi avete fermo nell'animo che nella universalit delle cose quella forza ci sia solamente, e non altra, onde i corpi, urtandosi tra di loro, si pongono vicendevolmente in moto, e le loro particelle si vanno in quello o in quell'altro modo disponendo; e con ci credete che operi la natura qualunque effetto, che da noi si osserva, qualunque cosa si sia. N altrimenti pare, che dobbiate pur credere  massimamente dopo quanto udiste l'altro d della dottrina del Cartesio. Ma ora svelarvi conviene i pi riposti arcani della filosofia. Convien dirvi che, oltre a quella forza, un'altra ancora ce ne  sparsa per tutto l'universo, onde i corpi hanno come sentore gli uni degli altri: bench lontani, tra loro vicendevolmente si attraggono e, rimosso che fosse ogni impedimento, correrebbono tutti ad unirsi insieme. E cotesta universale attrazione della materia, di cui  un ramo l'attrazione particolare tra i corpi e la luce, fu subodorata quasi che in ogni tempo da coloro che considerarono pi addentro il sistema del mondo; ma fu discoperta veramente, posta in chiaro e ridotta a computo dal Neutono; e oramai si pu riguardare come la chiave della fisica.  La Marchesa recatasi in s, e ponendomi ben mente nel viso:  Adunque,  ripigli  voi dite seriamente che tutti i corpi si attraggono? Ecco un mondo novello per me, dove io mi trovo tutta smarrita.  Madama,  io soggiunsi  egli accade a voi quel medesimo, che gi accadde a molti filosofi di professione. Ma perch essi sdegnarono di reputarsi nuovi, come fate voi, in questa filosofia, adombratisi al solo none di attrazione, si levaron tosto ad impugnarla. Dissero che quest'attrazione  tutt'uno con quelle qualit occulte, di cui gli aristotelici informavano i corpi, e colle quali credevano render ragione degli effetti naturali; che con questa attrazione si veniva a rimettere in seggio quel filosofare enimmatico e inintelligibile, a mostrare la cui vanit convenne che tanto oprassero col senno e con la mano i pi sani ingegni della passata et; e vanno formando addosso al Neutono un gravissimo processo.  E quali ne furono le difese?  disse la Marchesa.  Ben lontano  io ripigliai  che l'attrazione sia una qualit occulta, ella  una qualit manifestissima della materia, da cui dipende la spiegazione d'innumerabili effetti naturali. N questa a niun patto vuol esser confusa con que' nomi voti di senso, trovati ora l'uno ed or l'altro dalla volgare schiera de' filosofi, a rendere un tal qual conto di questo fenomeno o di quello; quando realmente ella  un principio universale, a cui ubbidisce ogni cosa dal pi minuto granello di sabbia sino a' corpi vastissimi de' pianeti, di cui si assegnano le leggi e si determina ogni suo effetto sino alle ultime differenze. Gli aristotelici facevano come i sacerdoti del gentilesimo, che secondo i bisogni vi creavano a lor talento di novelle deit, e ne avean pieno ogni cosa; dove il Neutono la fa da filosofo, e riconosce soltanto quei principi, che realmente esistono insieme col mondo. Guidato dalle pi sottili osservazioni e dalle considerazioni pi profonde,  forzato a riconoscer nella materia, come qualit primordiale, la virt attrattiva. E quando egli afferma che la luce radente l'estremit de' corpi  tirata da quelli, non intende gi di darci l'intero intorno alla causa della diffrazione; ma d'indicar solamente quella propriet generale della materia, che  pure fare un gran passo in filosofia, da cui procede la ragione immediata di tal fenomeno. Lo investigare poi la essenza di questa attrazione, e come i corpi posti in distanza operino l'uno sopra l'altro, e quasi per naturale instinto amino di farsi tra loro vicini, egli lo lascia alla penetrazione di que' filosofi che, navigando per lo gran mar dell'essere, vorrebbono sorgere alle cagioni prime delle cose, e arrivare col dove

molto si mira, e poco si discerne.

E, come sapete, Madama, l'intendimento suo  solamente di assicurarsi delle propriet generali della materia, delle leggi con cui la natura governa l'universalit delle cose; siccome avete sinora veduto nella storia, che con la scorta di lui siamo andati tessendo della luce.  Intendimento ben giusto;  disse la Marchesa  ma questa diffrazione, e l'attrazione che ne  la causa,  un cos fatto avvenimento storico che, a saper che ne , converrebbe entrare nel gabinetto. Quanto  facile a capire che i raggi per esempio della luce sieno ripercossi da una superficie, contro a cui vengano a battere, altrettanto  difficile a capire come i corpi spirino non so qual loro propria virt , per cui possano torcere i raggi della luce, che passano a qualche distanza da essi e sopra i quali non han presa.  Che ci sembrar debba  io risposi  alquanto duro da comprendere, non potrei gi io negarlo, Madama: e cos pure avvis lo stesso Neutono. Bench fosse stretto da' pi forti argomenti a credere che i corpi scambievolmente si attraggono senza intervento di materia veruna, che l'uno verso l'altro gli spinga, ci non ostante usc in alcun luogo a dire che l'attrazione era forse effetto della impulsione, dell'urto, come che fosse, di una materia oltre ogni credere finissima, di un vapor tenuissimo, che diffuso trovasi per avventura in tutte le parti dell'universo: segno ch'egli volle entrare, come si suoi dire, ne' piedi altrui; e credette non dovere prender di punta la comune opinione. Per far la via alla verit, gli convenne servirsi di un qualche artifizio; adoperare come quegli scrittori, i quali nella storia vanno inserendo qua e l un qualche episodio favoloso, onde sia letta dai pi , e per gradire all'universale le danno aria di romanzo.  E la Marchesa:  Non sarebbe egli questo piuttosto un artifizio vostro per piccarmi d'onore, o per farmi credere che io meglio non intendo come il moto sia ne' corpi che come vi sia l'attrazione?  Gli uomini  io risposi  veggono i corpi muoversi tuttod; ma di rado gli veggono attraersi; e per dell'attrazione fanno le maraviglie, e non del moto. Ma i filosofi sanno ben essi maravigliarsi delle cose, quantunque le abbiano del continuo dinanzi agli occhi. Perch noi potessimo chiaramente intendere come un corpo, scontrandosi, per via d'esempio, in un altro, debba comunicargli parte del proprio suo moto, dovremmo anche intendere come ci sia uno effetto della natura, della essenza del corpo medesimo; talmente che cos egli sia necessitato di fare, e non altrimenti. Ma qual cosa sappiamo noi mai della essenza de' corpi? nulla, se pure il vero si vuol da noi confeessare. A noi  dato soltanto di potere francamente asserire che i corpi sono cose estese e impenetrabili. E perch? perch veggiamo la estensione e la impenetrabilit trovarsi in tutti corpi, e trovarsi sempre di uno stesso modo; laddove non  il medesimo delle altre loro qualit. Ora chi ne potrebbe mai assicurare col ragionamento che una cosa impenetrabile ed estesa, scontrandosi in un'altra impenetrabile parimenti ed estesa, debba comunicarle parte del suo moto, e non piuttosto perdere essa tutto il moto che avea, e ridursi alla quiete? N l'una cosa n l'altra ripugna alla estensione e alla impenetrabilit, che  quanto si conosce per noi della natura dei corpi; e per cos l'una come l'altra potrebbe egualmente avvenire. La osservazione soltanto e la esperienza ne ha fatti chiari di ci che veramente avviene; n mai cogli occhi della mente l'avremmo conosciuto, se veduto non l'avessimo cogli occhi della fronte. In qual modo e per qual cagione il moto che  in un corpo trapassi in un altro, gi per noi non si sa; mistero egualmente impenetrabile che il muover della mano o del piede alla volont della nostr'anima. In una parola i filosofi sono egualmente all'oscuro del come operino i corpi l'uno sopra l'altro, quando sono contigui tra loro, che quando sono tra loro lontani; ma non sono gi all'oscuro che, ancorch in distanza l'uno dall'altro, vicendevolmente si attraggano. Cotesta attrazione, uno de' principali ingegni, una delle pi gagliarde molle della natura,  abbastanza provata da moltissime sperienze fatte ne' corpi che ne stanno d'attorno; ma si palesa singolarmente ne' fenomeni celesti, che l'hanno narrata al Neutono, ed egli alle genti.
Veramente,  disse la Marchesa  la non pi udita novit della cosa non abbisogna di una testimonianza meno autorevole.  Ma non intendo gi  ripigliai io  che voi stiate, Madama, a detto d'altrui. Domani, poich oggi

il tempo  breve, e vostra voglia  lunga,

cercher di mostrarvi quanto sia ben fondata l'attrazione. Solo m' incresce che io non potr esporvi cotesta dottrina con tutto il corredo delle dimostrazioni e de' computi che la fiancheggiano e la rendono vittoriosa delle menti.  Pazienza;  disse la Marchesa  se io non la potr vedere in tutto quel lustro, in cui la vedrebbe un matematico, io far come que' dilettanti di pittura, i quali, non potendo avere il quadro di uno eccellente maestro, sono contenti ad averne la stampa; e son sicura, che voi la renderete, quanto  possibile, vicina al dipinto.


DIALOGO QUINTO

Esposizione del principio universale dell'attrazione, applicazione di questo principio all'ottica, e conclusione.

Furono interrotti il di appresso i nostri ragionamenti da una gentil compagnia di dame e di cavalieri, che vennero a visitar la Marchesa. Si misero in campo, in luogo di sistemi filosofici, le novelle che forniva la citt, i casi delle gentili persone, e le mode che erano frescamente giunte di Parigi. Dove mostr la Marchesa la perizia sua nel prognosticare dagl'indizi i pi leggieri ci ch' era per avvenire nel regno pi mutabile ed incerto di tutti; e mostr che al bisogno sapea profondamente parlare di nastri e di cuffie; e da tale gentilezza di maniere era accompagnato ogni suo detto, che le veniva quasi perdonato il suo spirito, anche dalle persone del medesimo suo sesso. Cos da noi fu lietamente trapassata buona parte di quel giorno; e verso la sera invitandoci un soave venticello, che rinfrescava l'aria, entrammo tutti in un'adorna barchetta, la quale col favore dei remi raggiunse ben presto alcuni navili di pescatori, che lontano da riva tese aveano lor reti, e poste insidie alle dilicate trote e ai carpioni del lago. Erano da noi con diletto grandissimo corse quelle chiare e limpid'acque, che bagnano costiere piantate di bei pergolati di aranci, e per lo fremito delle onde gareggiano talvolta col mare. Ritornati la sera assai tardi a casa al suono di corni da caccia, e al lume della luna, sotto a cui tremolar pareano le acque del lago, a giocar ci ponemmo; e quindi a una linda ed elegante tavola; n mancarono di bei motti e racconti, che condissero la cena.
Il dopo pranzo del seguente giorno prese commiato la compagnia; e mostrandosi la Marchesa pi volonterosa che mai di ripigliare il nostro ragionamento sopra l'attrazione, postici a sedere nella galleria, io mi feci a dire in tal modo:  Un effetto, che  continuamente negli occhi di tutti, e di cui occultissima  la causa,  che i corpi, quando da niuna cosa sono impediti, vanno in basso, e gravi perci si chiamano. Della gravit fu il primo il Galilei a dimostrare le propriet e le leggi nei movimenti dei corpi, che sono appresso alla terra; tanto di quelli che cadono abbandonati a se medesimi, che di quelli che corrono gi alla china, o che vibrano appesi d'in alto, e pendoli in aria. E per tali vie principalmente egli entr nel campo della vera filosofia, dove da tutti  riconosciuto qual primo duce e maestro. Il Neutono scopri dipoi come tutti i corpi, anche i pi lontani dalla terra, sono dotati di gravit gli uni verso degli altri; trov di tale gravit universale le leggi primitive; giunse a vederne sino alla causa; e si lev a cos alto volo, quasi direi, per uno abbattimento. Raccontano che un giorno che tutto solo era a diporto in un giardino, fosse in particolar modo colpito la mente al vedere d'un albero cadere un pomo. Onde concentratosi in una sua meditazione, prendesse a ragionare in tal guisa seco medesimo.  I diporti del Neutono  si fece qui a dir la Marchesa  erano, a quel che io veggo, come i giochi d'Achille. E ora s che mi sar mestieri studiare il passo pi che mai, a potergli tener dietro in quel suo giardino.  Ed io continuai:  Tutti i corpi, diceva egli, che sono intorno alla terra, pesano verso la terra medesima. Di assolutamente leggieri, conforme altre volte credevasi, non ce n'. Che se alcuni mostrano di andare all'in su, non avvien loro altrimenti che al sughero, che per esser meno pesante dell'acqua, da essa  levato in collo e forzato di starsene a galla. La causa della gravit non dee cercarsi, come immagin il Cartesio, nel giro di un vortice che circondi la terra, nella impulsione del fluido sottilissimo, ond'esso  composto, il quale facendo ogni sforzo di slargarsi e occupare le parti pi lontane dalla terra e pi alte, cacci in basso i corpi che nuotano per entro ad esso. La gravit in tal caso dovrebbe operare all'agguaglio delle superficie, che i corpi presentano a cotesto fluido; e non all'agguaglio della materia, che internamente contengono. Non vi par egli, Madama, che la cosa sia cos?  Pare veramente  diss'ella  che quanto saranno in maggior numero le parti esposte al di fuori, dove potr operare cotesto fluido, tanto maggiore dovr essere l'operazion sua.  E la quotidiana esperienza  io seguitai  pur ne mostra il contrario. Una foglia d'oro, per quantunque assottigliata e distesa ella sia, non  cos grave certamente quanto  un granello di piombo: anzi in paragone di esso si pu chiamare leggiera: segno manifesto che il pi o meno di superficie non fa nulla per accrescere o diminuire la pesantezza de' corpi; e per convien dire che la gravit penetri la sostanza, e operi sopra ciascheduna particella della materia. La causa adunque della gravit non  una forza che operi estrinsecamente; ma una forza che ricerca internamente i corpi e muove dalla terra, la quale gli chiama e gli alletta tutti al suo centro. Una tal forza giugne assai alto e, senza punto scemare, nelle regioni dell'aria. Ch non potria ella giugnere pi alto ancora, e stendersi sino alle trenta, sessanta, novanta mila leghe? che tale  la distanza della luna. E se arriva fin l su, non sar ella la causa che ritiene la luna nell'orbe suo, e fa s che ella giri intorno alla terra? Che ben sapete, Madama, come ogni corpo che muove di moto circolare vorrebbe, non meno che fa il sasso nella bola, allontanarsi dal centro intorno a cui gira, e scappar via; e se pur gira,  in virt di una forza che il frena e il tiene ad esso centro quasi obbligato ed unito.
Fermo il Neutono in questo pensiero  io continuai dopo un po' di pausa  prese in sua scorta la geometria; e trov che se un corpo, il quale sia in moto,  tirato verso un centro, percorrer intorno ad esso aie proporzionali a' tempi.  Ben io  disse la Marchesa  avea incominciato a seguire il Neutono; ma s'egli s'imbosca con cotesta sua geometria, io lo perdo tosto di vista.  Non dubitate,  io risposi  Madama, che faremo in qualche modo di seguirlo anche l dove pi si vorrebbe nascondere. Figuratevi un corpo che gira intorno ad un altro, che del suo moto si pu dire il centro; e figuratevi ch'e' giri non gi per un cerchio perfettamente tondo, ma che abbia un po' del bislungo, di maniera che esso centro non sia giusto nel mezzo del cerchio, ma si rimanga un poco da un lato. Segniamo ora con la fantasia un punto del cerchio, dove in questo instante si trovi il corpo che gira. Da quel punto figuratevi tirato un filo o sia una linea al centro: similmente tal punto dove sar, per esempio, due ore appresso, tiratene un'altra. Quello spazio triangolare, che resta compreso tra le due linee che si stendono dal corpo che gira sino al centro, e la porzione di cerchio da lui corsa nelle due ore, chiamasi aia. E queste tali aie, che, girandosi il corpo, sono formate in tempi uguali, sono uguali tra loro. Con che voi chiaramente vedete, Madama, ch'esso ora va pi veloce, e ora meno; e in tempi eguali non avr gi corso due porzioni di cerchio eguali, ma due porzioni di cerchio tali che le aie formate nel modo che abbiam detto verranno ad uguagliarsi tra loro. E se un tempo sar la met, il terzo, il doppio di un altro tempo, anche le aie formate in quei tempi saranno la met, il terzo, il doppio; che tanto  a dire, le aie sono proporzionali ai tempi. E il Neutono ancora trov, che se all'incontro un corpo percorre intorno a un centro aie proporzionali ai tempi, egli sar tirato verso quel centro.  E la luna,  disse la Marchesa  girandosi intorno alla terra, percorre mo' ella coteste vostre aie proporzionali ai tempi?  Questo  ci  io risposi  ch'ella fa per appunto. E vi dir ancora pi , che la terra e tutti gli altri pianeti fanno anch'essi il medesimo intorno al sole.  Adunque  riprese subito la Marchesa  hanno anch'essi una gravit verso il sole, o. come voi dite, sono tirati dal sole.  Ed ecco, Madama,  io risposi  che avete compreso da voi medesima cotesta attrazione neutoniana, che da prima pur vi riusciva cos nuova cosa, e pareva non vi andasse gran fatto a verso. Vedete la luna gravitar verso la terra per la ragione medesima che fanno i corpi che ne sono dattorno; non in virt di un fluido, che ve la spinga, ma in virt d'una forza, che muove dalla terra ed a s la chiama. E come mai la luna nelle regioni del cielo potrebb'ella essere attorniata da un fluido? Troppo la grande resistenza proverebbe nel procedere innanzi per l'orbe suo; verrebbe il suo moto a rallentarsi in poco d'ora e ad estinguersi: n altrimenti saria de' pianeti, se girassero intorno al sole per uno spazio pieno di materia.  E non potrebbe  disse la Marchesa  cotesta celeste materia essere cotanto pura, cotante fina e sottile, che poco o niuno impedimento facesse al moto della luna? E s'ella fosse per assai pi volte, che noi immaginar non potremmo, pi sottile dell'aria?  Fate pure,  io ripresi  Madama, ch'ella sia cos sottile, cos fina e cos eterea, come  la materia del Cartesio. E gi vedrete che s'ella riempie di se medesima ogni spazio,  tutt'uno che s'ella fosse una massa tutta solida e massiccia. La resistenza che provano i corpi nel muovere per entro a un fluido, tanto  maggiore quanto maggiore  il numero delle particelle del fluido, che, per procedere innanzi, hanno da muovere di luogo; dovendo pur essi altrettanto perdere di moto quanto ne danno. Or che sarebbe, se la luna movesse per mezzo a una materia, che ogni spazio riempiesse del cielo? Dovrebbe ad ogni instante smuover di luogo, per farsi la via, una infinit di particelle, che glie la contrastano; troverebbe nel cammino tale impedimento, che, cessato in brevissimo spazio di tempo il proprio suo moto, e stimolandola del continuo la forza della gravit, verrebbe a piombar sulla terra; e lo stesso fariano i pianeti verso il sole, talch sino dal bel principio delle cose sarebbe venuto finimondo. Ma non dubitate, Madama; ne libera da ogni timore il sapere che la luna e i pianeti muovono per entro alle vaste solitudini del voto, dove nulla impedisce, nulla rallenta il loro movimento. Spinti dal Creatore in linea diritta, per essa avrebbono continuato mai sempre a muovere innanzi; quando per cammino sentito non avessero l'attrazione del vastissimo corpo del sole, che quasi in soglio siede immobile col in mezzo dello spazio. Gli fa questa declinare dal retto loro sentiero, e per una linea curva gli fa rivolgere intorno al sole. La pi grande orbita di tutte, che ha non vi saprei ben dire quanti milioni di milioni di miglia di circuito, viene in trent'anni descritta, come gi sapete, da Saturno; ed essa comprende quelle degli altri pianeti: Giove, Marte, la Terra, Venere e Mercurio, i quali penetrati tutti dalla virt magnetica del sole danzano in vari giri intorno da lui, come nel suo Paradiso cant il Miltono, quasi profetizzando agli uomini i misteri dell'attrazione. Da essa sono altres governate le comete, le quali, bench vadano quale per un verso e quale per l'altro, bench girino intorno al sole per orbite assai pi bislunghe che non fanno i pianeti, ubbidiscono per puntualmente alle medesime leggi; e quanto gi furono al Cartesio ribelli, altrettanto sono docili al Neutono. Per l'attrazione similmente i pianeti secondari girano intorno a' loro primari; la luna cio intorno alla terra, intorno a Giove le sue quattro lune, e intorno a Saturno quelle altre sue, che son cinque. In somma il gran fenomeno del giro de' pianeti, per cui i filosofi fabbricato aveano degli epicicli, dei vortici, ed anche creato delle intelligenze onde reggergli e governargli, si riduce al moto di un sassolino, che uno scagli con mano. Dopo aver esso da noi ricevuto la pinta, muoverebbe, quanto  a s, per linea diritta, se la forza della terra, che lo trae del continuo in basso, nol deviasse per una curva. E gi se noi da un luogo altissimo gittando un sasso, gli potessimo dare tal forza che, deviando per la curva, non si scontrasse nella terra, e l'aria non gli resistesse, verremmo a fare un'altra luna: voglio dire ch'e' girerebbe intorno intorno alla terra, come fa appunto la luna.  Ben pare  disse la Marchesa  che la natura opera molto col poco. Una medesima forza, una medesima cagione produce effetti, che pur paiono e parvero anche a' filosofi quanto tra lor differenti! Gi non si pu mettere in dubbio che l'attrazione non governi i moti di Saturno, e non faccia qui da noi cadere un pomo. Maravigliosa cosa  a vedere come un motivo, per cos dire, semplicissimo continua sempre lo stesso, e domina in tutto il gran concerto del mondo.
Ora,  continuai io  siccome la legge delle aie proporzionali ai tempi, a cui nel descriver la sua orbita ciascun pianeta ubbidisce, fu cagione, che il Neutono scoprisse la forza attrattiva nel sole, cos un'altra legge, per cui i pianeti spendono pi tempo in compiere le loro orbite, secondo che sono pi lontani dal sole, e ci con certa proporzione tra le distanze e i tempi, fu cagione ch'egli scoprisse che la forza attrattiva va scemando con certa misura, via via ch'ella si allontana dal sole. E la misura  questa: ch'ella scema non di quanto cresce la distanza dal sole, ma il quadrato del numero esprimente la distanza di esso sole; il che si chiama la ragione inversa dei quadrati delle distanze.  Ohim!  disse la Marchesa  che noi torniamo ad entrare nel bosco.  Per intendere una tal cifera di geometria,  io seguitai  basta sapere che il quadrato di un numero  il medesimo numero moltiplicato in se stesso: come per esempio il quattro  il quadrato del due, perch due via due d quattro; il nove  il quadrato del tre, per la medesima ragione che tre via tre d nove; e cos discorrendo. Nota adunque la distanza in che si trova la terra dal sole, e insieme nota la distanza in che si trova Giove, che l'una  cinque volte maggiore dell'altra, voi potrete sapere di quanto la forza attrattiva del sole alla distanza di Giove  indebolita, rispetto alla forza di esso sole alla distanza della terra.  State ad udire,  disse la Marchesa  se io so raccapezzarlo. Voi mi dite adunque che la forza attrattiva  minor di tanto di quanto  maggiore il quadrato della distanza. Il quadrato di uno, che voi fate esser la distanza della terra dal sole,  uno.  E alla distanza uno,  ripigliai io  uno parimenti  la forza.  Il quadrato del cinque  soggiuns'ella subito   venticinque: e per la forza attrattiva del sole in Giove  venticinque volte minore che nella terra.  Forse,  diss'io  Madama, non sapete, che adesso voi avete sciolto un problema; e potete dire, come quell'antico geometra, ho trovato, ho trovato. Anzi ne avete sciolti tre dei problemi: vedete senso che si asconde sotto il velame delle vostre parole. Con la stessa legge per appunto che scema l'attrazione, scema e il calore e la luce.  La luce adunque,  disse la Marchesa  e il calor del sole sono anch'essi venticinque volte minori in Giove che qui in terra?  N pi n manco:  io risposi  a segno che noi trasportati in Giove interizziremmo del freddo pel solleone di quel pianeta; e gli abitanti di Giove trafelerebbono del caldo nel cuore del nostro inverno, e trovandosi qui tra noi offesi dalla luce del sole, non potrebbono vivere che in compagnia della nostra pi leggiadra gente, che fa di notte giorno.  Vedete  disse la Marchesa  quante cose belle io ho trovate a un tratto, senza pur saperlo!  Non avviene cos di rado  io risposi  che nella buona filosofia quello solamente si trovi e non pi , che uno di cercar si propone. La verit  pi feconda che altri non crede. Ma perch abbiate ancora maggior certezza del modo con che diminuisce a varie distanze il vigor della luce, e meglio veggiate come avete colto nel segno, ne potremmo prendere questa sera, se vi sar a grado, una esperienza non meno decisiva che facile a farsi. In una stanza non vi ha da essere altro lume, salvo che una sola candela accesa: ed uno si pone tanto lontano da essa, che a mala pena possa rilevare i caratteri di una lettera; se gi una non fosse di quelle lettere che si leggono a qualsivoglia lume. Indi, se egli si porr a doppia distanza, vedrete che a poter rilevare i caratteri, come avea fatto innanzi, non basta raddoppiare il lume coll'accendere nel medesimo sito una simile candela, ma converr quadruplicarlo; che  appunto il quadrato della distanza due. Che se ad ottenere il medesimo effetto convien rinforzare il lume proporzionatamente al quadrato della distanza, di altrettanto convien dire che l'istesso lume, allontanandosi dal principio suo, perda della sua virt .  Io mi penso  soggiunse qui la Marchesa  che questa regola de' quadrati si estenda anche a cose ben lontane dalla filosofia. Il quadrato dell'otto non  egli il sessantaquattro?  Appunto  io risposi.  Pensate ora voi,  ella soggiunse tosto  di quanto nello spazio di otto giorni dopo una partenza debba perder di virt il dolce lume, il dolce fuoco, di che in presenza si mostrano tanto accesi gli amanti.  Guardate poi,  diss'io  Madama di non esser causa, che si guasti la generalit della vostra regola voi.
Ma seriamente parlando,  diss'ella  la forza attrattiva del sole va calando, secondo che crescono i quadrati delle distanze. E lo stesso sar senza dubbio della forza attrattiva della terra.  Che la cosa  io risposi  sia cos in Saturno e in Giove, lo veggono manifestamente i matematici merc di quelle lune o satelliti che vi girano intorno. Poich quella medesima proporzione tra le distanze e i tempi delle loro rivoluzioni, che osservano i pianeti che vanno intorno al sole, la osservano ancora i satelliti, che vanno intorno a un pianeta. Dal che se ne ricava che la forza attrattiva di Saturno e di Giove cala nella proporzione medesima che quella del sole. Ma per tal via non  gi possibile verificarlo nella terra; non avendo ella un'altra o pi lune, onde comparare i tempi delle loro rivoluzioni con le loro distanze da essa terra.  Se non fosse  disse la Marchesa  che per quanto ho raccolto da voi, i Neutoniani fanno tanto il poco caso delle probabilit, parmi che non sarebbe da mettere in dubbio che la cosa proceda allo stesso modo anche nella terra. Ma cos stretto  l'instituto della loro filosofia, che anche le probabilit le meglio fondate non occorre metterle in campo.  Certo   io risposi  che non si sarebbono mai dati pace, se un'altra via trovata non avessero da giugnere alla dimostrazione: e ci fu comparando il moto de' gravi cadenti qui presso alla terra col moto della luna. Se fosse possibil mai, ch'ella venisse a cadere sopra la terra, sono assicurati, e sapete, ch'e' non si assicurano per cos poco, che la forza che di l su la tirerebbe in basso sarebbe tremila e secento volte minore della forza che tira in basso i nostri gravi quaggi . La luna  lungi dal centro della terra sessanta mezzi diametri della medesima terra, o sia sessanta di quelle misure, delle quali i corpi ne sono lungi una sola; e il quadrato di sessanta  tremila e secento, n pi n meno.
Molto bravamente  disse la Marchesa  sono arrivati i neutoniani alla dimostrazione: ed egli mi pare proprio un danno che non sia possibile che la luna venga a cadere sopra la terra. Potrebbono dare in tal modo quasi l'ultima mano a' loro computi, a vedergli confermati pi che mai. E che bella occasione non sarebbe anche cotesta per gli altri filosofi? potrebbono poggiare a lor diletto per quei monti e scendere per quei valloni, che vi veggono per entro col cannocchiale: e a moltissimi poi sarebbe dato di riavere, senza fare il viaggio di Astolfo, l'ampolla del loro senno che perdettero qui in terra in tante vane speculazioni.  Quella  io ripresi a dire  che vi sarebbe in tal fatto di pi curioso si  che la terra non si starebbe mica ad aspettar la luna a pi fermo; ch, movendo anch'essa, le si farebbe incontro.  Come incontro?  tosto soggiunse la Marchesa.   egli forse fermato questo patto tra' pianeti: che qual di loro venisse a muovere verso dell'altro, l'altro dovesse andargli incontro, quasi per fargli accoglienza?  Al certo,  io risposi  se ci fosse un tal patto, molto bene sarebbe garantito dall'attrazione vicendevole che hanno tra loro. Se in due tavolette di sughero si fanno galleggiar sull'acqua un pezzo di calamita ed uno di ferro, a poca distanza l'uno dall'altro, vedesi non meno correre il ferro verso la calamita, che la calamita verso il ferro: e se si ritiene questo o quella, qual de' due non ritenuto corre verso l'altro. Ancora l'ambra, che strofinata ha potere di attrarre a s varie specie di corpi, appesa ad un filo in modo che stia libera in aria, si fa incontro essa medesima a que' corpi che se le presentano, e gli seconda in tutti i loro movimenti.  La cosa adunque,  disse la Marchesa  riesce a questo: poich il sole attrae i pianeti, anche i pianeti attraggono il sole: i primari attraggono i secondari, e sono da essi attratti; i secondari si attraggono similmente l'un l'altro.  E finalmente  io soggiunsi  i corpi

tutti tirati sono, e tutti tirano,

come disse ad altro intendimento il maggior nostro poeta.
Ma tante e s diverse attrazioni  ripigli la Marchesa  non dovrebbono elleno, incrocicchiandosi e quasi combattendo tra loro, causare nella universalit delle cose una qualche confusione?  S,  io risposi  se subordinate non fossero alle leggi pi severe e pi strette, che gi non  pericolo sieno per trasgredire giammai. L'attrazione in ciascun pianeta  maggiore o minore secondo che pi o meno contiene di materia; e lungi da esso se ne va scemando, secondo che cresce il quadrato della distanza. Muovendosi come fanno, e trovandosi tra loro ora pi ed ora meno vicini, va continuamente variando l'effetto dell'attrazione degli uni sopra degli altri. Quindi ne avvengono alcune irregolarit ne' loro movimenti, o vogliam dire disordini, che gi non isfuggirono al Neutono, il quale, armato sempre della pi fina geometria, seppe assoggettargli al calcolo e assegnarne sino agli effetti pi minimi. Quando i pianeti si trovassero tutti dalla medesima banda, non si crederebbe egli, Madama, che dovessero sconcertare non poco il sistema celeste, operando tutti con l'attrazion loro di compagnia contro al sole?  S certo  rispose la Marchesa.  Terribile sarebbe una cos fatta congiura, e tale da mettere in gran pensieri la immobile maest del sole, non forse egli dovesse discendere dal soglio, e dei pianeti non essere pi il re.  Cos pare veramente;  io soggiunsi  e Dio sa ancora quali altre funeste conseguenze apprendere potesse uno umore tanto o quanto maninconico. Ma considerando che il sole, vastissimo come egli , contiene in s pi materia che tutti gli altri pianeti presi insieme; e considerando che i pianeti pi vicini al sole, che pi fortemente operano sopra di lui, sono anche i pi piccioli, altri pu viver sicuro. Quand'anche le forze di tutti i pianeti unite fossero contro al sole, vano sarebbe ogni loro sforzo. Egli  dimostrato che non lo smuoverebbon dal proprio sito che di un solo al pi de' suoi diametri. Simile al Giove di Omero, che sfida la turba degli altri dei, e se ne sta fermo ed immobile, tenendo in mano l'un capo della catena d'oro, mentre all'altro capo adoperano tutti ogni lor possa, collegati insieme contro di lui.  Bella e grandiosa immagine,  disse la Marchesa  onde da quell'antico poeta fu come adombrata l'armonia e l'ordine, che i pi acuti nostri filosofi ravvisano nell' universo.  La luna  io continuai a dire   pi di ogni altro corpo celeste soggetta nel suo movimento a disordini e a irregolarit; e ci a cagione principalmente della situazion sua. Oltre all'attrazione della terra sente fortemente quella ancora del sole: e questa quando pi gagliarda e quando meno, secondo che, girando intorno alla terra, e trovandosi ora in opposizione ed ora in congiunzione col sole, si trova essere ora pi ed ora meno da esso sole lontana. Da tutto ci ha da nascere che la sua marcia ora si acceleri, ora si ritardi; che la figura e la positura dell'orbe suo vadano cangiando; mille irregolarit in somma, o scambietti nel movimento suo, i quali tribolavano del continuo e facevano dare al nimico i devoti di Urania che non arrivavano a penetrarne il perch. Il Neutono gli ha saputi ridurre sotto regola; ha mostrato come quelle cause che disordinano la luna, quelle medesime altres dentro a un certo tempo la riordinano; ed egli solo ha il vanto di aver posto a quel licenzioso pianeta la briglia e il freno, come altri disse, de' computi.
Ben  vero,  io continuai  che novellamente in Francia fu chi pretese di mostrare che la luna ricalcitrava al Neutono pur assai; mentre, stando alle leggi dell'attrazione, ella avrebbe dovuto compiere in diciotto anni certo suo particolare e importantissimo movimento, e in effetto lo compie in nove.  Il sistema dell'attrazione  disse la Marchesa  trov dunque anch'esso in Francia un altro Mariotto. Se non che, qui non si quistionava del fatto, ma della ragione del fatto medesimo: e la disputa era di un grado assai pi alto, e pi degna della speculazione e dello ingegno de' filosofi.  Trattavasi  io risposi  di far nuove leggi a potervi ridur la luna. Il sistema del Neutono non si adattava a tutti i fenomeni: conveniva almeno mettervi mano per racconciarlo; e dal racconciare al rigettare un sistema non ci  un gran tratto, bene il sapete. Tanto pi dipoi pareva che fosse da temere per l'attrazione, quanto che entrato era in lizza uno de' paladini della geometria gi partigiano del Neutono, il quale fu allora predicato come un altro Labieno, che per la giustizia della causa vedevasi costretto ad abbandonare le parti di Cesare.  E che fece la Inghilterra?  ripigli con impazienza la Marchesa.  Non entr anch'ella tosto in campo? Mise altre volte in chiaro la poca diligenza del Mariotto: avr ora messo in chiaro la fallacia presa dal matematico. Un qualche suo Astolfo avr, mi penso, dato di piglio a quella lancia d'oro, che fa uscir di sella quanti ne tocca.  Fosse sicurezza, o altro,  io risposi  ella non prese parte alcuna nella disputa; quasi prevedesse quello che succeder dovea.  Ma certo,  soggiunse la Marchesa  ella non poteva sperar di vincere senza prima combattere; quando il Francese per avventura non avesse abbandonato il campo, e non si fosse dato egli medesimo per vinto.  Cos avvenne giustamente,  io risposi.  Rifatti d'indi a qualche tempo suoi computi sottilissimi, intralciatissimi, dove di mille minuzie era da tener conto, si accorse alla fine da qual piede zoppicassero. Trov che, giusta le leggi dell'attrazione ridotte al pi scrupoloso esame dovea la luna compiere quel suo moto nel tempo giustamente che lo compie n pi n meno; e rimise solennemente in seggio il Neutono.
Bel trionfo,  disse la Marchesa  che fu cotesto per il Neutono e per li partigiani suoi, ch'ebbero vittoria senza n meno venire a giornata.  Quale fu maggior trionfo pel Neutono,  io replicai  quanto il turbamento che, secondo che predetto egli avea, si cagionarono vicendevolmente ne' moti loro Giove e Saturno? Sono questi i pi grossi tra' pianeti: e nello avvicinamento o congiunzion loro, bench vi sieno ancora tra mezzo parecchi milioni di miglia, pur debbono, secondo la ragione della materia che contengono, sensibilmente operare l'uno sopra dell'altro. Venne una tal congiunzione a cadere al principio della presente nostra et. E siccome a tal tempo il sistema neutoniano non faceva che comparire nel mondo, e avea per di molti contrari, ben potete immaginare, Madama, qual fosse l'aspettazione di coloro, a cui preme sovra ogni altra cosa saper fatti tanto da noi lontani, e come si aguzzassero per ogni lato di Europa gli occhi scientifici. Stavano essi tutti rivolti al cielo, per veder pure se avveniva s o no un tal turbamento, ch'esser dovea il paragone della verit del nuovo sistema e della fede che era da porvi. Certo s, ch'egli avvenne, Madama. Il turbamento, che cagion Giove ne' moti di Saturno, e quello che vicendevolmente Saturno cagion ne' moti di Giove, furono talmente notabili che si trovarono forzati a riconoscerli e a confessarli quegli medesimi, che, fatte delle scommesse contro dell'attrazione, avrebbono voluto non vedergli.
Non a torto certamente,  ripigli qui la Marchesa  da voi dicevasi l'altro d che l'attrazione si manifesta singolarmente ne' fenomeni celesti, che l'hanno narrata al Neutono, ed egli alle genti. In ogni angolo dell'universo ella domina visibilmente; ogni movimento de' pianeti ne prova ad ogni instante la esistenza, le propriet ne dichiara e le leggi. Pare veramente che il cielo sia il suo regno: tanto pi che qui in terra ella sdegna talvolta a manifestarsi, quando pur pare a me che manifestar si dovesse. Ma che fo io? non gi ch'io intenda levar dubbi contro a un Neutono, ch'io voglia, come si dice, apporre al sole. Pur dir la difficolt che mi va ora per l'animo, acciocch da voi sgombrata mi venga ogni nebbia d'inganno. Come  mai che un leggier corpicciuolo, una piuma, per esempio, trovandosi vicino a un torrione o altro gran corpaccio, di cui grandissima sia l'attrazione, non la veggiamo andare ad unirsi con quello?  Madama,  io risposi  come  che in un romanzo ogni sentimento cedesse all'amor della patria, in una bella ogni altra passione ceda alla voglia di piacere? Come  che in mezzo al mormorio delle acque del lago, quando  irritato dal vento, da noi non si oda il ronzar di un insetto?  Comprendo  disse la Marchesa  il senso delle vostre figure. L'attrazione della terra  di tutt'altre vittoriosa, e fa di loro

quel che fa il d delle minori stelle.

Cos fa giustamente  io risposi.  Con tale e tanta forza ella invade e penetra la piuma, che non le lascia per niun conto sentire le attrazioni particolari di qualunque altra cosa le sia d'appresso. La virt attrattiva si agguaglia alla massa o alla materia che i corpi racchiudono in s, come gi sapete. Or qual picciola cosa non  un torrione, rispetto a tutta quanta la gran massa della terra quanta ella ? Fate pur conto che la particolare attrazione, non dir di un torrione, ma di una montagna, e confini pure col cielo, come di quella sua dice l'Ariosto, riesce affatto insensibile,  un niente.
Ma dove l'attrazione  continuai io a dire  si dispiega singolarmente agli occhi di tutti qui in terra,  nel maraviglioso fenomeno del flusso e riflusso del mare. Fu esso in ogni tempo uno dei grandi obbietti delle speculazioni dei filosofi, sul quale furono dette assai strane cose. Sapete voi, Madama, la ragione che ne danno i Cinesi? Arde, dicon essi, sino dal principio del mondo la pi crudel guerra tra due gran popoli in origine fratelli, l'uno abitante delle montagne, l'altro del mare. Non rifinano mai costoro di combattere; le armi son giornaliere; ora  perdente, ed ora diviene signor del campo il popolo che abita lungo il mare: ed ecco il mare che ora monta ed ora dibassa.  In verit,  disse la Marchesa  che se la filosofia de' Cinesi va tutta di un tal passo, noi saremmo troppo cortesi verso quella nazione, cos altamente stimandogli come sento che comunemente si faccia. E non potrebb'egli avvenire che della grande opinione che abbiamo di loro, essi fossero in buona parte debitori a quelle migliaia di miglia, che sono tra il loro paese e l'Europa? come forse gli antichi hanno un qualche obbligo anch'essi a quei tanti secoli, che da noi gli dividono. La lontananza del luogo, dove uno dimori, o la lontananza del tempo in cui visse, non furono mai solite diminuire la fama altrui.  Certo si ,  io risposi  Madama, che il genio de' Cinesi non  gran fatto filosofico. Quantunque la stampa sia tra loro una invenzione antichissima, e quantunque il governo non sia punto avaro agli uomini che sanno di ricompensa e di premio, non hanno mai le scienze sotto il cielo di Pechino aggiunto al termine della mediocrit: anzi si pu dire che vennero loro insegnate da' nostri Europei, che non erano in esse di gran maestri. I loro studi favoriti sono la lingua, di cui, per essere un mare senza riva, non vengono mai a capo; e le leggende di quanto scrissero in ogni cosa e pensarono i loro maggiori, da' quali dissentire  delitto: studi atti a formare degli antiquari e de' parolai, non a destar l'ingegno, o a promovere la ragion dell'uomo. Noi faremo, se cos vi piace, Madama, una picciola setta contro ai Cinesi; gli avremo in pregio per le loro porcellane e per i loro ventagli; ma non ne faremo niun conto per i loro sistemi di filosofia. Le ragioni per altro del flusso e riflusso del mare, che diedero alcuni de' nostri filosofi, non furono pi filosofiche di quelle che ne danno i Cinesi: l'assorbire, per esempio, e poi mandar fuori delle bigonce d'acqua senza numero, che fa ogni d non so qual gorgo dell'oceano, detto il bellico del mare, o la respirazione, che ha di sei in sei ore il gran corpaccio della terra.  Non tutte per le ragioni  disse la Marchesa  de' nostri filosofi esser dovettero, mi penso, di quel calibro.  Coloro tra noi  io risposi  che meglio osservarono le cose naturali si accorsero che tra le vicende del flusso e riflusso del mare e i moti della luna vi correva una assai stretta corrispondenza ed amist. Tentarono alcuni di spiegare in che cosa ella consistesse; ma vani furono i loro tentativi. E il metter veramente in chiaro qual sorta di azione possa aver la luna sul mare, come ella ne abbia governo e bala, era riserbato al Neutono. E certamente attraendo la luna, come pur fa, il nostro globo, di cotesta attrazion sua se ne ha da vedere alcun segno nella parte fluida e cedevole, che in gran parte ricinge tutto intorno esso globo. Le acque marine sottoposte alla luna dovranno pure alcun poco levarsi in alto, ubbidendo all'attrazione di essa; la quale non  mica insensibile, come quella del torrione o della montagna di poco fa. E volete, Madama, vederne uno, assai bello esempio? Voi sapete come l'ambra, bene strofinata che sia, ha potere di attrarre a s varie specie di corpi. Tra essi  anche l'acqua. Ora se un pezzo di ambra bene strofinata si presenti a qualche distanza sopra una conca piena di acqua, l'acqua si solleva in alto a guisa di monticello o di cupola, quasi facendo ogni suo sforzo di unirsi con l'ambra.  Un pi bel modo  disse la Marchesa  non ci potrebbe esser di questo, per rappresentare cos a picciolo la luna e i suoi effetti sopra del mare. Egli sembra che voi adoperate come gli architetti, che, a mostrare ci che ha da riuscire in grande la fabbrica, ne fanno in prima il modello. L'acqua dunque, che trovasi essere sotto il pezzo di ambra, si alza in un colmo; e secondo che il pezzo di ambra si andr muovendo qua e l vedrassi pur muovere e mutar sito il colmo d'acqua.  Nell'istesso modo per appunto  io seguitai  voi gi comprendete, Madama, come, secondo che la luna cammina in cielo, dovr tenerle dietro quaggi il colmo d'acqua, ch'ella innalza nel mare sotto di s.  Io comprendo  disse la Marchesa  che il mare che ricinge tutto intorno la terra, si ammozzicchier sotto la luna; e piglier, se non erro, come la forma di un uovo, la cui punta sar sempre rivolta alla luna medesima. E quest'uovo  io dissi allora  vel figurate voi schiacciato nella parte di sotto? voglio dire nella parte opposta a quella, dove  la luna.  Tale giusto mel figuro  disse la Marchesa.  E naturalmente  io ripresi  per la ragione che la virt lunare, penetrando addentro e ricercando tutto il globo terrestre, pur dee tirare a s quelle acque che sono di sotto.  Appunto:  diss'ella  voi avete messo in chiaro quella ragione, la quale io non vedeva se non confusamente.  Ma pigliate guardia,  io ripresi a dire  se considerando meglio quella stessa ragione, le acque di sotto non dovessero ricrescere anch'esse e si avesse a far ivi un altro colmo o rialto nel mare.  S; rispos'ella  se ci fosse un'altra luna di sotto, che attraesse per un verso contrario a quella di sopra: e ben veggo che, se noi avessimo tante lune quante ne ha Giove o Saturno, avverrebbono di simili bizzarrie. Ma come mai la medesima luna potrebb'ella operar cos contrari effetti, che ella in un luogo avvicinasse le acque a s e da s le allontanasse in un altro?  Ma le acque  io ripresi  che sono di sotto, non vengono anch'esse, come quelle di sopra, tirate dalla luna pi o meno, secondo che le sono pi o meno vicine?  Cos   ella rispose.  E le acque  io ripresi  che sono pi sotto di tutte non sono anche le meno vicine alla luna?  Veramente,  disse la Marchesa  io doveva comprendere che sentendo meno delle altre la virt della luna, debbano anche correre verso di essa con minor forza, e restare pi addietro delle altre.  Ed ecco  io ripresi  l'altro colmo che dee farsi nella parte dell'altro emisfero, che  dirittamente opposta a quella a cui la luna soprast. La mole adunque delle acque marine viene a pigliare una figura ovale e bislunga con due colmi l'uno diametralmente opposto all'altro, che secondano sempre da levante a ponente il moto giornaliero della luna: e in questo appunto, nel trapassare cio di quei colmi d'uno in altro luogo, consiste il crescere e il calare, il flusso e riflusso del mare. Sulle coste dell'oceano vedesi tutto giorno come il volger del cielo della luna

cuopre e discuopre i liti senza posa.

In alcuni luoghi dove sottile  la spiaggia, il mare se ne ritira per lo spazio di pi miglia, e vi torna poi sopra con gran furia ad inondargli: talch dentro allo spazio di poche ore potrebbono nel medesimo luogo venire a giornata due eserciti e due armate navali. Il Mediterraneo e l'Adriatico hanno essi ancora il flusso e riflusso, ma pi debole; e in queste nostre lagune vedesi la marea ora portar per un verso ed ora per l'altro le gondolette, intanto che il gondoliere canta a un bel raggio di luna la fuga di Erminia o gli amori di Rinaldo. Ma dove le maree fannosi grandissime  nel mare Pacifico e nell'Oceano orientale: e ci atteso la vastit di quei mari, dove niuna cosa impedisce il libero corso delle acque; e atteso sovra tutto la situazione di essi, che sentono pi gagliarda l'attrazione del pianeta che loro dirittamente soprast. E queste maree molto maggiori anche si fanno, quando il sole si trovi in tal posizione con la luna, ch'egli operi di conserva con essa a far ricrescere e gonfiar l'acque.  Adunque non  vero  disse la Marchesa  che la luna sia sovrana assoluta del mare. Che il sole vuole aver parte anch'egli nel di lei regno.  E dove non ha egli parte  io ripresi.  Egli che, come lo chiam il poeta,  il ministro maggiore della natura, e, secondo le pi esatte osservazioni degli astronomi,  per pi di sessanta milioni di volte pi grande che non  il pianeta che ne aggiorna le notti e ne costeggia. Sebbene la distanza sua grandissima dalla terra altro veramente non fa se non se invigorire o debilitare la forza della luna; e secondo la situazione, in cui rispetto ad essa si trova, ora ne scema l'effetto contrariandolo ed ora lo accresce col secondarlo. A ciascuno di essi vengono esattamente dal Neutono assegnate le parti sue nella operazione del flusso e riflusso. Vi dice in quali tempi dell'anno e del mese debba essere maggiore o minore, in quali luoghi debba essere pi o meno sensibile; e viene da lui felicemente spiegato in ogni sua pi minuta particolarit un fenomeno, la cui difficolt fece dire come uno de' pi celebri antichi filosofi si buttasse in mare vinto dalla disperazione di poterlo capir mai.
Con la scorta del Neutono  disse la Marchesa  non si corre pericolo, a quel ch'io veggo, di dare in disperazione per cosa niuna. N vi ha cos astruso fenomeno, che non si possa arditamente affrontare.  Quali altre prove, Madama,  io continuai a dire  non potrei io darvi dell'attrazione, le quali si manifestano a color che danno opera alle scienze naturali, alla fisica, alla medicina, alla chimica? Ma baster per tutte il testimonio di quel filosofo olandese per nome Mussembrochio, tanto riputato a' d nostri nell'arte sperimentale, e tanto eccellente,

che sovra gli altri come aquila vola.

Egli ebbe solamente a dire che, a farla da uomo libero anche nella filosofia, dovea pur confessare di aver per lunghi anni osservato in ogni maniera di cose movimenti ed effetti tali, che non possono n spiegare n intendere per via della pressione esterna di fluidi sottilissirni; ma che la natura grida ad alta voce essere infusa ne' corpi una virt , per cui si attraggono insieme, indipendente dall'urto e dalla impulsione. E oramai mi penso, Madama, che pi non farete le maraviglie, se io vi ripeter come entra ancora nelle cose dell'ottica e ci ha che far l'attrazione.  Veramente,  rispose la Marchesa  che difficolt potrei io ora avere, a credere che i corpi attraggono la luce, che passa loro dappresso, se ho veduto la luna attraer le acque del mare, e i pianeti attraersi l'un l'altro in quelle loro strabocchevoli e sterminate distanze?
La refrazione  ripres'io allora a dire  non  ella anch'essa un effetto di cotesta virt attrattiva, come lo  la diffrazione? E non viene ella dallo essere i mezzi, per li quali passa la luce, dotati di tale virt pi o meno, secondo il pi o il meno della loro densit? Sino a tanto che un raggio di luce scorre per il medesimo mezzo, come sarebbe l'aria, per esser tirato da tutte parti con egual forza, non decliner n da questo lato n da quello; ma proceder oltre seguitando la prima direzion sua. Ma se tra via egli viene a scontrarsi nell'acqua o in altro mezzo dotato di maggior attrazione che non  l'aria, non pu fare che, ubbidendo alla maggior forza, non si accosti al perpendicolo nel tuffarsi dentro dell'acqua; e al contrario dovr succedere, come in fatti succede quando dall'acqua torna ad uscire nell'aria. Sentendo una maggiore attrazione dall'acqua che dall'aria,  di necessit che si franga col discostarsi dal perpendicolo, buttandosi verso la superficie medesima dell'acqua dond'esce. Non sembra a voi, Madama, che dal Neutono si spieghi con felicit grandissima la refrazione, che diede anch'essa a' filosofi cotanta briga, e fu cagione che quello dicessero che meno si concorda col vero? Ma perch non poss'io mostrarvi, con la geometria alla mano, come dalla medesima attrazione debbano nascere gli accidenti tutti e le particolarit, che accompagnano il refranger della luce d'uno in altro mezzo? E meglio allora conoscereste se abbia veramente il Neutono dato in brocca  Per me,  diss'ella  a cui non  dato di discernere cos addentro e di geometrizzare, un bellissimo riscontro mi pare esser vero: che dovendo la virt attrattiva esser maggiore dove maggiore  la densit del mezzo, ivi ancora si trovi esser maggiore la refrazione.  Nell'aria,  io ripresi a dire  nell'acqua, nel vetro e in pi altri corpi cos solidi come fluidi, le virt refrattive si mantengono nella scala delle densit. Ma da una tal regola bisogna eccettuarne quei mezzi, che hanno dell'oleoso e sono di lor natura infiammabili. Quantunque di minor densit, sono per dotati di maggior forza e gagliardia nel refrangere; come hanno sperimentato i fisici coll'olio, pi valente a torcere i raggi della luce che non  l'acqua, bench di essa pi leggieri.  Ohim,  ripigli la Marchesa  io m'era formata in mente il mio ragguaglio delle refrazioni secondo la densit dei mezzi; e con questa eccezione voi venite a turbare il mio concetto; e non poco. Si direbbe veramente che coteste eccezioni non da altro sono buone che da guastare. Dove caschino nel discorso ne sogliono spuntare il frizzante senza mai contentar coloro in grazia de' quali vengono fatte; e confessate pure che nella filosofia fanno gran torto alla verit, rendendola men generale.  Le eccezioni  io risposi  di questa natura altro non sono, a parlar giustamente, che novelle verit, e provengono dallo scoprimento di pi cause, le quali si danno come mano l'una all'altra a produr certi effetti, e vanno di compagnia. Cotesta maggior forza di refrangere, di che, in proporzione della loro densit, sono forniti i mezzi oleosi e infiammabili, nasce dalla relazione, e quasi conformit, ch'essi hanno maggiore degli altri con la luce. La luce opera pi efficacemente in quelli coll'agitargli, riscaldargli, e persino coll'accendergli e fargli levare in fiamma; ed eglino all'incontro operano pi efficacemente nella luce, divertendola dal suo cammino. Pare assai probabile che in questa faccenda ci abbiano una parte grandissima le parti sulfuree e infiammabili, delle quali sono miniera i corpi tutti, qual pi e qual meno. Sapete voi, Madama, che quasi tutti i corpi sono fosfori? voglio dire che, tenuti al sole ed anche al chiarore dell'aria, e poi recati al buio, si veggon quivi luccicare poco o assai: e i diamanti, che tanto prontamente si accendono, e per mostrano di esser pregni di zolfo, hanno di fatto molto maggior lena nel piegar la luce che non comporta la loro densit.  Tutto questo  disse la Marchesa  mi riesce assai nuovo ad udire; e, sopra tutto, che i diamanti tenuti al sole si accendano. Io ho adunque in dito un fosforo, senza saperlo! Mettiamolo al sole, ve ne prego, e faccianne or or la prova.  E cos dicendo, si trasse l'anello del dito, e mel diede.  Come  del piacer vostro  io risposi. E fatta bene accecare una stanza vicina alla galleria, dissi alla Marchesa esser mestieri ch'entrasse l dentro, intanto che io teneva il diamante al sole, perch ne' luoghi scuri, slargandosi a poco a poco la pupilla, gli occhi divengon atti a ricevere una maggior copia di raggi e a sentire dipoi qualunque lume per debole che sia; dove all'incontro ne' luoghi illuminati la pupilla si ristringe, acciocch dalla soverchia copia di raggi l'occhio non rimanga offeso. Entr tosto la Marchesa nella stanza ed io dopo di aver tenuto per qualche tempo il diamante al sole che gi declinava verso ponente, gliel recai dentro, avvertendola prima, intanto che aprivasi la porta, a dover tener gli occhi ben chiusi; e, non senza gran maraviglia e diletto, ella vide assai vivamente risplendere in quel buio il suo diamante. Rientrati che fummo nella galleria, io ripigliai a dire in tal modo:  Ora voi, Madama, con cotesto vostro anello confermato avete una verit che gi discopr in Bologna una gentil donna.  Forse diss'ella  la discopritrice ne fu quella filosofessa da voi celebrata in versi.  Nel fu  io risposi  una dama degna di altri versi che de' miei, e degna di esser conosciuta da voi. Tenera di parto, ella se ne stava in una bella alcova con le cortine del letto ben chiuse, in luogo inaccessibile, come in tal caso  costume, a' raggi del giorno. Quivi essendo visitata da un dotto medico e gentile per nome Beccari, il domand un giorno, tosto ch' e' si fu posto vicino al letto, che importasse quel lumicino ch'egli avea in mano. Da prima egli non potea comprendere qual cosa potesse dare occasione a una tale domanda; disse che egli non avea altrimenti n lumicino, n altra simile cosa in mano; e forse anche l'assicur col Petrarca che non era bisogno di lume

l dove il viso di madonna luce.

La dama dal canto suo pur assicurandolo che gli vedea luccicare non so che tra le mani, gli apr la mente, e gli fece nascere un bel dubbio, se per avventura ci ch'ella prendeva per un lumicino fosse un anello, ch'egli avea quel giorno in dito. Tocco da' raggi di fuori dovea forse luccicare come un fosforo in quella oscurit, e facilmente lo vedevano gli occhi della dama, i quali avvezzi per uso a quella oscurit medesima, vi poteano discernere che che sia. E un tal dubbio divenne ben tosto per via d'iterate prove una certezza. Incominci di quivi il Beccari una lunghissima serie di esperienze, che arricchirono la fisica di quantit di fosfori, mostrando essere chiusa e disseminata ne' corpi una luce, che soltanto aspetta di essere come accesa da quella di fuori, e risvegliata per risplendere anch'essa. E forse cotesta luce, che pi abbonda ne' mezzi infiammabili, e che hanno pi del sulfureo,  la causa della conformit ch'essi hanno maggiore con la luce medesima, e di quella loro pi forte azione sopra di lei. Ma dovunque risegga principalmente la virt del refrangere, quello che parr incredibile ad ognuno, e che potea mostrare la sola esperienza accompagnata dal pi fino ragionamento, si  che il medesimo mezzo, per esempio il vetro, sia dotato di forza attrattiva e di repulsiva. E siccome per l'una refrange i raggi della luce dentro a s ricevendogli, cos gli riflette per l'altra, quasi da s rigettandogli.
Che cosa   disse la Marchesa  cotesta nuova forza, che voi chiamate repulsiva? non mi pare, che ancora ne faceste parola.  Questa forza  io risposi  ci  anch'essa mostrata da quella madre prima di ogni nostro sapere, da quella che fu chiamata fonte a' rivi di nostr'arti: in una parola dalla esperienza: e non di rado la veggiamo esser compagna dell'attrazione. Due pezzi di calamita, secondo che si presentano l'uno all'altro, ora si attraggono ed ora si repellono. L'ambra, il vetro e pi altre cose, bene strofinate che sieno, tirano a s, e poco stante da s rigettano de' leggieri corpicciuoli, come minuzzoli di carta, pagliuzze, fiocchetti di bambagia. Nelle operazioni chimiche si manifesta, al pari dell'attrattiva, la virt repulsiva: ed essa  pur cagione che le evaporazioni, o gli aliti, i quali da un picciolino corpicciuolo, per via del calore o della fermentazione, vengono alzandosi, piglino nell'aria un cos gran luogo come fanno, ch' proprio una maraviglia a vedere. Da che altro pu egli avvenire che le particelle della materia, le quali erano prima contenute dentro a uno spazio ristrettissimo, non trovino poi luogo che basti ad espandersi; se ci non avviene da una virt , che in esso loro si dispieghi, di repellersi e di allontanarsi tuttavia le une dalle altre? E non solo qui in terra, ma in cielo ancora gli effetti si manifestano di cotesta virt repulsiva. Ne sono un chiaro indizio quelle immense code, di che si ornano le comete, dopo aver bevuto dappresso i raggi del sole. Quantunque nelle rivoluzioni loro ubbidiscano, come sapete, alle medesime leggi che i pianeti, pure non si rivolgono per orbite quasi circolari, come fan quelli, ma per ovali sommamente bislunghe; di modo che ora si trovano assai vicine al sole, ed ora da esso per grandissimi spazi lontane. Quando gli sono vicine, il calore, che dentro ricevono oltre misura grande, ne fa alzare una quantit di vapori, che dalla forza repulsiva allontanati gli uni dagli altri tengono in cielo sotto sembianza di coda dei tratti grandissimi; talch essa coda apparisce infinitamente maggiore che non  il corpo stesso della cometa donde svapora. Nel mille secento e ottanta and una cometa vicinissima al sole, e un grado ne concep di calore senza comparazione pi intenso che quello non  di un ferro arroventato. Buona parte di essa sfum in vapori, talch la coda, onde si rivest, pigliava in cielo un tratto di ben ottanta milioni di miglia. Tristi a noi, se nel tornare dal sole tale fosse stato il cammino di quella cometa, da dover costeggiare il nostro globo. Tocco da quell'infocamento, sarebbesi in brev'ora abbrustolato, divampato, arso ogni cosa quaggi . E se pure una falda soltanto di quella sua coda avesse strisciato sopra la terra, saremmo stati picciol tempo dipoi sommersi in un diluvio d'acque; cotal giunta e quasi piena di vapori avrebbe essa recato nella nostr'aria. Ma io non vi voglio, Madama, mettere di simili paure, contro alle quali, se non altro, ne dee far sicuri la brevit della vita.  Iddio ci guardi  disse la Marchesa  da cos fatti vicini, e dagli effetti di quella forza repulsiva, che ne gli rende vieppi terribili e rovinosi. Ma ora mi ritrovo di bel novo tutta smarrita all'udire che ne' medesimi corpi vi si accoppino due qualit tra loro tanto contrarie, come  l'attrazione con la repulsione.  Qualit forse necessarie  io risposi  perch tali sieno le cose quali realmente sono. Se dominasse soltanto la forza attrattiva, senza che niun'altra imbrigliata la tenesse, gi non pare che tra le parti della materia esser vi potessero dei pori o dei vani; ogni cosa andrebbe ad unirsi insieme; in una picciolissima mole ristringerebbesi l'aria, l'acqua e la terra; quanto costituisce e forma questo nostro globo terraqueo si ridurrebbe in una picciola pallottolina, a quella guisa che ridurrebbesi in una massa il sistema solare, se i pianeti, oltre alla forza che hanno di tendere verso il sole, dotati non fossero di quell'altra ancora di allontanarsi per linea diritta da esso. E dal giusto temperamento di tali contrari, o sia dalla discordante concordia delle cose, ne risulta l'ordine e la forma del mondo. Ma come siasi di cos fatta speculazione, a voi sembra, Madama, un grande enimma il dire che l'istesso vetro  dotato di virt attrattiva e di repulsiva; che un corpo si arroghi in certa maniera privilegio dell'uomo di volere a un tempo e di disvolere. Pi forte enimma, mi stimo, vi parr ancora chi dicesse che quelle due forze, che paiono cos contrarie, sono in sostanza una sola e medesima forza, che diversamente si dispiega.  Oh Dio,  disse la Marchesa  questo mi riesce sopra ad ogni altra cosa difficile ad intendere. Se tutt'altri che voi mi avesse detto che la forza attrattiva e la repulsiva  tutt'uno, averei creduto sentire quel medico di Molire, secondo cui arrosto e lesso  la medesima cosa. In fine io altro non arrivo ad intendere, se non che il tirare a s e il discacciare da s sono due cose contrarie; e naturalmente venir debbono da cause contrarie.  Ed io ripigliai:  Il rivolger a ogni momento gli occhi verso di una persona non  egli contrario a non ve gli rivolger mai? il parlottare continuo con uno a non gli dire mai un parola? e pure simili contrariet vengono il pi delle volte, ben il sapete, dalla medesima causa, che differentemente si spiega.  Oh, questo  disse la Marchesa   un altro ordine di cose; e non credo gi io che con tali argomenti mi vogliate far neutoniana.  Proviamo,  io risposi  se meglio vi persuader il dirvi che la virt attrattiva e la repulsiva ben mostrano essere di una stessa origine, e quasi sorelle, a parlar cos, per le analogie o similitudini che si osservano tra loro. Amendue vanno insieme, e sempre che l'una si dispiega con poca o con molta attivit, il somigliante fa l'altra. Sino a tanto che i raggi scorrono pel medesimo mezzo, non succede n refrazione n riflessione, n forza attrattiva si manifesta n repulsiva. Cos l'una come l'altra accade nel confine di due mezzi tra loro differenti in densit. Quanto pi differiscono i mezzi, la refrazione, come sapete,  maggiore; e lo stesso pur avviene della riflessione. Osservate quanto pi viva  la immagine di un oggetto ripercossa da uno specchio di vetro che dallo specchio dell'acqua. I raggi che hanno maggior disposizione ad esser refratti, hannola altres maggiore ad esser riflessi. A riflettere gli azzurri, che refrangono pi facilmente dei rossi, basta nelle particelle della materia una sottigliezza che non  valente a riflettere i medesimi rossi; e i raggi pi refrangibili, come ben vi dee ricordare, sono anche pi riflessibili. Sono questi, Madama, bastanti argomenti, per farvi anche in questa parte divenir neutoniana?  Molto  riprese a dir la Marchesa   da ammirare la sottigliezza e, insieme, la precisione di un tal discorso. Pur nondimeno, a parlarvi liberamente, a me sembrava assai pi naturale attribuire la causa della riflessione non a quella forza repulsiva che dite ora, ma al dare che fa la luce, secondo che pur diceste, nelle parti solide de' corpi, donde  rimandata indietro, come una palla che d in terra. Ci  pur facile ad intendersi, e naturale ad avvenire.  Ed io ripresi in tal modo:  Madama, io usai allora il linguaggio de' filosofi volgari per condiscendere al nostro immaginare. Ma sapete voi quale inconveniente dovrebbe nascere, essendo vero ci che par tanto naturale? E' non ci sarebbe specchi al mondo, non ci sarebbe cosa che ne potesse presentare la nostra immagine.  Oh questo s,  disse la Marchesa mezzo sorridendo  che ci tocca nel vivo.  Perch possiate vedervi  io seguitai  dentro allo specchio, conviene che i raggi, come gi avete inteso, i quali dal vostro volto vanno a esso specchio, se ne ritornino a voi con la stessa stessissima inclinazione con cui vi andarono, senza che dalla riflessione sieno turbati per niente, o disordinati in qualunque modo si sia. Ora, quando ci avesse da avvenire in virt dei raggi riflessi dalle particelle componenti la superficie dello specchio, sarebbe necessario, non  dubbio, che la superficie tutta si fosse perfettamente liscia e pulita; altrimenti, se vi ha delle asprezze, delle ineguaglianze qua e l, che vale a dire se le parti della superficie formano come altrettanti rialti, o piani variamente inclinati, i raggi riflessi non potranno pi dirigersi verso il medesimo luogo; ma, seguendo appunto la inclinazione di ciascuno di que' piccioli piani, verranno sparpagliati da ogni parte, n potran rendere la immagine dell'oggetto che loro si affaccia.  E gli specchi  disse la Marchesa  non sono eglino cos puliti, come voi dite che hanno da essere?  No certamente  io risposi  e con effetto se voi guardaste col microscopio le superficie di quelli, le vedreste scabrose ed aspre, non altrimenti che all'occhio nudo  lo specchio delle acque, quando sono increspate dal vento. Considerate ora da per voi, Madama, con qual disordine sarebbe dagli stessi specchi riflesso il lume, quando venisse riflesso dalle particelle della superficie, e non da una forza che muove e risulta dal totale del corpo; e in paragone di questa le piccioline forze di esse particelle, le quali, quanto  in loro, pur vorrebbono gettare i raggi per ogni verso, si rimangono affatto insensibili.  Ma voi  soggiunse la Marchesa  mi fate forse pi paura che non merita il pericolo. Coteste scabrosit, bench ingrandite dal microscopio, pur sono in s picciolissime. E se son tali, come si pu egli venire in chiaro che nelle particelle della luce debbano partorire di cos gran disordini?  Le scabrosit degli specchi  io ripigliai  ci si rendono quasi palpabili per mezzo degli microscopi; ma non gi le particelle della luce: e da ci si pu arguire la incredibile loro picciolezza, che per quanto vengano ingrandite anch'esse da quegli ordigni, pure isfuggono la nostra vista, e ci rimangono del tutto invisibili. Anzi tanto  lontano, Madama, ch'elle cader ne possano sotto i sensi, che fate pure di provvedervi del pi valente microscopio e armatevene l'occhio, e i pori di cotesto vostro diamante, pe' quali passa la luce in grandissima copia, vi rimarranno anch'essi invisibili. Che pi ? Le particelle della luce sono verso le scabrosit degli specchi come altrettante pallottole di bigliardo, che dessero contro a cotesti nostri altissimi monti. E buon per noi che sieno pi che minutissime. La forza de' corpi risulta dalla quantit di materia che contengono in s, o sia dalla massa e dal velocit con cui muovono; talch un granello di piombo pu aver forza di fare altrui un mal gioco per la velocit soltanto, che gli d la polvere d'archibuso da cui  spinto. Ora le particelle della luce sono spinte con tale incredibile velocit,

che 'l muover suo nessun volar pareggia.

Secondo la bella scoperta di un danese per nome Romero, in un mezzo quarto d'ora, e non pi , viene da esse corso lo spazio di quasi cento milioni di miglia nel venire dal sole alla terra. Vedete i pi bravi corsieri d'Inghilterra, che in un minuto hanno gi fatto un miglio, essere al paragone pi tardi che testuggini. Poich adunque tale e tanta  la loro velocit, convien dire che la massa di ciascuna sia quasi che infinitamente picciola: altrimenti la luce scagliata dal sole menerebbe qui in terra la rovina del cannone, anzi che drizzare e aprire i fioretti nel loro stelo, anzi che sviluppare, come fa, e muovere soavemente ogni cosa.
Piacemi  disse la Marchesa  non avervi prestato fede cos di leggieri. Egli  pure la buona regola in qualunque sia incontro a non si mostrar troppo corrive a credere. Si vengono ad avere in tal modo delle maggiori prove di ci che  vero, o di ci che si desidera lo sia. Ed ora molto buon grado debbo sapere a voi, che rispondendo alle tante mie domande, fate che il dubitare non meno mi giovi che il sapere.  Ed io risposi:  Non ad altri che a voi medesima ne dovete aver grado, Madama, che sapete muover que' dubbi, che conducono alla verit.  La verit  adunque  disse la Marchesa, fatto un po' di pausa  che la luce  rimandata da' corpi, non gi dopo avere in essi percosso, ma prima ch'ella giunga a toccarne la superficie. Strana cosa ad udire! Non bastava adunque che si mostrasse la vanit di quanto avea detto il Cartesio, che pur pareva tanto naturale, sulla causa del moto dei pianeti, sulla origine della luce e de' colori, che si dovea anche smentirlo sulla riflessione della luce, che pareva la pi natural cosa di tutte. Altro non manca se non dire che siccome la luce, che riflessa  da' corpi, non urta contro alle parti solide di quelli, cos la luce, che dai corpi  trasmessa, non passa altrimenti per i loro pori.  Io gi non sono  risposi allora  per negare al Cartesio cos risolutamente anche tal cosa; ma dir bene, che la esperienza dimostra,

sapete che bisogna star con lei,

che alla trasparenza non fa nulla la quantit o l'ampiezza de' pori. Anzi un foglio di carta imbevuto che sia d'acqua, o inzuppato d'olio, si fa tosto diafano e traspare; che vuol dire turate i pori della carta, e al lume aprirete la via.  Da che nasce mai questo? ripigli ella  che quanto chiara  la prova, altrettanto m'immagino, ne sar oscura e misteriosa la causa.  Non da altro,  io risposi tosto  che dalla uniformit o similitudine tra la densit della materia nuovamente intrusa ne' pori della carta e la carta medesima; la quale uniformit non trovavasi, quando i pori della carta erano pieni d'aria. Cos dalle particelle dell'olio o dell'acqua trapassano liberamente i raggi in quelle della carta, quasi durassero a andare per lo medesimo mezzo, o trapassassero da vetro a vetro, quando l'uno combacia perfettamente l'altro. Dove al contrario, se il lume nel traversare un corpo trova ad ogni instante per la diversit della materia dove riflettere e dove refrangere, molti raggi tornano indietro, molti altri se ne sperdono, e pochi o niuni ne passan oltre. N gi per altra causa lo sciampagna di trasparente diventa opaco, quando mesciuto d'alto si leva in ischiuma; che tanto  a dire, quando tra le sue particelle ad intruder si viene maggior copia d'aria.  Non picciolo  l'onore  disse qui la Marchesa  che voi fate allo sciampagna, facendolo servir di prova alle pi recondite verit della filosofia inglese; esso, che sino ad ora ebbe soltanto virt di spirare di bei motti e delle canzonette all'allegria de' Francesi.  Vedete ancora  io soggiunsi  verit, che si contiene entro alla schiuma di quel vino: una prova certissima che lo spazio immenso, per cui muovono i pianeti,  voto di qualunque materia per quantunque rara e porosa finger mai si potesse; un argomento per render pi libere e spedite le vie del cielo. La luce, non ostante quella sua incredibile velocit, che non  da noi lo immaginarla, ci mette a venire dalle stelle sino a noi un tempo considerabilissimo; tanto ne sono elleno per uno strabocchevole e quasi che infinito spazio lontane. Ora se la luce, nel venir dalle stelle a noi, scontrasse qua e l in quel lunghissimo suo viaggio delle particelle di materia, che nuotassero in cielo, dovrebbe infiacchirsi, venir meno di mano in mano, come il pi numeroso e fiorito esercito, che per li continui disagi del cammino vien meno, e si disf in una lunghissima marcia. Ma che dico venir meno? egualmente che faccia nel tragittar la schiuma dello sciampagna, dovrebbe sperdersi del tutto, ed ispegnersi a cagione di quelle tante riflessioni e refrazioni senza fine, che avrebbe a patire; ed a noi sarebbe tolta la vista di quelle innumerabili stelle, che col scintillare e col brio della lor luce ne rallegran le notti.  Ed ecco  disse la Marchesa  anche per questa novella prova, sgombrato il cielo di qualunque cosa al libero corso de' pianeti recar potesse impedimento od ostacolo. In fatti non hanno essi a trovare per via se non l'attrazione che gli governa, e la luce che gl'illumina, gli seconda, gli vivifica: la luce, che al suo apparire mette da per tutto vigoria e letizia, e in s contiene gli smeraldi, i rubini e i zaffiri, di che la natura colora e arricchisce l'universo.
A tante, e cos nobili scoperte,  io ripresi a dire dopo alcuna pausa  che di tanto hanno avanzato la scienza dell'ottica, il Neutono aggiunse molte curiose quistioni, quasi proponendole all'esame de' pi sottili filosofi: tra le altre, se la differente refrangibilit originata non sia per avventura dalla differente grandezza de' corpicciuoli, onde composti sono i raggi della luce. Non si direbbe egli che i pi piccioli corpicciuoli di tutti debbono esser quelli, che il color violato ne mostrano il meno forte di tutti, e che pi degli altri refrangendo, meno anche resiste all'attrazione dei mezzi? Pi forti del color violato, ed anche meno refrangibili si trovano essere di mano in mano l'azzurro, il verde e il giallo: e per i loro corpicciuoli saranno pi grandicelli di mano in mano; sino a tanto che si arrivi al rosso, il quale essendo il colore di tutti gli altri il pi acceso, e insieme il meno refrangibile, dovr essere ancora di corpicciuoli di tutti gli altri pi grandicelli formato. Tali cose egli non ardisce asserire, per verisimili che paiano; e proponendole sotto forma di domanda, egli ne insegna quello che  da pochissimi: a saper dubitare.  Raro veramente  qui entr a dir la Marchesa  convien confessare che fosse un tal uomo. Non volle attribuire pi che non si convenisse a quello che ha soltanto sembianza di vero; non volle punto abusare dell'autorit sua; e quello e non altro afferm, che pu far buono con la dimostrazione. Quanto onore non dee egli fare alla specie filosofica! E ben pare la natura il formasse di un altro conio che gli altri uomini.  A segno  io risposi  che un Francese celebre per la sua dottrina era solito domandare a coloro che lo aveano veduto et udito, se era pur vero che avesse anch'egli le mani, e i piedi, una persona, come l'abbiam noi. Quello poi in che sommamente differiva dagli altri uomini era una rara e singolare modestia. Richiesto un tratto per quali vie fosse giunto a discuoprire tante e tanto ammirabili cose, rispose non aver fatto se non quello che fatto avrebbe tutt'altr'uomo datosi a pensare con pazienza. Lontano dal volere imprendere guerre letterarie, cercando insieme con la verit la quiete dell'animo, cosa, diceva egli, veramente sostanziale; i pi bei frutti del suo ingegno lasciavagli nell'oscurit, non curando di manifestarsi e di rivelare ci ch'egli era. L'Hallejo, grande astronomo e amico di lui, viste per ventura quelle maravigliose discoperte, che troppo lungo tempo erano rimase nascoste, lo sforz a pubblicarle; ed ei si vantava di essere stato l'Ulisse, egli che, tratto quello Achille dall'ombra, lo avea collocato nella luce aperta del sole. Appena si mostr in pubblico che si lev tra quei pochi, a' quali era dato d'intenderlo, un grido di applauso, che risuon di mano in mano tra ogni schiera di gente; e ben presto ebbe del suo nome ripieno il mondo; e il Neutono, quasi suo mal grado, god vivente, e in grembo della sua patria, di quella gloria di che gli uomini grandi godono solamente appresso le nazioni forestiere mentre vivono, e appresso i loro compatrioti dopo morte. Ma ben era il dovere che in singolar maniera esaltato venisse colui il quale avea recato l'uman genere a quell'ultimo grado di sapere, a cui gli  forse dato di giugnere. Che se noi non ne sappiamo pi l, non  colpa del Neutono, ma della picciola portata del nostro ingegno, o piuttosto del poco numero di sensi onde fornito  l'uomo. Sono essi quasi le porte per cui entra nell'anima ogni nostro sapere: e se di alcuno altro senso, oltre a quelli che ne sono caduti in sorte, ne fosse stata cortese la natura, di nuove cognizioni saremmo venuti acquistando senza dubbio, di nuove qualit avremmo scoperte ne' corpi, le quali un novello lume ci recherebbono nelle oscurit della filosofia.  Sembra per  disse la Marchesa  che sendo noi arrivati a conoscer cos addentro nelle pi fine tessiture della luce, e ne' globi lontanissimi dei pianeti, sembra,  dissi  che il raziocinio del Neutono abbia supplito in certa maniera a' sensi, che mancar potrebbono all'uomo.  Pur chi sa,  io risposi mezzo sorridendo  se in Giove non ci abbia viventi, che, per via di sensi a noi ignoti, veggano distintamente ci che costituisce la variet del colore ne' minimi corpicciuoli che scaturiscono dal sole; e non veggano ancora in qual maniera il loro globo per mezzo all'ampiezza del voto attragga quello di Saturno, e ne turbi il movimento; pi perspicaci, e lincei che i nostri filosofi non sono?  Molto felice  disse qui la Marchesa  sarebbe la loro condizione; e un idiota di Giove potrebbe esser collocato alla testa delle pi famose universit e accademie della terra. Ma forse voi fate come quei viaggiatori, che vanno tanto magnificando le virt di certi popoli del nuovo mondo, che ce gli farebbono credere pi che uomini, e non sono altro in sostanza che selvaggi.  Non per tutto questo,  io risposi  noi avremmo da portare invidia agli abitanti di Giove. Si potria dare che vedessero meglio di noi che cosa sono in se stessi i colori, ma non ne godessero come noi, quando misti gli vediamo su una bella guancia; e se pi distintamente di noi conoscono le attrazioni del cielo, forse quelle pi dolci della terra non sono da essi cos vivamente sentite come da noi. Se si ha a dar fede al piacevole storico di quei mondi, in quel pianeta, dove non sono rattristati da Marte, non han per Venere che gli consoli: e in ogni cosa ci sono dei compensi; e ben noi saremmo i male accorti a volerci sopra i nostri difetti tormentar l'ingegno, e pigliar malinconia. Non ci mancheranno n piaceri, n cognizioni, se dei sensi, che ne sono toccati in sorte, faremo quell'uso che si conviene. E gi voi, Madama, ne sapete assai pi che, al dire di molti, non  mestieri a una dama; voi che sopra un versetto, sopra una luce settemplice avete pur voluto un comento, che bastar potrebbe a un poema sulla filosofia neutoniana.  Come,  disse mezzo sorridendo la Marchesa  potrei io dunque credere di saperne tanto da esser anch'io del bel numero de' seguaci del gran Neutono?  E come no?  io risposi.  Voi avete animosamente affrontato le difficolt di quella filosofia; avete per essa rinunziato a quel sistema, che tanto vi rideva alla fantasia; avete vinto in certo modo la vostra fantasia medesima, che parea ripugnare ad alcune pi astruse verit. Debbo io dirvi, Madama, che non siete da meno degli Argonauti, che, lasciato quanto aveano di pi caro, si avventurarono per un mare ignoto e a domare impresero tanti mostri, per fare il conquisto del famoso vello d'oro?  Parlando fuor di burla,  soggiunse la Marchesa  io non avrei creduto mai di divenire tanto dotta da dovere istudiarmi a parere ignorante dinanzi alle persone: che pur troppo dagli uomini  alle donne messa in conto di delitto ogni minima ombra di sapere.  E se si avesse un giorno  io ripigliai  da far palese al pubblico cotesto vostro sapere?  Vorreste voi forse  diss'ella  farmi un mal giuoco, rivelando, che io vi abbia richiesto di quello, che meno a donna si conveniva?  Chi sa,  io risposi  Madama, se io non mi prover anche un giorno a scriver la storia di questa nostra villeggiatura. E sol che mi venisse fatto di ritrarvi al naturale, non mancherebbono, son certo, lettori alla mia storia, n seguaci alla filosofia del Neutono. In ogni modo, Madama, voi sareste la Venere, che presterebbe il cinto a quella austera Minerva; ed ella si mostrerebbe alle genti non meno leggiadra che dotta.


DIALOGO SESTO

Nel quale si confutano alcune nuove ipotesi intorno alla natura de' colori, e si riconferma il sistema del Neutono.

Non and molto tempo, da che io feci con la Marchesa di F... quella mia villeggiatura filosofica, che io passai l'Alpi per la seconda volta desideroso di rivedere que' paesi, dove, per l'ampiezza, ed unit dello stato, fiorisce ogni qualit d'arti, ogni bel costume e viver gentile. Di l presi il cammino a pi remoti paesi per vaghezza di veder cose pellegrine, e venni dipoi dove mi fu dato di vedere la pi pellegrina cosa di tutte: semplicit di maniere unita a regio stato, instancabilit nell'operare, erudizione nell'ozio, e sul medesimo capo gli allori di Marte e quelli delle Muse. Finalmente tornatomene in Italia, il mio primo pensiero fu riveder la Marchesa. Un giorno adunque, senza farlene altro sentire, andai alla sua villa di Mirabello sulle rive del Benaco; che l, essendo di luglio, seppi ch'ella si trovava; n mi fu di gran dispiacere a non ci trovar compagnia. Molto lietamente ella mi accolse; e vari furono i ragionamenti, co' quali fu da noi scorsa in picciol tempo quasi tutta Europa. Dalle nuove del mondo, dalle istorielle e dalle mode si venne a ragionar delle venture della filosofia. Ed essendo io entrato a parlare delle riconferme che fannosi tuttod del sistema che aveva abbracciato la Marchesa:  Per tutto questo  ella prese a dire  non credo gi io, che il signor Simplicio vorr quetarsi. E ben ve ne dovete ricordare del signor Simplicio, che  quel gentiluomo che vedeste qui da me alcuni anni sono, e di poeta  divenuto filosofo. E di tal cambiamento ne foste pur voi la cagione; che dappoich intese voi ragionar di filosofia, tanto se n' invaghito, che d'altro quasi mai non parla che di filosofia.  Madama,  io risposi  qual ne sia stata la cagione, o io o altri, mi penso che intrattenendovi egli ora con ragionamenti scientifici, compenser alle molte seccaggini che egli vi diede gi con quelle sue poesie.  Oh s'egli capitasse qua,  disse la Marchesa  come suol fare quasi ogni mattina, e toccasse anche a voi l'udirlo ragionare di osservazioni, di sistemi, di nuove scoperte, ben vedreste il bel compenso ch' questo.
Non entra meglio a proposito un personaggio in scena, quando pi ne ha bisogno il poeta, che, secondo il desiderio della Marchesa, venne appunto a capitare il signor Simplicio; il quale, veduto me in compagnia di lei, rimase alquanto sospeso. Ed ella rivoltasi verso di me:  Eccovi  disse  il signor Simplicio; ma di quanto mutato da quel di pria! che di gran petrarchista  divenuto un valorosissimo antineutoniano.  Indi rivoltasi a lui:  E questi (come va il mondo!)  neutoniano pi che mai.  Se cos ,  egli rispose  troppo gli sar incresciuto d abbandonare il norte; al quale, nascendo, fece di s grazia il Neutono.  Qual miglior ragione,  io risposi  per amar meglio di trovarmi qui che quella che abbiamo amendue dinanzi agli occhi? senza parlar del piacere che mi aspetto all'udire i nuovi pensamenti, ed anche le scoperte da voi fatte nella filosofia.  A confessare il vero,  egli rispose  di filosofia ho voluto avere alcuna particolar contezza anch'io; che non pare oggimai di poter stare nelle gentili brigate chi  digiuno delle dottrine del Neutono e del Cartesio: del rimanente io non presumo di far nuove scoperte;

grazie ch'a pochi il Ciel largo destina.

Che sono adunque  disse allora la Marchesa  que' ragionamenti che avete tenuto meco? e mi dicevate di quelle nuove dottrine, che hanno ancora da metter in fondo il sistema neutoniano.  Madama,  egli rispose  quelle cose che vi ho accennate, erano bens scoperte italiane, ma non gi mie. Ma che occorre parlarne? quando le stesse dimostrazioni, se non hanno il pregio di esser forestiere, non sono n meno guardate in viso, dir cos, non vengono punto ascoltate.  Mi giova per credere  soggiuns'io  che voi non pensiate, che io abbia detto in segreto al Neutono: tu sola mi piaci.  Le scoperte ch'io voleva dire,  ripres'egli  ognuno pu vederle nel libro delle affezioni del lume, al quale chiunque vorr giudicar senza passione approprier i memorabili versi di quel nostro poeta:

Hanno gli altri volumi assai parole:
questo  pien tutto di fatti, e di cose,
che d'altro che di vento empier ci vuole.

E prima di ogni cosa l'autore vi mostra gl'inganni che sono giocati in quelle tanto studiate sperienze, per cui ci vorrebbono far credere che i raggi sono differentemente refrangibili, che i colori sono immutabili e ingeniti alla luce; e procede dipoi a darne il vero sistema dell'ottica. E quivi egli non fonda i suoi ragionamenti sopra vani supposti, ma per via di sperienze facilissime e incontrastabili egli determina puntualmente e descrive in che modo, mischiandosi il lume coll'ombra, ne riescono pi maniere di risultati; e secondo che la natura pittrice variamente contempera i velamenti del chiaro e dell'oscuro essa medesima, le cose sortiscono vario colore.  Ben sapete, signor Simplicio,  disse qui la Marchesa  che tal vostra dottrina non mi pu riuscir nuova.  No certamente,  diss'io  s'ella pur  una vecchia dottrina, che dalla varia mescolanza della luce e dell'ombra ne nascano i vari colori; e che, con qualche scambietto di parole,  stata nuovamente riprodotta anche in Francia.  Lodato sia Iddio,  disse il signor Simplicio  che sar ora da sperare che un tal sistema abbia da trovar grazia tra noi dinanzi agli occhi di molti.  Ma finalmente  disse la Marchesa  un sistema di filosofia non  una tabacchiera n una cuffia; e per non  da credere vogliano riceverlo n meno dalle mani de' Francesi, senza farvi su un poco di esame. Domanderanno, per esempio. quello che mi resta ancora da intendere, perch similmente un pittore con gesso e carbone non possa formare tutti i colori; se vero  che da altro originati non sieno che dal chiaro e dall'oscuro.  Come mai, Madama,  egli soggiunse  potrebbe giunger l'arte dell'uomo all'arte della natura? E l'arte appunto sino ad ora incomprensibile della natura, e da non contraffarsi da noi, viene maravigliosamente svelata nel libro delle affezioni del lume: non gi, come io diceva, per via di vani presupposti, ma per via di tali esperienze, che vengono a formare altrettanti canoni, o sia regole infallibili.  Uno de' canoni  allora io ripresi a dire  di quel libro, non  egli questo? Se un fondo chiaro ragger per un mezzo scuro, caso che la forza del mezzo sia picciola, nascer il color giallo; caso che grande, il rosso.  Vedete, signor Simplicio,  disse la Marchesa  che, per l'amor delle cose forestiere, egli non ha rinunziato alle nostre.  E un altro canone,  io soggiunsi  se non m'inganno,  questo: se un fondo scuro ragger per un mezzo chiaro, caso che la forza del mezzo sia picciola, nascer il color violato; caso che grande, l'azzurro.  Appunto  disse il signor Simplicio.  Vediamo,  io ripigliai  se potr ridurmi anche a memoria le sperienze, sulle quali sono fondati cotesti canoni. Si mette un foglio di carta al sole, e, standosi uno nell'ombra, guarda cotesto foglio a traverso una lastra di vetro chiamato girasole, ch'e' pone dinanzi agli occhi. Se il vetro  sottile, la carta traguardata per esso par gialla, e rossa, s'egli  grosso. La carta bianca illuminata dal sole,  il fondo chiaro; e la lastra del girasole nell'ombra  il mezzo scuro, per cui raggia il fondo chiaro. Se il vetro  sottile, dicesi esser picciola la forza del mezzo, e nasce il color giallo; laddove, se grosso  il vetro, grande  la forza del mezzo, e nasce il color rosso. Non  cos signor Simplicio?  Cos   egli rispose. Ed io ripigliai a dire:  Per la prova del secondo canone la carta  nera, e situata nell'ombra; e il girasole, per cui la si guarda,  illuminato dal sole; che tanto  a dire il fondo e scuro e il mezzo chiaro. Se poco ha di grossezza il vetro, e sopra esso dieno soltanto i raggi diretti del sole, nel qual caso picciola dicesi la forza del mezzo, nasce il color violato; ma se maggiore  la grossezza del vetro, e sopra esso dieno i raggi del sole condensati da una lente, e in tal modo si accresca la forza del mezzo, il colore di violato diventa azzurro.  E bene,  disse allora il signor Simplicio  che vi par egli di tali prove? Qui non si fa sforzo niuno per storcere e interpretare a suo favore i sensi della natura:

qui non v'ha luogo ingegno di sofista.

La fisica ha ella dimostrazioni pi palpabili, pi chiare di queste? A me per altro  disse la Marchesa  saranno sempre inintelligibili, sino a tanto che non mi si dichiari che cosa veramente si vuole intendere, quando dicesi un fondo scuro che raggia per un mezzo chiaro. Per quanto io ci abbia pensato su, non mi  riuscito mai di formarmene un giusto concetto nella mente.  Quale  la cosa  rispose il signor Simplicio  che non rimandi all'occhio nostro dei raggi poco o assai?  Tutte al certo  disse la Marchesa  ne mandano poco o assai; toltone giusto quelle che sono veramente scure. Gi altri non vorrebbe per una buia notte avventurarsi a camminare senza lume, o muover passo

se d'aver gambe o collo ha qualche spasso.

A me pare tutt'uno il dire i raggi mandati dalla oscurit, che la vista di un cieco, o la disinvoltura di un goffo.  Feci io qui bocca da ridere; e si storse alquanto il signor Simplicio.  Ancora  riprese a dir la Marchesa   bisogno mi venga dichiarato che specie di vetro  cotesto, che si chiama girasole. Io confesso non averne udito mai pi far menzione da altri, che dal signor Simplicio.  Oh voi, Madama,  io ripigliai  volete sapere il segreto del suo autore. Quel vetro, che serviva altre volte a far guastadette, orciuoli e tali altre miscee, andato gi di moda, egli lo introdusse novellamente nell'ottica: ed  fatto con tal arte e mistura, che riflette i raggi azzurri, e trasmette i gialli; e s'egli  alquanto pi massiccio, trasmette i rossi.  Ora ecco,  ripigli prestamente la Marchesa  che, posto un tal vetro nell'ombra, se uno traguarda per esso una carta illuminata dal sole, non vede se non per via de' raggi mandati dalla carta e trasmessi dal vetro: e apparir il color giallo o il rosso, conforme un vuole; il giallo, se il vetro  sottile; e il rosso, se massiccio. All'incontro annerata la carta, e collocatala nell'ombra, che  lo stesso che scartarla dal gioco, e il vetro fortemente illuminato posto tra quella e l'occhio, il vetro  solamente veduto per via dei raggi da esso riflessi, e apparir l'azzurro.  E cotesto azzurro  io soggiunsi  un po' men chiaro, come essere pur dee, quando il vetro non  n cos grosso, n cos fortemente illuminato, sar apparito agli occhi dell'autore de' canoni un violato, che  il colore pi vicino all'azzurro, e insieme pi languido di quello.
Non  picciolo,  disse la Marchesa  l'obbligo, che io pur debbo avervi, che in cos brevi parole dato mi avete la chiave di un sistema.  Di fatto  io ripigliai  che il produrre tali maraviglie sia virt tutta propria del girasole si vede a questo, che rifatte le medesime sperienze con vetri o cristalli ordinari, cio con mezzi puri e innocenti, non nasce alcuna variet di colori. E per il volere fondar canoni generali o sia regole infallibili sopra esperienze fatte con una viziata, dir cos, qualit di vetro,  lo stesso che se uno avendo 1'itterizia prendesse a sostenere che tutte le cose son gialle.  Par che non sappiate,  rispose il signor Simplicio  o finghiate di non sapere, che oltre al girasole l'autore si serv in quelle esperienze di alcuni liquori, e se ne vide sempre risultare il medesimo.  E che altro  io ripigliai  potea risultarne? mentre quei liquori erano tutti in una sola boccetta, la qual conteneva la infusione di un legno americano, chiamato nefritico, che ha la propriet anch'essa di apparire azzurra a' raggi riflessi, e rossa o gialla a' trasmessi, secondo che pi o meno panciuta  la boccetta; ed  una specie, diremo noi, di girasole fluido.
Gran cosa  egli rispose  che queste cos vittoriose obbiezioni non le facesse l'Accademia di Londra, quando usc il nuovo sistema a combatter l'inglese. E non  gi dubbio non abbiano aguzzato, quanto sapeano, l'ingegno per toglier di mezzo e gittare a terra tutto quello che contraddir potesse il loro Neutono. Ben sappiamo della sua riputazione sieno teneri e gelosi.  Che debbo dirvi?  io ripigliai.  Il vostro autore avea fabbricato il suo sistema sulle rovine dell'inglese. Ben vi ricorderete, come egli a guisa di proemio si mette a negare le sperienze del Neutono, che dimostrano le principali sue dottrine, o almeno a cavillarvi sopra. Che fecero in Londra? furono contenti quegli accademici di rifare quelle medesime sperienze, variando soltanto qualche circostanza in alcuna di esse; e ci per rimuovere ogni qualunque dubbiet, ogni cavillo. Le sperienze riconfermarono le verit gi dimostrate, n si cerc pi l.  Veggo  disse la Marchesa  ch'e' fecero come Ruggiero, quando, in vece di trar fuori la spada, scuopre lo scudo luminoso dinanzi alla turba che gl'impediva la via, e passa oltre.  Crediate, Madama,  egli rispose  che quello scudo non ha virt di abbagliare la vista di tutti. Molto ancora ci sarebbe da dire  egli soggiunse rivoltosi a me.  Ma a che mettere in campo altre sperienze ed altri canoni?  A che veramente,  io ripigliai tosto  quando sien frecce del medesimo turcasso, quando sien arme della medesima tempera?  Gi voi,  egli continu a dire  troppo avete in ammirazione le cose inglesi;

Salve o beata oltremarina piaggia,
salve terra felice, o dagli dei
amata terra! A te produr fu dato
colui, cui di di propria man natura
le immutabili leggi, ond'essa l'ampio
regge universo, a lui solo cortese,
ritrosa agli altri,

con quello che sguita. Credete a me, che quando s' fatta in cuore la sentenza,  superfluo udir le parti.  Oh qui  disse la Marchesa  ha molto ben ragione il signor Simplicio. La verit non ammette parzialit alcuna;  nimica mortale di qualunque prevenzione paresse la meglio fondata. Ors , signor Simplicio, esponeteci voi medesimo qualche altro canone di quegli che avete in riserva; e vediamo se ci sar modo di trovarci la spiegazione, s o no.  Senza stiracchiatura  egli rispose  credo fosse alquanto difficile trovar la spiegazione di quello, per cui si viene a stabilire che raggiando un fondo scuro per un mezzo prima chiaro e poi oscuro, come si abbattono insieme quelle cose, che producono il colore azzurro e il giallo, o il violato e il giallo, apparisce sempre il color verde. Non so come di questa faccenda ne cavassero i piedi i signori neutoniani.  E quali sono le esperienze  ripigli la Marchesa  sulle quali  fondato questo novello canone?  Una carta nera  egli riprese a dire   collocata nell'ombra; e tra essa e l'occhio si pongono due pezzetti di girasole a qualche distanza tra loro. Il pi vicino alla carta  illuminato dal sole; il pi lontano, e dietro al quale  l'occhio del riguardante,  coperto dall'ombra: e il colore che si vede comparire  verde.  Che dite voi  ripigli la Marchesa rivoltasi a me  di quest'altro canone?
Dico la prima cosa  io risposi  che scartata anche qui quella carta nera collocata nell'ombra, cio quel fondo scuro che opera su un mezzo chiaro, il primo vetro illuminato dal sole riflette al secondo raggi azzurri in grandissima copia; ma oltre a questi ne riflette ancora degl'indachi e dei verdi, che sono cos gli uni come gli altri, in ordine alla refrangibilit, egualmente vicini agli azzurri.  Ohim,  interruppe il signor Simplicio  che quel vetro, il quale poco fa rifletteva soltanto i raggi azzurri, al presente ne riflette degli altri ancora, e segnatamente de' verdi. E non  punto difficile indovinar la ragione perch il fa.  Perch  io risposi  la natura non opera mai per salti, ma gradatamente; perch niun corpo ci  al mondo, che rifletta o trasmetta una sola specie di raggi senza una qualche mistura degli altri; ma i raggi che non sono del suo colore, gli riflette o trasmette pi o manco, secondo che sono a quello pi o manco vicini nell'ordine della refrangibilit: e ci lo mostrano all'occhio le cose colorate poste ne' differenti raggi della immagine solare separata dal prisma. Ora che far egli, Madama, il secondo pezzetto di girasole posto nell'ombra al ricevere dal primo dei raggi azzurri in grandissima copia, e oltre a questi degli indachi e dei verdi?  I raggi azzurri  ella rispose  gli rifletter anch'esso come ha fatto l'altro, e similmente gl'indachi; e i verdi parte ne verranno da esso riflessi e parte trasmessi, come quelli che si trovano essere giusto di mezzo tra gli azzurri, che il girasole per la natura della sua composizione riflette, e i gialli che e' trasmette. E cos l'occhio, che traguarda dopo questo secondo vetro, non potr vedere altro colore che il verde.  Ed io ripresi:  Ella il disse, signor Simplicio; e quando bene a voi desse il cuore di appellare dalla sua autorit, gi non potreste opporre alle sue ragioni. Per esse un canone cos intralciato, come era questo, col quale pur volevasi da voi toccare il polso a' neutoniani, diviene una conseguenza pianissima, una riprova del loro sistema; e converr dire del vostro autore, il pi gran rivale che mai sorgesse contro al Neutono, quel che dice Catone nella tragedia inglese: che sino all'istesso Pompeo combatt per Cesare.  Io dir  egli rispose  co' nostri italiani,

che pi tempo bisogna a tanta lite

e che, se questo sistema pur patisce una qualche difficolt, tutti i sistemi, come si suol dire, sono tagliati a una misura: n gi il neutoniano non and esente, e non va dal patirne di molte e di gravi.  Con questo per,  qui entr a dir la Marchesa  che ne usc sempre come gli eroi, d'in mezzo alle calunnie.  Madama,  io ripresi a dire  pigliate guardia che di tutte le difficolt non potrebbe forse cos agevolmente uscirne. E che potreste voi rispondere a quello, che tocc gi a me di udire dalla bocca di un valente bacelliere oltre monti? Troppo ha del ripugnante, egli asseriva, e per rinunziava al Neutono e a' suoi inganni, che da sette cose scure, quali sono, diceva egli, i colori del prisma, riuscir ne possa una lucida, quale  il bianco. E forse anche taluno potrebbe mettere in campo, come un nostro italiano sostiene in istampa, che lo ammettere la diversit de' colori ne' raggi della luce  lo stesso che del glorioso corpo del sole farne l'Arlecchino dell'universo.
Il mio pensiero  riprese a dire il signor Simplicio  non andava sicuramente a tali inezie; s bene a pi altre difficolt mosse, non ha gran tempo, in Francia da un grave filosofo.  Manco male,  io soggiunsi tosto  che voi non intendete dei rancidumi del Mariotto, n d'altri che gi si levarono in Francia contro al Neutono.  Io intendo e parlo del Dufay,  ripigli egli con impazienza  il quale nell'Accademia di Francia dimostr novellamente le molte fallacie di questo Neutono, che con tutto il gran peso della sua autorit non gli venne fatto di darla ad intendere a tutte le accademie del mondo, come a quella sua di Londra. Quivi egli era non meno presidente che tiranno; n gli potea venire in capo cos strano concetto, che gi non avessero giurato nelle sue parole.  Niente vi ha senza dubbio,  io risposi  che sia di maggior impedimento a' progressi delle scienze e della ragione, e contro a cui si debba stare pi in guardia, quanto l'autorit. Ma ringraziamo Iddio anche per questo di esser nati in Europa. Tra i vantaggi, di ch'ella gode sopra le altre parti del mondo, non  il meno considerabile quello che il contagio della opinione non pu cos agevolmente appiccarsi da luogo a luogo; che l'autorit o tirannia de' nomi non vi pu avere un cos lungo regno, come veggiamo per esempio essere avvenuto nell'Asia, dove gli abiti, i costumi e le opinioni filosofiche sono le istesse oggigiorno che gi erano molti e molti secoli addietro. Divisa come  l'Europa da mari, da fiumi e da montagne pi che alcuna altra parte del mondo, ella viene eziandio ad essere in vari e distinti governi divisa. E cos la emulazione o rivalit che necessariamente nasce tra' differenti comuni  cagione che sieno rigorosamente esaminate e poste ad angustissimo vaglio tutte le opinioni letterarie, che vi sorgono; che si disperda il falso, e non resti finalmente che il vero. In una parola la piazza filosofica, diremo noi, di Europa fa come le piazze mercantili della Cina, che non ricevono moneta coniata; ma solamente argento, che saggiano e pesano.  Non so poi,  replic il signor Simplicio  se tutti abbiano sempre la pietra del paragone e il bilancino in tasca, e non vadano assai volte presi alla impronta della moneta.  E non vedete  disse la Marchesa, rivolte a me le parole  che il signor Simplicio vi richiama alle difficolt mosse contro al Neutono dal Dufay nell'Accademia di Francia; delle quali pare che con coteste vostre riflessioni voi vogliate passarvene?  Di qual peso elle sieno,  io risposi  non sono per tali che vadano al cuore del sistema.  Come non vanno al cuore?  egli rispose  quando il numero de' colori primari, che secondo il Neutono sono sette, egli lo ristringe ai soli tre, rosso, giallo e azzurro. Dal rosso e dal giallo mescolati insieme nasce il dor; dal giallo e dall'azzurro il verde, come si vede per sensata esperienza; l'indaco e il violato non sono altra cosa che mezze tinte dell'azzurro; e in oltre il bianco, per la cui composizione credeva il Neutono che ci volessero, tutti e sette i suoi colori, il Dufay lo compone co' soli tre, rosso giallo e azzurro.  A buon conto,  io replicai  vedete che dal Dufay negate non vengono n la composizione del lume, n la differente refrangibilit de' raggi, n la immutabilit de' colori. Quanto poi al numero de' colori primari non dovreste ignorare ci che gli fu risposto. Per qual causa, condensati e riuniti per via di una lente convessa i raggi violati e gl'indachi, non si ha egli il colore azzurro? E sparpagliati per via di una lente concava, che fa un effetto tutto contrario della convessa, e rarefatti i raggi azzurri, non si ha il violato o l'indaco? Se il violato e l'indaco non sono altro che un azzurro men carico e men pieno, non sono altro che mezze tinte, come voi dite, dell'azzurro, per qual causa l'oro posto ne' raggi verdi della immagine formata dal prisma riceve egli il colore di quelli, e verdeggia? e pi tosto non riman giallo, s'egli  vero che in quel lume verde ci abbia una egual dose, o poco minore, di giallo che di azzurro? Parimenti lo scarlatto posto nel dor rimanendosi rosso scoprirebbe que' raggi rossi, che vi fossero nascosi dentro, e a un tempo istesso l'errore del Neutono.  Che ve ne pare, signor Simplicio?  disse la Marchesa.  Io per me non saprei che apporre alle sue ragioni.  Indi, rivolte a me le parole, cos soggiunse:  E chi fu che contro al Dufay prese la lancia a favor del sistema inglese? O non foste voi medesimo anche in Francia, come dianzi in Italia, il campione del Neutono?  Madama,  disse il signor Simplicio  quello che importa  la solidit delle ragioni medesime, non il nome di chi le abbia prodotte.  Il giudizio della loro solidit  io gli risposi  ne sia in voi. Sovvengavi di quella esperienza, in cui posta una lente in mezzo a due prismi nella stanza buia, ov'entra per uno spiraglio il sole, il Neutono ne faceva refrangere i raggi in maniera che uscivano dal secondo prisma paralleli tra loro; e s egli venne a comporre un raggio da lui detto artifiziale. Refratto cotesto raggio da un terzo prisma, ne ritraeva la immagine colorata simile a quella che per via del primo prisma dal raggio diretto si dispiegava del sole. Sovvengavi ancora che quale de' colori, e fosse il verde, veniva presso alla lente impedito di passar oltre al secondo prisma, nella seconda immagine dispariva: e dispariva, bench liberamente passassero per la lente l'azzurro e il giallo. Ma se il verde non  altrimenti primitivo, ed  pur composto dalla mescolanza dell'azzurro e del giallo, ond' che nel raggio artifiziale, pur essendovi in persona l'azzurro e il giallo essi medesimi, non si rifaceva il verde? In quanto a me non so veder maggior contraddizione di questa: che, rimanendo allo stesso modo che prima i componenti, debba svanire il composto.  Ed io  egli rispose  non so vedere maggior assurdo in filosofia, quanto il supporre che la natura faccia in due differenti maniere una cosa medesima. Col giallo e coll'azzurro della immagine solare, mescolati che sieno insieme, non si compone egli veramente il verde?  Mai s  io risposi.  Che ha dunque bisogno la natura  egli riprese  di fare un verde primitivo, quando con la mescolanza del giallo e dell'azzurro  gi bello e fatto cotesto verde?  Dite piuttosto  io risposi

che  tra le cose di natura strane,
e non so se si sa perch'ella il faccia;

come dice il nostro Berni, che non  gi sempre bernesco.  Quello che si sa  disse il signor Simplicio  ed  posto fuori di ogni controversia,  che la natura nelle operazioni sue  semplicissima. E questo fu tenuto, in ogni tempo e in ogni scuola, come uno de' pi fondamentali principi della filosofia: intantoch di pi sistemi, che soddisfacciano egualmente a' fenomeni, quello sar sempre preferito come il vero che sar il pi semplice. E la ragione  in pronto. Chi dice pi semplice, dice anche pi bello. Che gi non  dubbio non sia pi bello lo arrivare a un fine ponendo in opera uno o due soli mezzi, che ponendone in opera tre.  Ecco  io risposi  che voi medesimo ci venite a dire come a poter giudicare rettamente della semplicit, o sia bellezza che  nelle opere della natura, fa di mestieri la prima cosa conoscere i fini che nell'operare sa  proposta essa natura. Ma voi sapete che una tal ricerca  d'altri omeri soma che da' nostri, e quanto un tal volo sia pieno di pericolo. E lo stesso Cartesio lasci, come per ricordo a' suoi, a non si volere inframettere de' fini della natura; egli per altro, che nelle filosofiche imprese diede loro tanti esempi di un animo cos risoluto e franco. Chi potr mai arrivare a sapere per qual ragione, per qual fine la natura abbia fornito di ale alcuni insetti, e alcuni altri gli abbia forniti di gambe; mentre gli uni non ispiegano mai volo, e gli altri non furono mai visti camminare de' lor d, ma vanno da luogo a luogo strascinandosi con la schiena per terra. Avrete forse udito, Madama, come tratta la milza d'in corpo a parecchi cani, non per questo si rimasero di mangiare, di correre, di saltare; faceano ogni cosa come gli altri cani. Qual uso si abbia veramente la milza, non si sa. E mi potreste voi dire, signor Simplicio, a qual uso sieno ne' medesimi cani appropriate quelle parti, che nelle femmine sono fatte per raccogliere il latte e nutrire i loro picciolini? Se adunque sia da procedere con cautele grandissime e con li calzari, come si suol dire, del piombo, a fondare argomenti e discorsi sopra la semplicit e sopra i fini della natura, vedetel voi. Vero  che il Neutono non si mostr alcun tratto tanto schivo del ragionare sopra le cause finali; ma  vero altres ch'egli avea spesso in bocca quel detto: o fisico, guardati dalla metafisica; ben sapendo quanto noi fossimo lontani con la veduta corta di una spanna dal poter vedere le ragioni, perch le cose esser debbano in questo piuttosto che in quell'altro modo.  E gi egli nel nostro caso  disse prontamente il signor Simplicio  non vorr per niente concedere che, quando due cose si trovino in tutto e per tutto esser simili tra loro, se ne debba inferire che simile, anzi la stessa ne sia la natura, essendo pur questo un principio metafisico, di cui converr aver paura, come della befana i fanciulli.  Assai chiaro si comprende  io risposi  che da voi si crede essere una cosa medesima il verde, che si compone col giallo e coll'azzurro, e il verde della immagine solare, perch somiglianti si mostrano all'occhio. Ma vedete non v'inganni l'apparenza. Ne chiarir sopra di ci il fatto medesimo: ed anche noi, come dicono facesse, non ch'altri, lo stesso Aristotele, anteporremo a tutti i discorsi le sensate sperienze.

Perch predichereste un anno in vano,
difenda ogn'uno il suo co' vetri in mano;

che questo  il brando dell'ottica. Entro ad una stanza buia sopra un picciolo cerchietto di carta fate che sia il verde della immagine solare dipinta dal prisma; e sopra un altro simile cerchietto fate che vi dia l'azzurro, e insieme il giallo. Amendue i cerchietti appariranno verdi; e tra l'uno e l'altro non ci scorgerete la minima differenza. Ma se vi farete a guardarli con un prisma all'occhio, l'uno di essi lo vedrete, quale vi apparisce guardato ad occhio nudo, verde tuttavia quale era prima, inalterabile, immutabile; e l'altro lo vedrete trasmutarsi, e risolversi in due cerchietti l'uno giallo e l'altro azzurro. E simile prova potete fare col dor, che simile ne vedrete l'effetto.  Prova  disse la Marchesa  che  un vero fendente di Durlindana, e taglia netto la quistione, sicch non pu rimanere attacco o dubbiet alcuna che il verde della immagine solare non sia colore primitivo e semplice. In fatti troppo avrebbe dello strano, che primitivo non fosse quel colore, che domina nel mondo. Di verde sono rivestiti gli alberi e le piante; di verde sono coperte le campagne e la terra. Perch voler degradare un cos bel colore, che si direbbe il colore favorito della natura; di cui ella, per dipinger le sue opere, e per renderle alla vista pi piacevoli, si  servita pi che d'ogni altro?  E che  il simbolo, si potrebbe anche dire,  io soggiunsi  di una cosa tanto primitiva nell'uomo, com' quella, che mai non lo abbandona, che  la prima a nascere nel cuor suo, e l'ultima a morire; che tien vivi i nostri desideri, e colla vista lontana di un bene immaginario ne fa scordare mali reali e presenti. Ma buon per noi, Madama, che abbiamo dalla nostra delle sperienze incontrastabili. E un tal modo di ragionare potremo tenerlo in riserva per combattere non il Dufay, ma quell'altro francese che gli contese la gloria della scoperta, che tre soli sieno i colori primitivi, e non pi . Asserisce gravemente costui avere il Neutono preso nell'ottica di molti granchi, per essere stato totalmente all'oscuro di quel gran principio che la natura, negli effetti molteplice,  unitaria, e assai sovente trinitaria nelle cause.  Che nuovo linguaggio  mai cotesto?  disse la Marchesa.  Il linguaggio d'un uomo,  io risposi  che sta ora facendo in Parigi la pi nuova cosa del mondo. Questa si  un gravicembalo oculare, dove al muover de' tasti compariranno vari pezzetti di nastri di diverso colore, che saranno tra loro in quella armonia, che ne' gravicembali ordinari sono i suoni medesimi. Godranno gli occhi su tale strumento delle ariette del Pergolesi e di Rameau; e merc di esso si potr anche aver tessuto e copiato in una stoffa un qualche passaggio di Caffariello. Ma torniamo al Dufay; che non vorrei, Madama, avesse da richiamarmici un'altra volta il signor Simplicio. E quanto alla composizione del bianco, il Neutono chiaramente ha mostrato co' prismi e colle lenti alla mano che, ad avere un bianco affatto simile a quello di un raggio solare,  di necessit riunire insieme tutti i colori componenti esso raggio, dopo che sono stati separati dal prisma.  Di fatto,  prese a dire la Marchesa  se ben mi ricordo quel che gi mi diceste, tagliato l'uno o l'altro raggio della immagine, sicch non arrivi alla lente, e sia anche il verde, il bianco subito muta colore.  E il signor Simplicio:

O Donna intendi l'altra parte,
che 'l vero onde si parte
quest'Inglese, dir senza difetto.

Il Dufay pur ci assicura essergli riuscito con tre soli colori, rosso giallo ed azzurro, di comporre un bianco.  E chi ci assicura  io risposi  che quel suo bianco fosse il bianco, o sia l'aurino della luce, e non piuttosto un giallo sbiadito? Vi dir bene che il Dufay confess esser necessario che quel suo bianco di tre soli colori composto, perch si potesse dire un vero bianco, rendesse tutti e sette i colori della immagine solare; e promise solennemente di farne la prova, la quale non  mai comparita. Ma come mai il rosso, il giallo e l'azzurro potevan dare gli altri quattro colori? quando niuno di essi posto al crociuolo, posto al tormento di qualunque prova, non ci d altro colore che il suo proprio. E queste tali cose pur le sapeva il Dufay. Ma quello che all'intelletto dovette fargli alcun velo, ed essergli anche occasione d'inganno, fu l'aver udito dire che i pittori con tre soli colori vi sanno fare tutti gli altri. E similmente con tre soli rami, l'uno per le tinte rosse, l'altro per le gialle, e il terzo per le azzurre, impressi dipoi sulla medesima carta, il Blon lavorava quelle sue stampe colorate, che gareggiano cogli stessi quadri: una veramente delle belle invenzioni della nostra et; ma, come avviene delle cose migliori, fu moltissimo lodata da chi dovea favorirla, e quasi niente promossa.  E perch adunque i signori neutoniani  entr qui a dire il signor Simplicio  non vorrebbono eglino avvertire a quelle verit, che mostra l'esperienza giornaliera di coloro, che non hanno la mente preoccupata da niun sistema? Fu gi detto, con gran ragione, che le ordinarie nostre manifatture presentano tutto giorno delle maraviglie agli occhi di coloro che sanno vederle. Ma forse isdegnano i neutoniani, essi che sono sempre in cielo,

mirar s basso con la mente altera.

Eglino avvertono  io risposi  che, siccome a' pittori conviene per li chiari i pi alti servirsi di biacca, in quelle stampe del Le Blon vi si lascia, per li medesimi chiari, scoperto il fondo della carta; segno manifesto che con tre soli colori non si pu veramente fare il bianco. Il Neutono, a cui non erano ignote simiglianti cose, tent di farlo in pi modi mesticando insieme polveri di vario colore; e il pi passibile, che gli venisse fatto, era composto di orpimento, di porpora, di cenere turchina e verderame. Ma poco o nulla giovano cotali curiosit, come disse egli stesso, ad intendere gli effetti naturali: e voi pur sapete, signor Simplicio, quanto i nostri colori, in comparazione de' prismatici, sieno impuri e fecciosi. Talch colui il quale, vista per esempio la diversa refrangibilit de' colori ne' raggi del sole, volesse darvi la prova con ogni sorta di tinte nostrali, e cavillarci contro, se le sperienze non riuscissero, sarebbe simile al Caco di Virgilio, allora che, per la virt di Ercole vinto in quella sua caverna dallo splendore del giorno, caccia fuori d'in gola vapori e fumo, per oscurare il giorno medesimo.  Dove vada  disse il signor Simplicio  a percuotere cotesto strale, ognuno pu vederlo. I neutoniani vorrebbono a un tratto dar l'esclusiva a tutte quelle sperienze, che potessero fare contra di loro. Ottimo provvedimento  pigliar da largo le difese, e accattar similitudini e prove anche dalle favole, per vie maggiormente confermare e ribadire la verit.  Prendete guardia  io risposi  che io ho detto di ogni sorte di tinte nostrali, come han voluto fare taluni per mettere a cimento la diversa refrangibilit. E perch in certi casi la non si manifest, presero a negarla. Che direste voi a uno, il quale negasse che l'urto fa uscire i corpi di luogo, perch da un fanciullo non pu essere smosso un pietrone? A questi tali non  da far risposta. Per altro la diversa refrangibilit si manifesta e si comprova anche ne' colori nostrali, chi li prende pi vivi e pi netti che un pu, come se ne ha esperienza certissima. E chi dipinge a spicchi una palla di bei colori, imitando quelli del prisma, e la giri rapidamente intorno, ella apparisce tutta bianca: salvoch, per pochezza di lume, quel bianco  languido ed ottuso, rispetto a quello che si genera rimescolando insieme i colori del sole separati dal prisma. E se la cenere turchina e la polvere del giallolino si meschino bene insieme, se ne fa una polvere in apparenza verde che guardata con un buon microscopio apparisce come un granito di punti gialli ed azzurri; dove la polvere della terra verde guardata col medesimo microscopio apparir verde, tal quale si : come avviene guardando col prisma i due cerchietti verdi, l'uno semplice e l'altro composto, di cui parlammo poc'anzi.  Parmi  disse qui la Marchesa  vedere il cuore al signor Simplicio.  E non siete voi fatta  ripigli egli subito  per vederlo negli occhi di tutti?  Dall'una parte,  continu ella a dire rivoltasi a me  si sente mosso dalle vostre ragioni; ma dall'altra, come mai vincere quella opinione che l'ha gi vinto?  A dire come la sento,  replic egli  le semplici parole in simili quistioni me non toccano gran cosa. N io mi affaticher a trovar risposte a sperienze, che prima di tutto si vogliono vedere co' propri occhi; che non so quanto dritto vegga chi vede cogli occhi altrui.  Troppo gran dura legge  ripigli la Marchesa  voi imponete alle persone: che non debba niuno quetarsi in ci che fu fatto e rifatto, veduto e riveduto, non gi da un uomo solo, ma da molti e molti. Non sarebbe allora lecito ragionare di ottica, se non dentro alle stanze buie co' vetri alla mano: e l ancora si potrebbe insistere che quanto si vede  un inganno de' vetri; che sarebbe la via pi spedita a liberarsi d'ogni difficolt. Ma certi filosofi  ella seguit a dire rivolte a me le parole  non sono eglino simili a quegli uomini di ventura, che altro non vorrebbono negli stati che confusione, onde avere la lor volta, e almeno per qualche tempo farvi un personaggio anch'essi?  Madama,  io risposi  cos credo anch'io. Sebbene farebbe torto al vero chi mettesse in questo numero il Dufay. Anzi io sono d'avviso, se cos breve termine non avessero avuto i suoi giorni, che, riconosciuto l'error suo, volto si sarebbe a corredare, se  possibile, l'ottica neutoniana di nuove sperienze, come avea fatto dianzi le scoperte inglesi sopra l'elettricit: e noi gli avremmo avuto grand'obbligo; da che egli  pur vero che coloro ne procurano in certo modo di novelle cognizioni, i quali ci somministrano nuovi argomenti per confermarci nelle antiche.
Se veramente  disse il signor Simplicio  dovesse vedersi questa conversione del Dufay, non so; so bene che nell'Accademia di Francia ci sono stati e ci sono tuttavia di molti increduli del Neutono.  Poich sento  io risposi  poter tanto nella vostra mente l'autorit di quell'Accademia, dove tuttavia non manca de' vecchi zelanti delle dottrine cartesiane, mi penso che i principi del vostro filosofare saranno i vortici, la materia sottile.  Ed egli mi tagli la parola dicendo:  Ancorach io tenga per fermo che molto debba al Cartesio la filosofia, non per questo ogni sua opinione la credo una verit. E quando io dovessi seguitare in ogni cosa un qualche filosofo, sarebbe il nostro Galilei primo maestro, come debbono tutti convenire di color che sanno.  E verisimilmente dopo lui  qui entr la Marchesa  l'autore del novello sistema d'ottica.  Basta,  rispose il signor Simplicio  ch'egli abbia saputo apportare un qualche lume nella filosofia; bench n di lui n d'altri oramai  bisogno. Chi non sa che la natura era involta in profonde tenebre; venne il Neutono, e fu luce ogni cosa?  Ma come  mai, ripigliai io  che voi vi siate dichiarato antineutoniano, e non anche antigalileano? Se persona nel suo filosofare non si dipart punto dalle vie del Galilei, il Neutono  desso: purch voi non gli apponiate di averselo lasciato di gran spazio indietro, e di aver toccate le pi forti cime del sapere.  La verit ,  diss'egli  che in Francia degli oppositori del Galilei non se ne trova alcuno; ma ben moltissimi, come io vi diceva, e voi dovete pur sapere, se ne trovano del Neutono.  Al quale io risposi:  Le ultime novelle che per me posso darvi della Francia, sono che quanti con la geometria o co' prismi alla mano aveano attaccato il Neutono han dovuto cantar la palinodia. Se non che non saranno mai per mancare di coloro che vanno tuttavia ripetendo le medesime obbiezioni, ille quali fu gi fatto diffinitiva risposta; e tutto che atterrati dalla forza del vero, non si vogliono mai dare per vinti. In fine dopo molta guerra  rimasto padrone del campo il Neutono; e la moda si gi dichiarata in Francia a favore della filosofia inglese. Le sperienze dell'ottica neutoniana si fanno giornalmente in Parigi; e le donne gentili vanno a vedere dal Nollet refrangere diversamente i raggi, come vanno alla Zaira del Voltaire.  E questo istesso Voltaire  disse la Marchesa  non ha egli, per amore del Neutono, cambiata per un tempo la lira col compasso?  S certo;  io risposi  e quegli che poteva essere il Lucrezio di questa filosofia am meglio di esserne il Gassendo.  Vorreste voi adunque  entr qui a dire il signor Simplicio  ch' egli ci avesse cantato e messo in rima la proporzione diretta delle masse, la reciproca dei quadrati delle distanze, con altre simili gentilezze?  Chi meglio di voi  io risposi  potrebbe giudicare dei soggetti convenienti alla poesia? Fate pur ragione che ho avuto il torto io. La ultima precisione e la fantasia sono in fatti quelle due gran nemiche da non si potere aggiungere insieme. E sembra cos poco suscettibile di locuzione poetica una proposizione di geometria, che sarebbe di mossa pittoresca l'attitudine di un equilibrista. Ma quanti altri non si possono contare, oltre il Voltaire, che con illustrazioni e con chiose entrarono in lizza per il Neutono? De' quali  capo il Maupertuis, che primo piant il neutonismo nell'Accademia di Francia, non ostante tutte le opposizioni ch'egli ebbe a combattere ed a vincere. Che gi a niun partito non vi avrebbono voluto tal pianta esotica, quasi prevedessero l'aduggiamento, che ne doveano patire le loro piante natie. E tra i frutti che, trapiantata nel terreno di Francia, ella port, furono di molto belle speculazioni che fece il medesimo Maupertuis sopra alcuni particolari effetti dell'attrazione.  Ora so ben io,  disse qui il signor Simplicio  che noi entriamo nel pi cupo pelago della filosofia.  Come sarebbe  continuai io a dire  l'origine dei satelliti, che fanno corona ad alcuni pianeti, e il modo con che si venne a formare quel maraviglioso anello onde  ricinto Saturno. I satelliti erano ab antico altrettante comete, le quali ne' lunghissimi loro corsi passarono troppo vicine di alcun pianeta, entrarono nella sfera della sua attrazione, furono distolte dal loro cammino; e cos di corpi primari, che giravano intorno al sole, divennero secondari, che girano intorno e ubbidiscono a un pianeta. Tali mutazioni di stato, cos fatte catastrofe debbono singolarmente essere cagionate da quei pianeti, che sono i pi grossi degli altri e i pi lontani dal sole. E ben, Madama, ne vedete il perch. Dove  pi di grossezza, ivi ancora  pi di attrazione; ed essendo in una gran distanza dal sole rallentato di assai il moto delle comete, che presso al sole  velocissimo, vengono esse a sentire per pi lungo tempo l'attrazione del pianeta che costeggiano. In effetto vedete come alla nostra terra, n molto grossa n molto dal sole lontana, non  sortito di far conquisto che di una sola cometa. Al contrario Giove tanto pi grosso, e pi dal sole lontano di noi, ne ha conquistato quattro; e cinque ne sono state rapite da Saturno, grosso anch'egli la parte sua, e pi lontano di tutti dal sole.  Cotesto Saturno  disse la Marchesa   un mal passo per le comete; e dovr essere per esso loro ci che per li nostri navigatori era altre volte quel grandissimo Capo, tanto difficile da superare che gli diedero il nome, secondo che ho udito a dire, di Tormentoso.  E oltre all'aversi rapito  io soggiunsi  quelle cinque comete, venne anche fatto a cotesto Saturno di spogliarne un'altra di una bellissima coda, di che, tornando dal sole, erasi arricchita; che ben vi  noto, Madama, come vicino al sole le comete s'infuocano, e quasi altrettanti vesuvi mandan fuori que' torrenti di vapori e di fumo, che corrono in cielo tanti milioni di miglia. Avvenne adunque che la coda di una cometa costeggi Saturno, intantoch la testa o il nocciolo di essa faceva assai dalla lungi suo cammino. E per la coda soltanto venne a restar presa nella sfera dell'attrazione di quel pianeta. E secondo le leggi della medesima attrazione, combinate col moto che avea la coda, mostra il Maupertuis come ella dovette cinger Saturno, condensarsi, stiacciarsi, prendere la forma di quel maraviglioso anello che gli sta sospeso d'intorno.
Quale  mai la sorta di personaggio,  disse qui il signor Simplicio  che a coteste loro comete non facciano fare i neutoniani? Ecco che in Francia le trasformano in altrettante lune, e le loro code in anelli, per rendere pi allegre le notti de' pianeti; mentre in Inghilterra fanno loro negli stessi pianeti commettere incendi, diluvi, ogni maniera di tristizia, e s danno a loro abitanti il mal giorno. Si vuol egli riparare alle perdite che il sole, mandando fuori da s tanta luce, fa di continuo? Vi troveranno cos su due piedi un bel paio di comete, che egli a un bisogno una mattina o l'altra si tranghiottir. E se temono per avventura non qualche pianeta, per li troppi vapori che ne esalino, venga a patire il secco, vi spediscono detto fatto una cometa, che vi piover su della rugiada. L'albero del coco, donde si cava di che far tante e tanto varie cose, da coprir casamenti, da tessere stoie, da filare, da mangiare e da bere, non pu essere di tanto pregio agl'Indiani, di quanto a' neutoniani esser debbono le comete. Comoda veramente e benigna filosofia, che, predicando agli altri il pi stretto rigorismo in materia di ragionare, lascia che i suoi seguaci si abbandonino al pi scorretto libertinaggio.  Signor Simplicio,  disse qui la Marchesa  vedete non si risenta un po' troppo de tempo antico cotesta vostra austerit. Perch non vorreste voi concedere anche a' neutoniani una qualche ora, dir cos, di ricreazione?  Tanto pi  io soggiunsi  che in que' sfoghi della mente non depongono in tutto la gravit geometrica, n possono recare scandalo a coloro che conoscono il sistema del mondo. Le comete, bench regolatissime ne' loro moti, e soggette alle medesime leggi di attrazione che i pianeti, movendosi per per ogni verso e per ogni piano in ovali lunghissime, ed ora trovandosi vicinissime al sole ed ora in una distanza da esso sterminatissima, ber paiono fatte apposta per cagionare le pi strane vicende, ed anche le pi opposte tra loro: incendi o diluvi ne' pianeti a cui passassero dappresso, cangiamenti di situazione nelle orbite loro o ne' poli onde poi venissero a variare maggiormente le stagioni di quelli oppure vi facesse una primavera eterna. Potrebbono ancora le comete esser distolte dal loro cammino e rapite da' pianeti, a cui passano d'appresso, se sono piccioline; ovvero condur via seco esse tal pianeta, se avviene che sieno pi grosse e le pi possenti. Perch no?  disse la Marchesa.  Largo campo di filosofare danno veramente agl'ingegni speculativi coteste comete, largheggiando come fanno, ne' loro movimenti. Peccato solamente che per la tanta variet appunto de' loro moti la mente si viene a perdere in certo che d'indeterminato e di vago. N si sa precisamente quello se ne abbia a temere o a sperare.  Noi siamo ancora ben lontani  io risposi  dal sapere ogni particolarit di quella strana generazione di corpi celesti; e pare che abbia ardito di troppo chi ha voluto predire il ritorno di alcuno di essi.  Come?  entr qui a dire il signor Simplicio in atto di maraviglia  non  dunque arcisicuro il ritorno di quella cometa, che tra pochi anni apparir deve in cielo a far fede alla terra della verit delle dottrine inglesi? La si dava pure, non  gran tempo, per certissima una tal nuova. Ma ora che i signori neutoniani sentono stringere il tempo, che ismentire potrebbe i loro prognostici, pigliano il tratto innanzi e gli tacciano di troppo arditi.  Qual torto  io risposi  venisse a ricevere il sistema neutoniano se la cometa non tornasse cos per appunto, io non saprei dirlo. Dinanzi agli occhi di chi dritto estima, lieve sarebbe certamente, e da non ne fare niun caso; sarebbe come dire un punto di perfezione di meno. Ma se la cometa tornasse mai al tempo prognosticato, confessate pure, signor Simplicio, che si mostrerebbe ad evidenza come a' neutoniani  dato quello che troppo  al di sopra della condizion dell'uomo: il potere indovinare. Cotal ritorno sarebbe forse la pi bella giornata, e la pi gloriosa di quante mai ne avesser vinte.  In tal caso,  replic egli sorridendo  io vi prometto che dietro al carro trionfale pur mi vedrete del gran Neutono.  Piacesse a Dio,  io risposi  che un uomo tale qual sete voi fosse ancora de' nostri; lasciate che io vi dica, come gi disse un Persiano, se non erro, a un Greco di gran valore.  E lasciate  soggiunse la Marchesa  che io mi rallegri d'avanzo del nuovo conquisto che  per fare la Inghilterra.  Del rimanente, Madama,  io continuai a dire  poco in l risale la vera storia delle comete, perch vi si possano fondar su delle giuste predizioni. Non sono ancora cencinquanta anni passati che il Keplero, astronomo per altro chiarissimo, sosteneva ch'elle erano le balene e i mostri dell'etere, e per via di una facolt animale venivano a generarsi, diceva egli, dalla feccia di quello. Quegli stessi, che stando alla sentenza di qualche antica scuola le credevan corpi durevoli, e non altrimenti passeggieri o meteore, l'ordine del tutto ignoravano de' loro movimenti; e avvisavano che fossero in molto maggior numero che in fatti non sono; siccome all'opera una cinquantina di comparse ch'escono, entrano, e ritornano in scena, i fanciulli le prendono per uno esercito. Ticone fu il primo alla fine del Cinquecento ad osservarle con esattezza, a mostrare che si doveano veramente riporre tra i corpi celesti, a tenerne un registro fedele; e solamente dal Neutono in qua si sanno le leggi alle quali ubbidiscono anch'esse. Ma atteso la lunghezza delle loro orbite, alcune delle quali superano di gran lunga l'et dell'uomo, non se ne troveranno i periodi n il numero, se non coll'andar de' secoli; e le Marchese che verranno di qui a due mila anni potran forse sapere pi precisamente di voi, Madama, quello che si avr da temere o da sperare di ciascuna di esse. A ogni modo noi avrem fatto non picciolo guadagno assicurandoci che non sono poi sempre di tristo augurio; e se possono inondarci d'acque, o mandarci in vampa, ne possono anche arricchire di qualche novella luna, e forse anche di un bell'anello.  Certamente,  ripigli la Marchesa  si vuole saper grado al Maupertuis di una novella speranza, di che ci  stato cortese. La nostra vita  pi nell'avvenire che nel presente, e si pasce pi d'immaginazioni che di realit; e colui, che senza punto offendere la ragione ne sa mettere pi in gioco la fantasia, convien dire che non poco abbia meritato degli uomini.
Quello  io continuai  onde il Maupertuis merit assai pi , ed ha fatto pi che mai sonare il suo nome,  la conferma che ne diede col fatto della dimostrazione che avea data il Neutono della figura della terra.  Non so  disse il signor Simplicio  che dimostrazioni sien queste, che han mosso tante liti.  Sopra le quali per altro,  io risposi  fu gi data sentenza.  Della figura della terra,  disse qui la Marchesa  mi ricordo gi essersi tenuti vari ragionamenti; che  ben naturale che ognuno ami di sapere come  fatto il luogo ch'egli abita. Ed ora, poich il discorso  caduto su questo, sono entrata in curiosit di sapere in fatti che ne sia; n dovr increscere al signor Simplicio di sentir fedelmente rapportate le particolarit di questo affare.  Come  del piacer vostro,  io allora dissi  Madama. Ma sapete voi che questo non  affare da sbrigarsene cos presto; e converr incominciare alquanto da largo le parole?  Tanto meglio  ella rispose. Ond'io dopo un poco di pausa ripresi a dire in tal modo:  Fra i matematici, che ad oggetto di perfezionare l'astronomia furono dalla munificenza di Luigi XIV mandati in varie parti della terra, tocc al Richerio andare alla Caienna, che  un'isola francese nell'America situata quasi sotto l'equinoziale, o vogliam dire la linea. Appena giunto si mise a far sue osservazioni. N molto and che si fu accorto che ritardava considerabilmente il suo oriuolo a seconda di cui avea regolato il pendolo in Parigi, e che avria pur dovuto, come faceva in Parigi, andar benissimo anche alla Caienna. Provata e riprovata la cosa, e lo stesso mantenutosi sempre l'effetto, si diede a cercarne la ragione. Si credette da principio averne colpa il calore, assai pi grande alla Caienna che non  in Francia. Tutti i corpi, anche i pi densi, crescono alquanto di mole, riscaldati che sieno. E per il metallo, di che  fatto il pendolo, venendosi ad allungare un tal poco sotto la linea, dovea far tardare l'oriuolo; mentre ognuno pur sa che a maggior lunghezza del pendolo corrisponde nelle sue vibrazioni lentezza maggiore. Si esamin la faccenda con tutta la immaginabile sottigliezza, e si trov che troppo era picciola cosa l'allungamento del pendolo cagionato dal calore, perch ad esso attribuir si dovesse quel considerabile ritardamento, che pur si osservava nell'oriuolo. Talch finalmente fu forza conchiudere la gravit sotto la linea esser minore che qui da noi. E la ragione  questa. Non per altra causa vibrando il pendolo dell'oriuolo, e scendendo a batter le seconde che per virt della gravit stessa, la gravit dovr ivi appunto esser minore, dove nella medesima lunghezza di pendolo pi tarde si troveranno essere le vibrazioni di quello.  Una libbra adunque d'oro  disse la Marchesa  dovr nel regno di Ghinea non solo valere, ma anche pesar meno che qui da noi!  Non ha dubbio;  io risposi  ma ben vedete, Madama, che l'assicurarsene con la bilancia  impossibile, da che tutti gli altri pesi calano in proporzione. Accorgersene al senso  altres impossibile: i nostri sensi non sono fedeli, non sono sempre nel medesimo uomo della medesima attivit: n da noi si pu paragonare una sensazione presente con una sensazione ricevuta alcun tempo addietro. Bens la gravit essere in fatti minore sotto la linea che nelle nostre regioni, ce lo mostra indubitatamente la esperienza del pendolo: e che cos esser debba, lo dimostra il moto che la terra ha intorno a se medesima. N gi crederei che sopra il moto della terra si potesse oggimai aver da niuno la minima ombra di difficolt.  La Marchesa ponendo mente in viso al signor Simplicio;  Gi vedete  disse  che a cotesto moto egli non ha che apporre. Quanto a me, non mi cadranno mai di mente le ragioni, ch'ebbe quel Prussiano, di far man bassa sopra il sistema degli antichi, quando spirato da un nobile estro astronomico, di di piglio alla terra, cacciolla lungi dal centro del mondo, dove s'era intrusa, e a punirla dell'ozio, in cui da tanto tempo avea quivi marcito, le addoss quasi tutti quei movimenti che venivano da noi attribuiti a' corpi celesti che ne sono d'attorno. E molte volte mi sono figurata anch'io di trovarmi sospesa in aria e immobile, in compagnia della Marchesa del Fontenelle, intantoch mi si rivolgea sotto a' piedi la terra. Pareami vedere prima di ogni altra cosa le sabbie ardenti dell'Affrica, coperte d'un formicaio di gente, che paragonano la carnagione delle lor belle all'ebano, come da noi si paragona quella delle nostre all'avorio. Poco appresso veniva quel mare sparso qua e l di navi, che da ogni parte della terra recano superfluit in Europa tanto necessarie alla vita. E quindi mi passavano in mostra que' fiumi del nuovo mondo, che menano diamanti, con quelle montagne che sono come gli scrigni delle nostre ricchezze. E dopo passato quell'altro vastissimo mare, in cui sono cosa ignota le tempeste, io vedeva le isole felici di oriente; e m'era avviso sentir l'alito di noce moscata e di garofani, di che impregnano l'aria dintorno. E finalmente io vedeva le coste di quel paese, dove per cosa del mondo non si torcerebbe un capello a una farfalla, e hannosi per niente le vite degli uomini; e dove la usanza vuole che le mogli abbiano da morire insieme con un marito, che, naturalmente parlando, non amarono gran fatto in vita. Ma, ohim, ora mi accorgo della leggenda che narrata vi ho, e dello avere troppo lungamente sospeso il ragionamento vostro e il piacer mio.  N da voi, Madama,  io ripresi a dire  veder poteasi il giro della terra in miglior compagnia, n a noi poteasene udire un ragguaglio migliore. Ma perch meglio possiamo conoscere ci che girando ha da succedere alla terra, fermatela per un poco. E gi vedete che per la vicendevole attrazione della materia, ond' composta, si conformer nella figura di una palla, dove le parti della superficie avranno tutte un peso eguale verso il centro. Ma non sar gi cos se ella si rivolge, come pur fa, intorno a' suoi poli nello spazio di ventiquattro ore. Le parti di essa, a guisa di altrettanti sassolini girati nella bola, acquistano in tal caso una forza detta centrifuga, e fanno sforzo di scappar per linea diritta e allontanarsi dal centro: lo che pur farebbono, se la gravit comune, o l'attrazione insieme unite non le ritenesse. E questa forza centrifuga tanto  maggiore e tanto pi toglie alla gravit, quanto maggiori sono i cerchi, che in ventiquattro ore vengono corsi dalle varie parti della terra. E perch fra tali cerchi il maggiore di tutti  l'equinoziale o la linea, la forza centrifuga  quivi nel suo colmo, ed  niente ne' poli, che sono immobili. Con che, avendo quivi le parti della terra un minor peso che altrove, verranno come a rigonfiare levandosi un poco in alto; un po' meno il faranno di qua e di l della linea; meno ancora secondo che pi se ne dilungano; e niente sotto a' poli, dove il loro peso non  diminuito per niente: e cos la terra di perfettamente rotonda ch'era da prima, viene ad acquistar la forma, diciam cos, di una melarancia colma sotto la linea e sotto a' poli stiacciata. Ora avendo il Neutono, merc della sua geometria, combinate le leggi dell'attrazione con la quantit della forza centrifuga ricavata dalle sperienze dei pendoli, determin di quanto per appunto la terra  stiacciata, cio di quanto i poli sono pi vicini al centro che i punti del cerchio equinoziale o della linea. E la verificazione del suo calcolo in misure itinerarie dipendeva dalla diseguaglianza dei gradi della stessa terra.  Oh qui  interruppe il signor Simplicio  s'incomincia a intorbidar la cosa.  Dichiaratemi  ripigli la Marchesa  come cammini la faccenda di cotesti gradi, che io ho creduto sempre fossero perfettamente eguali.  Nella supposizione  io risposi  che la terra abbia perfettamente la forma di una palla non  dubbio alcuno che il sono; ma se la terra  quale la fa il Neutono, non  possibile che il sieno; e dovranno con certa proporzione trovarsi alquanto pi lunghi nelle parti polari che nelle meridionali. La terra essendo ivi stiacciata, che  lo stesso che dire pi piana, avverr, che uno, camminando da tramontana a mezzod, debba fare un pi lungo tratto di via, perch una stella, per esempio la polare, lasciandosela sempre pi alle spalle, siasi abbassata di una certa determinata misura, come sarebbe di un grado. E il contrario avverr nelle parti meridionali, dove la terra  pi tonda; come avviene a uno che cammina lungo una costa di monte. Sino a tanto che la costa  diritta, egli non perde di vista gli oggetti del piano, che gli sono da lato; ma secondo ch'ella volta, se gli lascia alle spalle. Ora avendo il Picardo astronomo francese misurato per via di punti di stelle un grado da Parigi verso tramontana, e avendo dipoi il Cassini misurato i gradi della Francia da Parigi verso mezzod, confrontati gli uni cogli altri, i gradi meridionali furono ritrovati alquanto pi lunghi de' settentrionali.  E qui la Marchesa mostrando di forte maravigliarsi:  Non dubitate, Madama,  disse il signor Simplicio  che ben sapranno trovarci la via di assestare ogni cosa a' loro computi e alle loro teorie.  In niente  io risposi  non daranno la tortura ai computi; come non negheranno in niente i fatti, bene avverati che sieno. Ma ben saprebbono mostrarvi, se bisognasse, che non  da rigettare un ben fondato sistema, perch alcuni effetti non rispondessero in tutto alle teorie, ovvero paressero contraddirle. Non  egli tenuto communemente per vero la causa del calore che feconda e avviva la terra essere il sole? E con ragione, son sicuro, direte voi; mentre una tal teoria  fondata su quelle sperienze immutabili e perpetue, che fannosi non dagli uomini, ma nel gran laboratorio della natura. Ci posto, quei paesi che sono sulla terra situati in modo che ricevano egualmente i raggi del sole, pur dovrebbono sentire un egual grado di calore; e quelli...  Stiamo a vedere  qui m'interruppe il signor Simplicio  che si  novellamente discoperto come sotto il polo ci si muore di caldo, e sotto la linea di freddo:

cose sovra natura altere e nuove.

Egli  da gran tempo  io risposi  che a tutti  noto che al Per il caldo  senza comparazione pi rimesso che non  al Brasile, con tutto che sotto la medesima parte della zona torrida sieno posti amendue que' paesi, e il sole gli vegga egualmente a diritto e in maest: il che nasce da altre cause particolari, dalle quali modificata viene e alterata l'operazione della causa prima. L'effetto del sole al Per  bilanciato dalle nevi di quella immensa catena di montagne, che soprastanno a quel paese di verso oriente e tengono perpetuamente rinfrescata tutta intorno l'atmosfera. E i caldissimi venti orientali che regnano nel Brasile, e corrono il continente dell'America, sono altres da quelle istesse montagne tenuti in collo e impediti di giugnere sino al Per . Ecco, signor Simplicio, come si va differentemente modificando la natura, senza mai contrariare a se medesima; ed ecco come alla causa prima della rotazione della terra e dell'attrazione delle sue parti si potrebbono aggiugnere tali altre cose, che la impedissero di stiacciarsi sotto i poli. E se voi domandaste quali cause potessero esser queste, non vi par forse che a ci bastassero la non intera e perfetta cedevolezza delle parti della terra e la costruzione interna della terra medesima? Sicch, quand'anche ella non fosse stiacciata sotto i poli, non per questo a rigettare si avrebbe il sistema neutoniano.  Non vel diss'io, Madama,  egli rispose  che co' pi bei ragionamenti del mondo vi farebbon vedere il nero per bianco, vi scambieranno ogni cosa in mano? E che non si ha egli da aspettare da cotesti filosofi, che a un bisogno vi mettono in campo la interna costruzione, la pi secreta notomia della terra; che simili a Teseo e ad Enea possono penetrare sino a' regni di sotto, sino al centro del mondo, e minutamente osservarvi quello che al restante de' mortali  negato di vedere?  Fatto ,  io ripigliai a dire, calmato che si fu un poco il signor Simplicio  che in onta de' computi le osservazioni facevano la terra stiacciata sotto la linea e non sotto i poli: della figura di un limone, come dicevano, e non di una melarancia. E tanto pi ci si ebbe per fermo, quanto che, ripetute pi volte in Francia le osservazioni, riconfermarono sempre l'istesso. Non ostante tutto questo, ad alcuni sembrava strano di dover abbandonare la sentenza di un filosofo fondata finalmente sopra indubitate esperienze, sopra gli stessi effetti di natura ridotti ad esame geometrico; la quale era avvalorata dal vedere che notabilmente stiacciato sotto i poli  anche il pianeta di Giove, che pur rivolgesi sopra se stesso, come fa la terra: e cos tenevano sospeso il loro giudizio.  Anzi sapevano  disse il signor Simplicio  per quello che aveano osservato viaggiando per le interne bolge della terra, che nella terra doveva appunto succedere il contrario che in Giove.  Ultimamente  io continuai a dire  la Francia sotto un altro Luigi, che gloriosamente cammina dietro alle tracce del bisavolo suo, vedendo quanto importa ne' viaggi di mare conoscer la vera figura della terra, della cosa cio sopra cui si naviga, risolse di mandare due compagnie di matematici espertissimi, l'una al Per sotto la linea, l'altra in Laponia al cerchio polare, acciocch, per la grandissima distanza de' luoghi, la differenza tra grado e grado avesse da apparir pi sensibile che non avea potuto apparire ne' gradi della Francia misurati dal Picardo e dal Cassini. La compagnia adunque mandata in Laponia, di cui fu capo il Maupertuis, dopo le pi accurate osservazioni fatte con istrumenti esquisitissimi, trov che il grado al cerchio polare veniva ad essere sopra mille e cinquecento piedi pi lungo di un grado mezzano di Francia; n pi n meno, quanto da simili operazioni meccaniche si pu aspettare che lo richiedessero i calcoli deI Neutono. Tornato il Maupertuis a Parigi col mondo stiacciato in mano, trov effettivamente parecchi in quella Accademia, che non sapevano acquetarsi alla decision sua: e grandi vi furono i romori, come ha detto il signor Simplicio. Ma in ultimo, dopo i pi scrupolosi esami, ed anche rifatte di nuovo in Francia le osservazioni, apertissima si mostr la verit; ed ebbero a ritrattarsi questi stessi, da' quali era stato pi acremente sostenuto il contrario. Che se pure qualche ombra di dubbio poteva in alcuni esser rimasa, venne a disgombrarla la compagnia del Per , che ritorn alcuni anni appresso. Di modo che si sta ora correggendo le carte da navigare, rettificandole alla norma della vera figura della terra. E il Neutono e il Maupertuis saranno da qui innanzi i due astri gemelli, che camperanno la vita a molti e molti naviganti.
I Francesi in ultimo,  disse la Marchesa  con le loro osservazioni, e con i loro viaggi hanno trovato quello che il Neutono avea gi veduto senza metter piede fuori di stanza.  Non resta per  io risposi  che molto obbligo non debba avere il Neutono a' Francesi, che, lasciato il bel Parigi, si avventurarono per paesi inospiti, affine di testimoniare della verit; e insieme co' gigli d'oro portarono il suo nome cos da lungi.  A somiglianti conti,  soggiunse la Marchesa  egli ha anche loro l'obbligo che il suo nome sia salito tant'alto tra' suoi compatrioti medesimi. Per me crederei che nella sua patria lo mettano in cielo principalmente per questo, ch'egli fu il distruttore della filosofia di quella nazione, contro alla quale, se non combattono sempre coll'armi, disputano sempre dell'ingegno.  Senza dubbio,  io risposi  Madama, il Neutono tiene a Londra nel mondo filosofico lo stesso grado, che tiene nel politico quel Malborougho, che fe' sentire all'opposto continente il nerbo inglese, che non pose mai assedio a piazza che non la espugnasse, non fece mai giornata che non la vincesse. Del rimanente ben si pu dire che senza i Francesi non avrebbe mai costrutto il Neutono il bello suo edifizio dell'attrazione. Quando egli prese a confrontare il moto della luna col moto de' gravi cadenti qui presso alla superficie della terra, per chiarirsi se anche nell'attrazion della terra si verificasse la legge della proporzione inversa dei quadrati delle distanze, gli sarebbe stato necessario conoscere la precisa distanza della luna dalla terra: n ci si poteva senza avere il preciso del diametro della terra, che  il passetto degli astronomi, col quale misurano le distanze celesti. Non aveasi a quel tempo il diametro della terra, che per coniettura, fondata sulle stime dei piloti, che lo facevano pi picciolo che non . E con esso, poich altrimenti non poteasi, fatte sue prove, non trov il Neutono che la sua teoria tornasse cos bene con le osservazioni, come sarebbe stato necessario per metterla in seggio col vero: ed egli immantinente la rigett, o almeno lasciolla dormire.  Credete voi, signor Simplicio,  disse qui la Marchesa  che un altro filosofo in simil caso avesse tanto patito gli scrupoli e non avesse piuttosto cercato un qualche mezzo termine, un qualche aggiustamento col cielo?  Non molto tempo dipoi,  io ripigliai a dire  fu intrapresa, e bravamente eseguita d'ordine di Luigi XIV la misura della terra: e il Neutono, fornito allora del vero diametro che gli bisognava, pot rifar sue prove; e sotto alla legge inversa dei quadrati delle distanze si ridusse puntualmente anche l'attrazione della terra. Cos, merc i Francesi, il Neutono prese con franchezza il lancio a quegli ammirabili voli, che fecero dire al Pope che gli angioli, vista tanta scienza in forma umana, lo guardano del medesimo occhio che noi guardiamo quello animale tanto simile a noi.
Ma che mi scordava io di dirvi, Madama,  io ripresi di li a poco  che nel viaggio novellamente intrapreso da' Francesi alla linea hanno pur essi trovata e mostrata al mondo l'attrazione, dir cos, in persona?  Che  quel che io odo?  disse la Marchesa.  E in qual miniera del nuovo mondo,  soggiunse subito il signor Simplicio  fu mai, che trovassero cosa che vale veramente un Per ?  Se anche qui  ripigli la Marchesa  voi non ci recate delle osservazioni in bei contanti, mi penso che non sar per darvene credito il signor Simplicio.  Ed io:  Il Neutono dimostr che l'attrazione delle pi alte montagne, delle Alpi, de' Pirenei, del Pico di Tenariffa, posto ch'elle fossero tutte massiccie, che non  credibile il sieno, non deve esser sentita da' corpi circonvicini, per la tanto e tanto maggiore, onde sono attratti dal gran corpaccio della terra. Le montagne sono come altrettanti granelli di sabbia sparsi qua e l sulla superficie di un gran pallone: e noi le reputiamo grandi, perch picciolini siam noi. Con tutto ci due de' matematici francesi che andarono al Per non poterono non esser smossi alla vista delle montagne della Cordeliera, e singolarmente del Chimborazo, che, non ostante i caldi della zona umida,  in gran parte coperto di neve perpetua, e in comparazione alle stesse nostre Alpi e de' Pirenei si direbbe un gigante; tanto co' gioghi e colle spalle si spigne verso il cielo. Essendo adunque quella montagna di cos eccessiva e disonesta grandezza, avvisarono di calcolare quanta esser dovesse l'attrazion sua verso un corpicciuolo che le fosse d'appresso. Il calcolo mostr loro che dovea essere pur tanta da rendersi sensibile. E in fatti lo fu. Sentilla il piombino de' loro strumenti, il quale in ogni altro luogo tenendo esattamente il perpendicolo, trovossi averne deviato presso alla montagna, inclinando ad essa per il valore di sette in otto minuti secondi.  E tal deviazione  entr qui subito il signor Simplicio  batteva talmente, gi ne son sicuro, co' calcoli neutoniani, che non ci era pure il minimo divario di un capello.  Nel vero,  io risposi  quella deviazione si trov minore che non avrebbe dovuto essere. Ma se qui io vi dicessi, col vostro Petrarca,

per lo migliore al desir tuo contese?

Cotesto stesso divario mostra in sostanza la verit de' computi.  Ed egli rispose:  Odi nuova forma di sillogizzare, che si mette ora in campo. Gli effetti smentiscono i calcoli; e si ha da credere che i calcoli tornino a maraviglia cogli effetti e col vero. Io per me, sia detto con pace de' neutoniani, ho preso di volermi attenere alla loica che s'insegna di qua de' monti.  Pur non vi gravi, signor Simplicio,  io ripigliai  stare ad udire questo sillogizzare de' neutoniani. Pare a voi che sia da prestar fede a' matematici, quando dimostrano che l'acqua portata da' condotti risale alla medesima altezza da cui scende?  E chi ne dubita?  egli rispose. Ed io:  Ma effettivamente, se ben guardate, non troverete gi che la loro teoria si verifichi a puntino. N altrimenti pu essere, perch tra le altre ella considera tali risalimenti, come se dovessero farsi non nell'aria, che pur loro resiste e contrasta, ma nel voto. E per l'acqua nel risalire non arriva mai a toccare il segno a che la fanno arrivare i computi. Nei computi, che si fanno dell'attrazione delle montagne, non potendo noi conoscere quali e quante sieno le interne loro cavit, bench si sappia che pur ce ne hanno da essere, conviene pigliarle come se fossero massicce: a quel modo che nei conteggi, quando non si possono sapere i rotti, si mette un numero tondo in vantaggio di chi ha da avere. E cos fu fatto dal Chimborazo, quantunque per le pietre calcinate che vi si trovano alle falde senza parlar della tradizione che corre nel paese, si vede manifestamente essere gi stata un'ardente fornace simile al nostro Vesuvio, e per avere dentro di s di cavit grandissime.  Assai chiaro comprendo  riprese la Marchesa non lasciandomi dir pi avanti  che, siccome il risalimento dell'acqua scema di tanto, quanto vi toglie la resistenza dell'aria, cos minore sar l'effetto dell'attrazione del Chimborazo di quanto sarebbe da togliere al massiccio di quella montagna, chi la interna sua struttura ne potesse appieno conoscere: onde l'errore di difetto che si trov in pratica mostra in effetto la verit, come voi dite, della teorica.
Chi desse fede  disse il signor Simplicio  alle tante maraviglie che ne raccontano i neutoniani, converrebbe dir con loro che

...se il vero  vero,
a veder tanto non surse il secondo;

che il problema proposto da Dio agli uomini nella formazione dell'universo, il Neutono lo ha sciolto. Tuttavia sia a me lecito il credere che

con tutta quanta la sua matematica

egli avverr del sistema del Neutono quello che  avvenuto di tanti altri ne' tempi addietro; e quello che pur veduto abbiamo, si pu dire a' d nostri, dei sistemi del Gassendo e del Cartesio. S'essi avessero lunga vita, bene il sapete; non ostante i tanti applausi ch'ebbero da principio nelle scuole, non ostante che si predicasse, come si fa ora, aver essi finalmente levato il velo, con che a' guardi de' mortali si asconde la natura. Le opinioni filosofiche si succedono nel corso del tempo l'una all'altra, come fa onda a onda nell'ampiezza del mare. Appena una ne  insorta ed  fatta un monte, che si spiana ben presto per far luogo ad un'altra, che presto si spianer anch'essa, non lasciando di s altro vestigio che un po' di schiuma nell'acqua. Cos sempre, con buona vostra licenza,

io credei, credo, e creder credo il vero.

Ed io ripresi:  Signor Simplicio, credereste voi ancora che l'aria pesi?  Se io il credo?  egli rispose.  Intorno a cose tali io non ho credenza, ma scienza. Del resto non vedo dove vogliate riuscire con tale vostra domanda; se gi non intendeste cavare dal peso dell'aria una novella pruova della vostra attrazione.  E cotesta scienza  io soggiunsi  sar fondata, son certo, sopra di ben salde ragioni.  E chi non sa  egli rispose  la tanto famosa sperienza del nostro Torricelli? L'argento vivo resta sospeso nel barometro a ventisette once d'altezza per la gravit dell'aria, che gli contrasta discender pi basso. Recato il barometro in cima di una montagna, si vede alquanto discendere esso argento vivo, perch minore  ivi l'altezza della sovrapposta atmosfera. Ma a che tutto questo proemio?  Per dire  io risposi  che quantunque si convincano di false le ipotesi del Cartesio, del Gassendo, e quante altre immaginate ne furono ad ispiegare la gravit, rester sempre vero che l'aria pesa; e voi non rimarrete dal creder l'effetto, e di cavarne di molte utilit, comunque si fantastichi sulla causa. E perch? perch la sperienza del Torricelli, con quante altre vanno insieme, mostreranno sempre il medesimo a qualunque tempo, in qualunque clima, in qualunque region della terra. E perch adunque non vorreste voi credere a quanto vi dice il Neutono? perch vorreste voi essergli avaro di fede? quando le sperienze intorno alla immutabilit de' colori, intorno alla diversa refrangibilit de' raggi della luce mostrano sempre il medesimo; quando i pianeti percorrono sempre intorno al sole aie proporzionali ai tempi; quando in somma invariabili sono le leggi della natura, delle quali il neutonianismo altro non , a propriamente parlare, che il codice matematico. N gi voi, signor Simplicio, vorrete confondere i sistemi antitetici, come il cartesiano e suoi compagni, che accomodano, secondo il detto del Galilei, l'architettura alla fabbrica, col sistema del Neutono, il quale ha costrutto la fabbrica conforme ai precetti dell'architettura. Che sarebbe tutt'uno col mettere in un fascio la poesia del Seicento con la greca, i secreti degli empirici cogli aforismi d'Ippocrate. E dove la filosofia fantastica, erronea nelle sue conclusioni, come ne' suoi supposti,  totalmente disutile nelle operazioni della pratica, la filosofia sensata e matematica, a cui per la certezza de' suoi principi  dato d'indovinare, si trova esser mirabilmente feconda per gli usi della vita. Da tutta la scuola dell'ardito Cartesio che altro  mai uscito, se non che dicerie e strepito di vane parole? Quale utilit, qual comodo  derivato mai alla civile societ dal giro de' vortici, dal premere della materia globulosa o della sottile? Laddove il modesto Neutono, merc le nuove propriet da lui viste nella luce, ha con un nuovo cannocchiale perfezionato i nostri sensi; merc l'attrazione da lui discoperta nella materia, ha veramente assoggettato a' nostri computi i pianeti e le comete; ne ha fatti in certa maniera cittadini del cielo; ed ha reso agli uomini pi sicure e pi facili le vie per uno elemento, da cui pareva gli avesse esclusi la natura, e per cui i suoi compatrioti distendono il traffico, le armi e l'imperio in ogni lato del mondo.
Non aveva io ancora posto fine alle mie parole che il signor Simplicio, sotto colore di non so che faccenda domestica che gli era venuta in mente pur allora, prese commiato dalla Marchesa. Ed ella, come  del suo costume, gli diceva, ed anche nel pregava a volere almeno rimanere a pranzo con noi; ma non ci fu via di ritenerlo. E cos dopo che noi fummo rimasi soli, la Marchesa riprese a dire:  Da voi io pur debbo riconoscere d'essere stata due volte liberata dal signor Simplicio, prima in qualit di poeta, e poi di filosofo: e l'obbligo che vi ho al presente  tanto maggiore dell'altro, quanto i falsi ragionamenti riescono pi incomodi che i cattivi sonetti.  Madama,  io risposi  perch voler riconoscere da altri quanto avete principalmente operato voi medesima. Voi foste gi la Venere, che prest il cinto alla Minerva neutoniana per renderla dinanzi agli uomini graziosa: ed ora da Minerva stessa preso avete l'armi per difendere anche contro a' filosofi la verit. E ben pare che le belle donne esser sanno tutto quello che lor piace di essere.

NOTE:

1 The last, and greatest art, the art to blot". Pope, dans son imitation de la I Ep. du Liv. II d'Horace.
2 Trust not yourself, but your defects to know / make use of ev'ry friend, and ev'ry foe". Pope, Essay on Crticism.
3 Mr. de Maupertuis dans le Discours prononc  l'Acadmie l'anne 1747, le jour de la naissance du Roi.
4 "Cuius tamen rei maior nostra, quam reliquorum, est admiratio. Ceteri enim quam bene atque emendate, nos etiam quam facile atque celeriter eos (Commentarios) confecerit, scimus". A. Hirtius Pansa, dans la prface au livre VIII de la Guerre des Gaules
5 Res gerere, et captos ostendere civibus hostes, / attingit solium Iovis, et coelestia tentat. / Principibus placuisse viris non ultima laus est". Lib. I, Ep. XVII
